Ainsi ai-je entendu : Une fois leBienheureux demeurait à l’auberge aux briques dans le village deNādikā. En ce temps-là, le Bienheureux parlait des disciplesassociés [de son entourage ] qui avaientvécu autrefois et venaient de mourir dans les pays des Kāsis, desKōsalas, des Vajjis, des Mallas, des Cètis, des Vaṃsas, des Kurus,des Pañcālas, des Macchas et des Sūrasenas, et il révélait leursituation en disant que telle personne avait pris renaissance danstel endroit, que telle personne avait pris renaissance dans telendroit, etc. Il disait : « Plus de cinquante disciples associés,qui avaient vécu autrefois à Nādikā, avaient détruit les cinq liensinférieurs et par conséquent, après leur mort, ils ont eu unenaissance spontanée dans le monde [desBrahmās] Suddhāvāsa, et ils atteindront le parinibbāna, là où ils sont nés, car ils ne sontplus soumis à la nécessité de revenir en ce monde. De même, plus dequatre-vingt dix disciples associés, qui avaient vécu autrefois àNādikā, avaient détruit trois liens inférieurs. Ils avaient réduitl’avidité, l’aversion et l’illusion ; par conséquent ils étaientSakadāgāmins ; ils reviendront seulement une fois ici-bas et,ensuite, atteindront la cessation de dukkha. Plus de cinq cents disciples associés, qui avaientvécu autrefois à Nādikā, avaient détruit trois liens ; ainsiavaient-ils atteint l’étape de Sōtāpatti et, après leur mort, ilsne tomberont plus dans les existences inférieures ; ils sontdestinés à atteindre la compréhension parfaite. »
Les disciples associés de Nādikā apprirent que le Bienheureuxparlait de ses disciples associés qui avaient vécu autrefois etvenaient de mourir dans les pays des Kāsis, des Kōsalas, desVajjis, des Mallas, des Cètis, des Vaṃsas, des Kurus, desPañcālas, des Macchas et des Sūrasenas, et qu’il révélait leursituation en disant que telle personne avait pris renaissance danstel endroit, que telle personne avait pris renaissance dans telendroit, etc. Il disait : « Plus de cinquante disciples associés,qui avaient vécu autrefois à Nādikā, avaient détruit les cinq liensinférieurs et par conséquent, après leur mort, ils ont eu unenaissance spontanée, dans le monde [desBrahmās] Suddhāvāsa, et ils atteindront le parinibbāna, là où ils sont nés, car ils ne sontplus soumis à la nécessité de revenir en ce monde. De même, plus dequatre-vingt dix disciples associés, qui avaient vécu autrefois àNādikā, avaient détruit trois liens inférieurs. Ils avaient réduitl’avidité, l’aversion et l’illusion, par conséquent ils étaientSakadāgāmins ; ils reviendront seulement une fois ici-bas et,ensuite, atteindront la cessation de dukkha. Plus de cinq cents disciples associés, qui avaientvécu autrefois à Nādikā, avaient détruit trois liens, ainsiavaient-ils atteint l’étape de Sōtāpatti et, après leur mort, ilsne tomberont plus dans les existences inférieures ; ils sontdestinés à atteindre la compréhension parfaite. » Ayant entendu ceséclaircissements du Bienheureux, les disciples associés de Nādikāétaient contents, ils exultaient d’une grande joie.
L’Āyasmanta Ānanda apprit que le Bienheureux parlait de sesdisciples associés qui avaient vécu autrefois et venaient de mourirdans les pays des Kāsis, des Kōsalas, des Vajjis, des Mallas, desCètis, des Vaṃsas, des Kurus, des Pañcālas, des Macchas et desSūrasenas, et qu’il révélait leur situation en disant que tellepersonne avait pris renaissance dans tel endroit, que tellepersonne avait pris renaissance dans tel endroit, etc. Il disait :« Plus de cinquante admirateurs, qui avaient vécu autrefois àNādikā, avaient détruit les cinq liens inférieurs et, parconséquent, après leur mort, ils ont eu une naissance spontanéedans le monde [des Brahmās] Suddhāvāsa, etils atteindront le parinibbāna, làoù ils sont nés, car ils ne sont plus soumis à la nécessité derevenir en ce monde. De même, plus de quatre-vingt dix disciplesassociés, qui avaient vécu autrefois à Nādikā, avaient détruittrois liens inférieurs. Ils avaient réduit l’avidité, l’aversion etl’illusion ; par conséquent ils étaient Sakadāgāmins ; ilsreviendront seulement une fois ici-bas et, ensuite, atteindront lacessation de dukkha. Plus de cinqcents disciples associés, qui avaient vécu autrefois à Nādikā,avaient détruit trois liens ; ainsi avaient-ils atteint l’étape deSōtāpatti et, après leur mort, ils ne tomberont plus dans lesexistences inférieures ; ils sont destinés à atteindre lacompréhension parfaite. » Ayant entendu ces éclaircissements duBienheureux, les admirateurs de Nādikā étaient contents, ilsexultaient d’une grande joie.
Alors cette réflexion vint à l’Āyasmanta Ānanda : « Il y avaitbeaucoup de disciples associés savants qui avaient vécu dans lepays des Magadhas et ils sont morts dans un passé récent.Désormais, c’est tout comme si le pays des Aṅgas et des Magadhasétait devenu vide de disciples associés savants. Ces gens-làétaient des admirateurs du Bouddha, de la Doctrine et de laCommunauté des disciples. Ils étaient vertueux. Ils sont morts dansun passé récent mais leur destin n’a pas été révélé par leBienheureux. Il serait bon de révéler leur situation. [Grâce à de telles informations] beaucoup de gensseront contents et par conséquent ils iront dans les étatscélestes. Par exemple, le roi Sèniya Bimbisāra des Magadhas étaitdans la droiture et il était un roi de droiture. Il étaitbienveillant à l’égard des brāhmanes et des chefs de famillehabitant dans les bourgs et les provinces. Les gens font son élogeen disant : “Notre roi qui était dans la droiture, qui était un roide droiture, après avoir rendu la prospérité au pays, est mort.Nous vivions à l’aise dans le pays de ce roi qui était dans ladroiture, qui était un roi de droiture. Ce roi était un admirateurdu Bouddha, de la Doctrine et de la Communauté des disciples. Ilétait vertueux. Jusqu’au dernier jour, le roi Sèniya Bimbisāra desMagadhas fit l’éloge du Bouddha, puis mourut.” À propos[de la renaissance] de ce roi qui est mortdans un passé récent, le Bienheureux n’a rien révélé. Il serait bonde révéler sa renaissance. [Grâce à de tellesinformations] beaucoup de gens seront contents et, parconséquent, ils iront dans les états célestes. [En outre,] le Bienheureux a atteint son Éveil dans lepays des Magadhas. Si le Bienheureux a atteint son Éveil dans cepays des Magadhas ; comment le Bienheureux ne révèle-t-il pas larenaissance des disciples associés qui sont morts dans un passérécent ? Si le Bienheureux ne révèle pas la renaissance desdisciples associés qui sont morts dans un passé récent, lesdisciples associés du pays des Magadhas se décourageront. Alors,comment se peut-il que le Bienheureux ne révèle pas la renaissancedes disciples associés qui sont morts dans un passé récent ! »
Ainsi, dans la nuit, l’Āyasmanta Ānanda réfléchissait encore etencore à propos des disciples associés du pays des Magadhas. À lafin de la nuit, s’étant levé très tôt le matin, il s’approcha del’endroit où se trouvait le Bienheureux. S’étant approché, il luirendit hommage, puis s’assit à l’écart sur un côté. S’étant assis àl’écart sur un côté, il dit : « Vénéré, le Bienheureux parlait deses disciples associés qui avaient vécu autrefois et venaient demourir dans les pays des Kāsis, des Kōsalas, des Vajjis, desMallas, des Cètis, des Vaṃsas, des Kurus, des Pañcālas, desMacchas et des Sūrasenas, et il révélait leur situation en disantque telle personne avait pris renaissance dans tel endroit, quetelle personne avait pris renaissance dans tel endroit, etc. Ildisait : « Plus de cinquante disciples associés, qui avaient vécuautrefois à Nādikā, avaient détruit les cinq liens inférieurs etpar conséquent, après leur mort, ils ont eu une naissancespontanée, dans le monde [des Brahmās]Suddhāvāsa, et ils atteindront le parinibbāna, là où ils sont nés, car ils ne sont plussoumis à la nécessité de revenir en ce monde. De même, plus dequatre-vingt dix disciples associés, qui avaient vécu autrefois àNādikā, avaient détruit trois liens inférieurs. Ils avaient réduitl’avidité, l’aversion et l’illusion, par conséquent ils étaientSakadāgāmins ; ils reviendront seulement une fois ici-bas et,ensuite, atteindront la cessation de dukkha. Plus de cinq cents disciples associés qui avaientvécu autrefois à Nādikā, avaient détruit trois liens, ainsiavaient-ils atteint l’étape de Sōtāpatti et, après leur mort, ilsne tomberont plus dans les existences inférieures ; ils sontdestinés à atteindre la compréhension parfaite. » Ayant entendu ceséclaircissements du Bienheureux, les disciples associés de Nādikāsont contents, ils exultent d’une grande joie.
