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Traductions [15]

Les grandes références

En une occasion, le Fortuné séjournait près de Bhoganagara, dans le sanctuaire d'Ananda. En cette occasion-là, il s'adressa aux bhikkhus:

— Bhikkhus!

— Bhadanté, lui répondirent les bhikkhus. Le Fortuné leur dit alors:

— Bhikkhus, je vais vous enseigner ces quatre grandes références. Écoutez cela et faites bien attention, je vais parler.

— Oui, Bhanté, répondirent les bhikkhus. Le Fortuné dit alors:

Et quelles sont, bhikkhus, les quatre grandes références? En cela, il se peut qu'un bhikkhu dise: "Ami, j'ai entendu cela en présence du Fortuné, j'ai appris cela en sa présence: voici ce qu'est l'Enseignement, voici ce qu'est la Discipline, voici quelles sont les instructions de l'Enseignant." Il ne faut ni accepter, ni contester les paroles de ce bhikkhu. Sans les accepter ni les contester, il faut attentivement prendre note des mots et des phrases, puis les vérifier par rapport aux sutras et les rechercher dans la Discipline. Si, après les avoir vérifiés par rapport aux sutras et recherchés dans la Discipline, ils ne sont pas vérifiés dans les sutras et ne se trouvent pas dans la Discipline, alors il faut en conclure: "Certainement, ce n'est pas la parole du Fortuné, de l'arhat correctement et pleinement éveillé, et cela a été mal appris par ce bhikkhu". Ainsi, bhikkhus, cela devrait être rejeté.

Ou bien, il se peut qu'un bhikkhu dise: "Ami, j'ai entendu cela en présence du Fortuné, j'ai appris cela en sa présence: voici ce qu'est l'Enseignement, voici ce qu'est la Discipline, voici quelles sont les instructions de l'Enseignant." Il ne faut ni accepter, ni contester les paroles de ce bhikkhu. Sans les accepter ni les contester, il faut attentivement prendre note des mots et des phrases, puis les vérifier par rapport aux sutras et les rechercher dans la Discipline. Si, après les avoir vérifiés par rapport aux sutras et recherchés dans la Discipline, ils sont vérifiés dans les sutras et se trouvent dans la Discipline, alors il faut en conclure: "Certainement, c'est la parole du Fortuné, de l'arhat correctement et pleinement éveillé, et cela a été bien appris par ce bhikkhu". Bhikkhus, vous devriez retenir à l'esprit cette première grande référence.

Ou bien, il se peut qu'un bhikkhu dise: "Dans telle ou telle localité, séjourne une Communauté avec des aînés et des doyens. J'ai entendu cela en présence de cette Communauté, j'ai appris cela en sa présence: voici ce qu'est l'Enseignement, voici ce qu'est la Discipline, voici quelles sont les instructions de l'Enseignant." Il ne faut ni accepter, ni contester les paroles de ce bhikkhu. Sans les accepter ni les contester, il faut attentivement prendre note des mots et des phrases, puis les vérifier par rapport aux sutras et les rechercher dans la Discipline. Si, après les avoir vérifiés par rapport aux sutras et recherchés dans la Discipline, ils ne sont pas vérifiés dans les sutras et ne se trouvent pas dans la Discipline, alors il faut en conclure: "Certainement, ce n'est pas la parole du Fortuné, de l'arhat correctement et pleinement éveillé, et cela a été mal appris par cette Communauté". Ainsi, bhikkhus, cela devrait être rejeté.

Ou bien, il se peut qu'un bhikkhu dise: "Dans telle ou telle résidence, séjourne une Communauté avec des aînés et des doyens. J'ai entendu cela en présence de cette Communauté, j'ai appris cela en sa présence: voici ce qu'est l'Enseignement, voici ce qu'est la Discipline, voici quelles sont les instructions de l'Enseignant." Il ne faut ni accepter, ni contester les paroles de ce bhikkhu. Sans les accepter ni les contester, il faut attentivement prendre note des mots et des phrases, puis les vérifier par rapport aux sutras et les rechercher dans la Discipline. Si, après les avoir vérifiés par rapport aux sutras et recherchés dans la Discipline, ils sont vérifiés dans les sutras et se trouvent dans la Discipline, alors il faut en conclure: "Certainement, c'est la parole du Fortuné, de l'arhat correctement et pleinement éveillé, et cela a été bien appris par cette Communauté". Bhikkhus, vous devriez retenir à l'esprit cette deuxième grande référence.

