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Traductions [15]

Avec Migasālā

Ainsi ai-je entendu : Une fois leBienheureux séjournait dans la résidence construite parAnāthapindika, au Parc Jeta, près de la ville de Sāvatthī.

En ce temps-là, un jour, l’Āyasmanta Ānanda, s’étant habillé debon matin, prit son bol à aumône et son cīvara, et se rendit à lamaison de l’Upāsikā Migasālā. Y étant arrivé, il s’assit sur unsiège préparé à son intention.

[Peu après], Upāsikā Migasālā arrivadevant l’Āyasmanta Ānanda et elle lui rendit hommage, puis s’assità l’écart sur un côté. S’étant assis sur un côté, elle dit : « ôhonorable Ānanda, comment puis-je comprendre ces affirmations duBienheureux qui disait qu’un individu vivant selon la Conduite pureavait le même sort après sa mort qu’un individu ne vivant pas selonla conduite pure. Par exemple, mon père, Pūraṇa, a suivi laConduite pure : il s’abstenait [du mal],il s’abstenait des relations sexuelles et de toutes relations avecdes femmes. Lorsque mon père est mort, le Bienheureux dit à proposde lui qu’il était un Sakadāgāmin et par conséquent qu’il était néparmi les dieux de Tusita. Cependant, le frère de mon père,Isidatta, ne suivait pas la Conduite pure. Il vivait avec sa femmeet ses enfants. Quand il est mort, le Bienheureux dit à propos delui qu’il était un Sakadāgāmin et par conséquent qu’il est né parmiles dieux de Tusita. Comment dois-je comprendre ces deuxaffirmations du Bienheureux ? Celui qui a suivi la Conduite pure etcelui qui ne l’a pas suivie ont-ils eu le même sort après leurmort ?

L’Āyasmanta Ānanda répondit : « Ô sœur, il faut les comprendrejustement comme le Bienheureux les a exprimées ». Ensuite, ayantreçu la nourriture de la main de l’Upāsikā Migasālā, il se leva deson siège et s’en alla.

Après avoir terminé sa tournée d’aumône, et après avoir fini sondéjeuner, [vers la fin de l’après midi],l’Āyasmanta Ānanda rendit visite au Bienheureux. S’étant approchéde lui, il lui rendit hommage, puis s’assit à l’écart sur un côté.S’étant assis à l’écart sur un côté, il dit : « Ô Bienheureux,m’étant habillé de bon matin, j’ai pris mon bol à aumône et moncīvara, et je suis allé à la maison d’Upāsikā Migasālā.[Ensuite, l’Āyasmanta Ānanda raconte mot à mot cequ’avait dit l’Upāsikā Migasālā]. Enfin, j’ai répondu àUpāsikā Migasālā par ces mots : « Ô sœur, il faut les comprendrejustement comme le Bienheureux les a exprimées ».

Le Bienheureux dit : « Ô Ānanda, en ce qui concerne la diversité[de la vie suivante] de tel ou telindividu, la compréhension d’Upāsikā Migasālā est nulle. Elle n’estqu’une personne immature, non érudite, une femme au foyer qui a unemaigre connaissance de jeune femme. Ô Ānanda, [àpropos du problème concernant l’au-delà de la mort], il fautsavoir qu’il existe dix sortes d’individus. Quels sont-ils ?

Il existe, ô Ānanda, un individu qui est immoral et il necomprend ni la libération de la pensée à travers la libération parla sagesse selon la réalité, à tel point que son état immoral soitdispersé sans aucun résidu. Supposons qu’il n’ait rien appris parl’écoute [de la doctrine], ni compris parsa propre connaissance, qu’il n’a pas pénétré au fond du point devue correct. Ainsi, il n’a pas même eu une délivrance provisoire.Alors, lorsque son corps est détruit, après la mort, il parvient audéclin, mais non pas à l’épanouissement. Il est dans la voie dudéclin, mais non pas dans la voie de l’épanouissement.

Il existe, ô Ānanda, un autre individu qui est immoral, mais ilne comprend pas la libération de la pensée à travers la libérationpar la sagesse selon la réalité, à tel point que son état immoralsoit dispersé sans aucun résidu. Supposons qu’il ait appris parl’écoute [de la doctrine], et compris parsa propre connaissance, qu’il a pénétré au fond du point de vuecorrect. Ainsi, il a eu une délivrance provisoire. Alors, lorsqueson corps est détruit, après la mort, il parvient àl’épanouissement, mais non pas au déclin. Il est dans la voie del’épanouissement mais non pas dans la voie du déclin.

Dans ces cas, ô Ānanda, ceux qui voudraient les juger diraient :« Des qualités semblables existaient également chez ces deuxindividus. Pourquoi alors un individu est-il allé à l’infériorité,tandis que l’autre à l’excellence ? » Cette sorte de comparaisonapporte pour longtemps à ces comparatistes le malaise et lemalheur. Des deux individus, celui qui est immoral, mais a comprisla libération de la pensée à travers la libération par la sagesse,selon la réalité, à tel point que son immoralité soit disperséesans aucun résidu. Car il a appris par l’écoute [de la doctrine], il a compris par sa propreconnaissance, il a pénétré au fond du point de vue correct, etainsi, il a atteint une délivrance provisoire. Cet individu, ôĀnanda, est bon et meilleur que l’autre. Pourquoi ? Parce qu’il estlibéré par l’écoute [de la doctrine]. Quien sait davantage qu’un Tathāgata ou un tel individu. C’estpourquoi, ô Ānanda, il ne faut pas que vous soyez un mesureur desindividus ; il ne faut pas mesurer les individus. Lorsque quelqu’unprend les mesures des autres, il se perd. Seul moi, ou bienquelqu’un comme moi, est capable de mesurer les autres.

Il existe, ô Ānanda, un individu qui est moral, mais il necomprend pas la libération de la pensée à travers la libération parla sagesse selon la réalité, à tel point que son état moral soitdispersé sans aucun résidu.

Supposons qu’il n’a rien appris par l’écoute [de la doctrine], et compris par sa propreconnaissance, qu’il n’a pas pénétré au fond du point de vuecorrect. Ainsi, il n’a pas eu une délivrance provisoire. Alors,lorsque son corps est détruit, après la mort, il parvient audéclin, mais non pas à l’épanouissement. Il est dans la voie dudéclin, mais non pas dans la voie de l’épanouissement.

Il existe, ô Ānanda, un autre individu qui est moral, et il necomprend pas la libération de la pensée à travers la libération parla sagesse selon la réalité, à tel point que son état moral soitdispersé sans aucun résidu. Supposons qu’il ait appris par l’écoute[de la doctrine], et compris par sa propreconnaissance, qu’il a pénétré au fond du point de vue correct.Ainsi, il a eu une délivrance provisoire. Alors, lorsque son corpsest détruit, après la mort, il parvient à l’épanouissement, maisnon pas au déclin. Il est dans la voie de l’épanouissement mais nonpas dans la voie du déclin.

Dans ces cas, ô Ānanda, ceux qui voudraient les juger diraient :« Des qualités semblables existaient également chez ces deuxindividus. Pourquoi alors un individu est-il allé à l’infériorité,tandis que l’autre à l’excellence ? » Cette sorte de comparaisonapporte pour longtemps à ces comparatistes le malaise et lemalheur. Des deux individus, celui qui est moral, mais a compris lalibération de la pensée à travers la libération par la sagesseselon la réalité, à tel point que sa moralité soit dispersée sansaucun résidu. Car il a appris par l’écoute [de ladoctrine], il a compris par sa propre connaissance, il apénétré au fond du point de vue correct, et ainsi, il a atteint unedélivrance provisoire. Cet individu, ô Ānanda, est bon et meilleurque l’autre. Pourquoi ? Parce qu’il est libéré par l’écoute[de la doctrine]. Qui en sait davantagequ’un Tathāgata ou un tel individu ? C’est pourquoi, ô Ānanda, ilne faut pas que vous soyez un mesureur des individus ; il ne fautpas mesurer les individus. Lorsque quelqu’un prend les mesures desautres, il se perd. Seul moi, ou bien quelqu’un comme moi, estcapable de mesurer les autres.

Il existe, ô Ānanda, un individu qui est fortement attaché, etil ne comprend pas la libération de la pensée à travers lalibération par la sagesse selon la réalité, à tel point que sonattachement fort soit dispersé sans résidu. Supposons qu’il n’aitrien appris par l’écoute [de la doctrine],et compris par sa propre connaissance, qu’il n’a pas pénétré aufond du point de vue correct. Ainsi, il n’a pas eu une délivranceprovisoire. Alors, lorsque son corps est détruit, après la mort, ilparvient au déclin, mais non pas à l’épanouissement. Il est dans lavoie du déclin, mais non pas dans la voie de l’épanouissement.

Il existe, ô Ānanda, un autre individu qui est fortementattaché, mais il ne comprend pas la libération de la pensée àtravers la libération par la sagesse, selon la réalité, à tel pointque son attachement fort soit dispersé sans aucun résidu. Supposonsqu’il ait appris par l’écoute [de ladoctrine], et compris par sa propre connaissance, qu’il apénétré au fond du point de vue correct. Ainsi, il a eu unedélivrance provisoire. Alors, lorsque son corps est détruit, aprèsla mort, il parvient à l’épanouissement, mais non pas au déclin. Ilest dans la voie de l’épanouissement, mais non pas dans la voie dudéclin.

Dans ces cas, ô Ānanda, ceux qui voudraient les juger diraient :« Des qualités semblables existaient également chez ces deuxindividus. Pourquoi alors un individu est-il allé à l’infériorité,tandis que l’autre à l’excellence ? » Cette sorte de comparaisonapporte pour longtemps à ces comparatistes le malaise et lemalheur. Des deux individus, celui qui est attaché, mais a comprisla libération de la pensée à travers la libération par la sagesseselon la réalité, à tel point que son attachement fort soitdispersé sans aucun résidu. Car il a appris par l’écoute[de la doctrine], il a compris par sapropre connaissance, il a pénétré au fond du point de vue correct,et ainsi, il a atteint une délivrance provisoire. Cet individu, ôĀnanda, est bon et meilleur que l’autre. Pourquoi ? Parce qu’il estlibéré par l’écoute [de la doctrine]. Quien sait davantage qu’un Tathāgata ou un tel individu. C’estpourquoi, ô Ānanda, il ne faut pas que vous soyez un mesureur desindividus ; il ne faut pas mesurer les individus. Lorsque quelqu’unprend les mesures des autres, il se perd. Seul moi, ou bienquelqu’un comme moi, est capable de mesurer les autres.

Il existe, ô Ānanda, un individu qui est haineux, et il necomprend pas la libération de la pensée à travers la libération parla sagesse selon la réalité, à tel point que sa haine soitdispersée sans aucun résidu. Supposons qu’il n’ait rien appris parl’écoute [de la doctrine], et compris parsa propre connaissance, qu’il n’a pas pénétré au fond du point devue correct. Ainsi, il n’a pas eu une délivrance provisoire. Alors,lorsque son corps est détruit, après la mort, il parvient audéclin, mais non pas à l’épanouissement. Il est dans la voie dudéclin, mais non pas dans la voie de l’épanouissement.

Il existe, ô Ānanda, un autre individu qui est haineux, mais ilne comprend pas la libération de la pensée à travers la libérationpar la sagesse selon la réalité, à tel point que sa haine soitdispersée sans aucun résidu. Supposons qu’il ait appris parl’écoute [de la doctrine], et compris parsa propre connaissance, qu’il a pénétré au fond du point de vuecorrect. Ainsi, il a eu une délivrance provisoire. Alors, lorsqueson corps est détruit, après la mort, il parvient àl’épanouissement, mais non pas au déclin. Il est dans la voie del’épanouissement, mais non pas dans la voie du déclin.

Dans ces cas, ô Ānanda, ceux qui voudraient les juger diraient :« Des qualités semblables existaient également chez ces deuxindividus. Pourquoi alors un individu est-il allé à l’infériorité,tandis que l’autre à l’excellence ? » Cette sorte de comparaisonapporte pour longtemps à ces comparatistes le malaise et lemalheur. Des deux individus, celui qui est haineux, mais a comprisla libération de la pensée à travers la libération par la sagesseselon la réalité, à tel point que sa haine soit dispersée sansaucun résidu. Car il a appris par l’écoute [de ladoctrine], il a compris par sa propre connaissance, il apénétré au fond du point de vue correct, et ainsi, il a atteint unedélivrance provisoire. Cet individu, ô Ānanda, est bon et meilleurque l’autre. Pourquoi ? Parce qu’il est libéré par l’écoute[de la doctrine]. Qui en sait davantagequ’un Tathāgata d’un tel individu ? C’est pourquoi, ô Ānanda, il nefaut pas que vous soyez un mesureur des individus ; il ne faut pasmesurer les individus. Lorsque quelqu’un prend les mesures desautres, il se perd. Seul moi, ou bien quelqu’un comme moi, estcapable de mesurer les autres.

Il existe, ô Ānanda, un individu agité, et il ne comprend pas lalibération de la pensée à travers la libération par la sagesseselon la réalité, à tel point que son agitation soit dispersée sansaucun résidu. Supposons qu’il n’ait rien appris par l’écoute[de la doctrine], et compris par sa propreconnaissance, qu’il n’a pas pénétré au fond du point de vuecorrect. Ainsi, il n’a pas eu une délivrance provisoire. Alors,lorsque son corps est détruit, après la mort, il parvient audéclin, mais non pas à l’épanouissement. Il est dans la voie dudéclin, mais non pas dans la voie de l’épanouissement.

Il existe, ô Ānanda, un autre individu agité, mais il necomprend pas la libération de la pensée à travers la libération parla sagesse selon la réalité, à tel point que son agitation soitdispersée sans aucun résidu. Supposons qu’il a appris par l’écoute[de la doctrine], et compris par sa propreconnaissance, qu’il a pénétré au fond du point de vue correct.Ainsi, il a eu une délivrance provisoire. Alors, lorsque son corpsest détruit, après la mort, il parvient à l’épanouissement, maisnon pas au déclin. Il est dans la voie de l’épanouissement, maisnon pas dans la voie du déclin.

Dans ces cas, ô Ānanda, ceux qui voudraient les juger diraient :« Des qualités semblables existaient également chez ces deuxindividus. Pourquoi alors un individu est-il allé à l’infériorité,tandis que l’autre à l’excellence ? » Cette sorte de comparaisonapporte pour longtemps à ces comparatistes le malaise et lemalheur. Des deux individus, celui qui est agité, mais a compris lalibération de la pensée à travers la libération par la sagesseselon la réalité, à tel point que son agitation soit dispersée sansaucun résidu. Car il a appris par l’écoute [de ladoctrine], il a compris par sa propre connaissance, il apénétré au fond du point de vue correct, et ainsi, il a atteint unedélivrance provisoire. Cet individu, ô Ānanda, est bon et meilleurque l’autre. Pourquoi ? Parce qu’il est libéré par l’écoute[de la doctrine]. Qui en sait davantagequ’un Tathāgata ou un tel individu. C’est pourquoi, ô Ānanda, il nefaut pas que vous soyez un mesureur des individus ; il ne faut pasmesurer les individus. Lorsque quelqu’un prend les mesures desautres, il se perd. Seul moi, ou bien quelqu’un comme moi, estcapable de mesurer les autres.

Tels sont, ô Ānanda, les dix types d’individus qui se trouventdans le monde. En ce qui concerne la diversité [de la vie suivante] de tel ou tel individu, ô Ānanda,la compréhension d’Upāsikā Migasālā est nulle. Elle n’est autrequ’une personne immature, non érudite, une femme au foyer qui a unemaigre connaissance de jeune personne. O Ānanda, si Pūraṇa étaitdoté de vertu, Isidatta aussi aurait dû être doté de la même vertu.Si Isidatta était doté de sagesse, Pūraṇa aussi aurait dû être dotéde la même sagesse. Voyez-vous, ô Ānanda, dans ces deux cas, chacuna sa propre qualité.

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