« Vénéré, beaucoup de disciples associés savants, qui ont vécudans le pays des Magadhas, sont morts dans un passé récent.Désormais, c’est tout comme si le pays des Aṅgas et le pays desMagadhas étaient devenus vides de disciples associés savants. Cesgens-là étaient des admirateurs du Bouddha, de la Doctrine et de laCommunauté des disciples. Ils étaient vertueux. Ils sont morts dansun passé récent, mais leur destin n’a pas été révélé par leBienheureux. Il serait bon de révéler leur renaissance.[Grâce à de telles informations] beaucoupde gens seront contents et, par conséquent, ils iront dans lesétats célestes. [Par exemple] le roiSèniya Bimbisāra des Magadhas était dans la droiture et il était unroi de droiture. Il était bienveillant à l’égard des brāhmanes etdes chefs de famille habitant dans les bourgades et dans lesprovinces. Les gens font son éloge en disant : « Notre roi quiétait dans la droiture, qui était un roi de droiture, après avoirrendu la prospérité au pays, est mort. Nous vivons à l’aise dans lepays de ce roi qui était dans la droiture, qui était un roi dedroiture. Ce roi était un admirateur du Bouddha, de la Doctrine etde la Communauté des disciples. Il était vertueux. Jusqu’au dernierjour, le roi Sèniya Bimbisāra des Magadhas fit l’éloge du Bouddha,puis il mourut. » À propos [de larenaissance] de ce roi qui est mort dans un passé récent, leBienheureux n’a rien révélé. Il serait bon de révéler sarenaissance. [Grâce à de tellesinformations] beaucoup de gens seront contents et, parconséquent, ils iront dans les états célestes. [En outre] le Bienheureux a atteint son Éveil dans lepays des Magadhas. Si le Bienheureux a atteint son Éveil dans cepays des Magadhas, comment se peut-il que le Bienheureux ne révèlepas la renaissance des disciples laïcs qui sont morts dans un passérécent ! Si le Bienheureux ne révèle pas la renaissance desdisciples associés qui sont morts dans le passé récent, lesdisciples associés du pays des Aṅgas et du pays des Magadhas sedécourageront. Alors, comment se peut-il que le Bienheureux nerévèle pas la renaissance des disciples associés qui sont mortsdans un passé récent !
Après avoir dit cela en face du Bienheureux à propos desdisciples associés du pays des Aṅgas et du pays des Magadhas,l’Āyasmanta Ānanda, s’étant levé de son siège, fit lacircumambulation autour du Bienheureux et s’en alla.
Peu après le départ de l’Āyasmanta Ānanda, le Bienheureux pritson bol à aumônes et son cīvara,entra dans le village de Nādikā pour recevoir la nourriture. Aprèsavoir terminé sa tournée d’aumônes dans le village de Nādikā, aprèsavoir achevé son repas, dans l’après-midi, s’étant lavé les pieds,il entra dans le bâtiment aux briques. En fixant bien sa pensée surles disciples associés du pays des Magadhas, il s’assit sur lesiège déjà préparé en faisant cette réflexion : “Si les disciplesassociés du pays des Magadhas ont eu telle ou telle destination,tel ou tel sort après leur mort, je vais connaître ces honorablesêtres qui ont eu telle ou telle destination, tel ou tel sort aprèsleur mort.” Si les disciples associés du pays des Magadhas ont eutelle ou telle destination, tel ou tel sort après leur mort, leBienheureux a vu ces honorables êtres qui ont eu telle ou telledestination, qui ont eu tel ou tel sort après leur mort. Ensuite, àla fin de l’après-midi, s’étant levé de son repos solitaire, étantsorti du bâtiment aux briques, il s’assit sur le siège déjà préparéà l’ombre, en face du bâtiment.
À ce moment-là, l’Āyasmanta Ānanda s’approcha de l’endroit où setrouvait le Bienheureux. S’étant approché, il rendit hommage auBienheureux et s’assit à l’écart sur un côté. S’étant assis àl’écart sur un côté, il dit : « Vénéré, le Bienheureux est trèsserein. La complexion du visage du Bienheureux est éclatante etcela par la tranquillité de ses facultés sensorielles. Je pense quele Bienheureux a passé son temps [aujourd’hui] dans un état mental paisible. »
Le Bienheureux répondit : « Ô Ānanda, lorsque vous êtes parti,vous étant levé de votre siège, après avoir fait l’éloge desdisciples associés du pays des Magadhas, moi, après avoir terminéma tournée d’aumônes dans le village de Nādikā, après avoir achevémon repas, dans l’après-midi, m’étant lavé les pieds, je suis entrédans le bâtiment aux briques. En fixant bien ma pensée sur lesdisciples associés du pays des Magadhas, je me suis assis sur lesiège déjà préparé en me disant : “Si les disciples associés dupays des Magadhas ont eu telle ou telle destination, tel ou telsort après leur mort, je vais connaître ces honorables êtres quiont eu telle ou telle destination, tel ou tel sort après leurmort”. Si les disciples associés du pays des Magadhas ont eu telleou telle destination, tel ou tel sort après leur mort, ô Ānanda,moi, j’ai vu ces honorables êtres qui ont eu telle ou telledestination, tel ou tel sort après leur mort.
« Alors, ô Ānanda, un Yakkha qui s’était séparé [de son groupe] fit entendre sa voix en disant : “ÔBienheureux, je suis Janavasabha. Ô Sugata, je suis Janavasabha.”Est-ce que vous, ô Ānanda, avez entendu auparavant ce nom“Janavasabha” ? »
L’Āyasmanta Ānanda répondit : « Non, Vénéré, je n’ai jamaisentendu ce nom ‘Janavasabha’. Cependant, maintenant, en écoutant cenom ‘Janavasabha’, les poils se hérissent sur mon corps. Il mevient cette réflexion : “Si quelqu’un est désigné par ce nom‘Janavasabha’, celui-là ne peut être un simple Yakkha.” »
[Le Bienheureux dit] : « Ô Ānanda, enmême temps que la voix se produisit, apparut devant moi le Yakkhadont la complexion du corps était majestueuse. Cette fois il fitentendre sa voix en disant : “Ô Bienheureux, je suis Bimbisāra. ÔSugata, je suis Bimbisāra.” [Ensuite, ildit] “Vénéré, je suis venu pour rester avec le grand roiVessavaṇa et cela pour la septième fois. Il est possible qu’étantsorti d’ici, je redevienne un roi humain.” Ensuite il dit :
“Sept fois ici [dans les étatscélestes],
Sept fois dans le monde humain
J’ai vécu quatorze existences [dans ces deuxlieux].
Je me rappelle ainsi mes anciennes demeures.
“Vénéré, depuis longtemps je ne suis pas tombé dans un état demalheur. Je reconnais que je n’y tomberai pas. Je souhaiteatteindre l’étape de Sakadāgāmi.”
– C’est surprenant, ô honorable Yakkha Janavasabha, c’estmerveilleux que vous disiez : “Vénéré, depuis longtemps je ne suispas tombé dans un état de malheur. Je sais que je n’y tomberai pas,et vous dites : ‘Je souhaite atteindre l’étape de Sakadāgāmi.’ Surquel fondement l’honorable Yakkha Janavasabha a-t-il pu reconnaîtrequ’il avait atteint une telle grande étape [spirituelle], de haut niveau ?
« Le Yakkha Janavasabha me répondit : “Ce n’était pas en dehorsde l’enseignement du Bienheureux ; ce n’était pas en dehors del’enseignement du Sugata. Depuis le jour où je suis arrivé à laconfiance sereine définitive à l’égard du Bienheureux, depuis cettedate-là je suis libéré des états de malheur pour longtemps. Jereconnais que je n’y tomberai pas. Je souhaite atteindre l’étape deSakadāgāmi. Vénéré, le grand roi Vessavaṇa m’a envoyé vers le grandroi Virūḍha pour effectuer une certaine affaire. Pendant le trajet,j’ai vu le Bienheureux qui était dans le bâtiment aux briques,assis sur le siège déjà préparé, en se disant : ‘Si les disciplesassociés du pays des Magadhas ont eu telle ou telle destination,tel ou tel sort après leur mort, je vais connaître ces honorablesêtres qui ont eu telle ou telle destination, tel ou tel sort aprèsleur mort.’ Il y a très peu de temps, j’étais en face du grand roiVessavaṇa dans son assemblée et j’ai appris, j’ai entendu de sabouche que ces honorables êtres ont eu telle ou telle destination,tel ou tel sort après leur mort. Alors il me vint cette idée : Jevais voir le Bienheureux. J’informerai le Bienheureux. C’est pources deux motifs que je me suis approché d’ici pour voir leBienheureux.
“Il y a longtemps, Vénéré, il y a très longtemps, un jour dumois d’Āsāḷha, au début de la saison des pluies, au jourd’Upōsatha, quinzième de la quinzaine, dans la nuit du jour de lapleine lune, les dieux de Tāvatiṃsa étaient rassemblés dans lasalle dite Sudhammā. Une grande compagnie d’êtres divins aussiétait réunie autour de l’assemblée. Les quatre grands dieux-roisétaient assis dans les quatre directions : le grand dieu-roi del’Est, Dhataraṭṭha était assis face à l’Est, étant à la tête de sasuite ; le grand dieu-roi du Sud, Virūḷhaka était assis face auSud, étant à la tête de sa suite ; le grand dieu-roi de l’Ouest,Virūpakkha était assis face à l’Ouest, étant à la tête de sasuite ; le grand dieu-roi du Nord, Vessavaