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Traductions [18]

La question de l’ajivaka

Discours Sous Forme De Listes 3.72

Le Chapitre d’Ananda

La question de l’ajivaka

Un jour, le vénérable Ananda séjournait près de Kossambi, dans le parc de Ghosita.

Ce jour-là, un certain chef de foyer disciple des ajivakas alla voir le vénérable Ananda, lui rendit hommage, puis s’assit d’un côté. Une fois assis là, il dit au vénérable Ananda :

« De qui donc, Bhanté Ananda, l’enseignement est-il bien exposé ?

Qui pratique bien dans le monde ?

Qui a bien fait dans le monde ?

— Pour cela, chef de foyer, je vais vous questionner en retour, répondez comme bon vous semble.

Qu’en pensez-vous :

l’enseignement de ceux qui professent un enseignement pour l’abandon de l’avidité, qui professent un enseignement pour l’abandon de l’aversion, qui professent un enseignement pour l’abandon de la délusion est-ce qu’il est bien exposé,

ou qu’est-ce qu’il vous semble ?

— Bhanté, l’enseignement de ceux qui professent un enseignement pour l’abandon de l’avidité, qui professent un enseignement pour l’abandon de l’aversion, qui professent un enseignement pour l’abandon de la délusion est bien exposé.

Voilà ce qu’il me semble.

— Qu’en pensez-vous, chef de foyer :

ceux qui pratiquent pour l’abandon de l’avidité, qui pratiquent pour l’abandon de l’aversion, qui pratiquent pour l’abandon de la délusion, est-ce qu’ils pratiquent bien dans le monde,

ou qu’est-ce qu’il vous semble ?

— Ceux, Bhanté, qui pratiquent pour l’abandon de l’avidité, qui pratiquent pour l’abandon de l’aversion, qui pratiquent pour l’abandon de la délusion pratiquent bien dans le monde.

Voilà ce qu’il me semble.

— Qu’en pensez-vous, chef de foyer :

ceux qui ont abandonné l’avidité, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue telle une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, qui ont abandonné l’aversion, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue telle une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, qui ont abandonné la délusion, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue tel une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, est-ce qu’ils ont bien fait dans le monde,

ou qu’est-ce qu’il vous semble ?

— Ceux, Bhanté, qui ont abandonné l’avidité, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue telle une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, qui ont abandonné l’aversion, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue telle une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, qui ont abandonné la délusion, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue telle une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, ont bien fait dans le monde.

Voilà ce qu’il me semble.

— Ainsi, chef de foyer, vous avez répondu :

“Bhanté, l’enseignement de ceux qui professent un enseignement pour l’abandon de l’avidité, qui professent un enseignement pour l’abandon de l’aversion, qui professent un enseignement pour l’abandon de la délusion est bien exposé.”

Vous avez répondu :

“Ceux, Bhanté, qui pratiquent pour l’abandon de l’avidité, qui pratiquent pour l’abandon de l’aversion, qui pratiquent pour l’abandon de la délusion pratiquent bien dans le monde.”

Vous avez répondu :

“Ceux, Bhanté, qui ont abandonné l’avidité, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue telle une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, qui ont abandonné l’aversion, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue telle une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, qui ont abandonné la délusion, qui l’ont coupée à la racine, qui l’ont rendue telle une souche de palmier, qui l’ont anéantie, qui l’ont rendue incapable de réapparaître dans le futur, ont bien fait dans le monde.”

— C’est extraordinaire, Bhanté, c’est inouï :

il n’y a ni étalage fait de son propre enseignement, ni dénigrement de celui des autres,

il n’y a que l’enseignement du Dhamma dans sa propre sphère, le sens étant exprimé sans y mêler sa personne.

Vous, Bhanté Ananda, vous professez un enseignement pour l’abandon de l’avidité, vous professez un enseignement pour l’abandon de l’aversion, vous professez un enseignement pour l’abandon de la délusion.

Votre enseignement, Bhanté Ananda, est bien exposé.

Vous, Bhanté Ananda, vous pratiquez pour l’abandon de l’avidité, vous pratiquez pour pour l’abandon de l’aversion, vous pratiquez pour pour l’abandon de la délusion.

Vous, Bhanté, vous pratiquez bien dans le monde.

Vous, Bhanté Ananda, vous avez abandonné l’avidité, vous l’avez coupée à la racine, vous l’avez rendue telle une souche de palmier, vous l’avez anéantie, vous l’avez rendue incapable de réapparaître dans le futur, vous avez abandonné l’aversion, vous l’avez coupée à la racine, vous l’avez rendue telle une souche de palmier, vous l’avez anéantie, vous l’avez rendue incapable de réapparaître dans le futur, vous avez abandonné la délusion, vous l’avez coupée à la racine, vous l’avez rendue tel une souche de palmier, vous l’avez anéantie, vous l’avez rendue incapable de réapparaître dans le futur.

Vous avez bien fait dans le monde.

C’est excellent, Bhanté, excellent !

Tout comme on redresserait ce qui était renversé, ou bien on révélerait ce qui était caché, ou on montrerait le chemin à quelqu’un qui se serait perdu, ou on allumerait une lampe dans l’obscurité (en pensant :) “Ceux qui possèdent une bonne vue verront les formes”, de la même manière le vénérable Ananda a expliqué le Dhamma de diverses façons.

Bhanté, nous allons en refuge au Fortuné, ainsi qu’au Dhamma et à la Communauté des mendiants.

Que le vénérable Ananda me retienne à l’esprit en tant que disciple étant allé en refuge à compter d’aujourd’hui et pour la vie. »

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