Ou bien, il se peut qu'un bhikkhu dise: "Dans telle ou telle résidence, séjourne un certain nombre de bhikkhus aînés qui sont très instruits, qui connaissent l'Enseignement par cœur, qui ont l'Enseignement, la Discipline et les résumés [d'enseignement] à l'esprit. J'ai entendu cela en présence de ces aînés, j'ai appris cela en leur présence: voici ce qu'est l'Enseignement, voici ce qu'est la Discipline, voici quelles sont les instructions de l'Enseignant." Il ne faut ni accepter, ni contester les paroles de ce bhikkhu. Sans les accepter ni les contester, il faut attentivement prendre note des mots et des phrases, puis les vérifier par rapport aux sutras et les rechercher dans la Discipline. Si, après les avoir vérifiés par rapport aux sutras et recherchés dans la Discipline, ils ne sont pas vérifiés dans les sutras et ne se trouvent pas dans la Discipline, alors il faut en conclure: "Certainement, ce n'est pas la parole du Fortuné, de l'arhat correctement et pleinement éveillé, et cela a été mal appris par ces aînés". Ainsi, bhikkhus, cela devrait être rejeté.

Ou bien, il se peut qu'un bhikkhu dise: "Dans telle ou telle résidence, séjourne un certain nombre de bhikkhus aînés qui sont très instruits, qui connaissent l'Enseignement par cœur, qui ont l'Enseignement, la Discipline et les résumés [d'enseignement] à l'esprit. J'ai entendu cela en présence de ces aînés, j'ai appris cela en leur présence: voici ce qu'est l'Enseignement, voici ce qu'est la Discipline, voici quelles sont les instructions de l'Enseignant." Il ne faut ni accepter, ni contester les paroles de ce bhikkhu. Sans les accepter ni les contester, il faut attentivement prendre note des mots et des phrases, puis les vérifier par rapport aux sutras et les rechercher dans la Discipline. Si, après les avoir vérifiés par rapport aux sutras et recherchés dans la Discipline, ils sont vérifiés dans les sutras et se trouvent dans la Discipline, alors il faut en conclure: "Certainement, c'est la parole du Fortuné, de l'arhat correctement et pleinement éveillé, et cela a été bien appris par ces aînés". Bhikkhus, vous devriez retenir à l'esprit cette troisième grande référence.

Ou bien, il se peut qu'un bhikkhu dise: "Dans telle ou telle résidence, séjourne un bhikkhu aîné qui est très instruit, qui connaît l'Enseignement par cœur, qui a l'Enseignement, la Discipline et les résumés [d'enseignement] à l'esprit. J'ai entendu cela en présence de cet aîné, j'ai appris cela en sa présence: voici ce qu'est l'Enseignement, voici ce qu'est la Discipline, voici quelles sont les instructions de l'Enseignant." Il ne faut ni accepter, ni contester les paroles de ce bhikkhu. Sans les accepter ni les contester, il faut attentivement prendre note des mots et des phrases, puis les vérifier par rapport aux sutras et les rechercher dans la Discipline. Si, après les avoir vérifiés par rapport aux sutras et recherchés dans la Discipline, ils ne sont pas vérifiés dans les sutras et ne se trouvent pas dans la Discipline, alors il faut en conclure: "Certainement, ce n'est pas la parole du Fortuné, de l'arhat correctement et pleinement éveillé, et cela a été mal appris par cet aîné". Ainsi, bhikkhus, cela devrait être rejeté.

Ou bien, il se peut qu'un bhikkhu dise: "Dans telle ou telle résidence, séjourne un bhikkhu aîné qui est très instruit, qui connaît l'Enseignement par cœur, qui a l'Enseignement, la Discipline et les résumés [d'enseignement] à l'esprit. J'ai entendu cela en présence de cet aîné, j'ai appris cela en sa présence: voici ce qu'est l'Enseignement, voici ce qu'est la Discipline, voici quelles sont les instructions de l'Enseignant." Il ne faut ni accepter, ni contester les paroles de ce bhikkhu. Sans les accepter ni les contester, il faut attentivement prendre note des mots et des phrases, puis les vérifier par rapport aux sutras et les rechercher dans la Discipline. Si, après les avoir vérifiés par rapport aux sutras et recherchés dans la Discipline, ils sont vérifiés dans les sutras et se trouvent dans la Discipline, alors il faut en conclure: "Certainement, c'est la parole du Fortuné, de l'arhat correctement et pleinement éveillé, et cela a été bien appris par cet aîné". Bhikkhus, vous devriez retenir à l'esprit cette quatrième grande référence.

Voici, bhikkhus, quelles sont ces quatre grandes références.

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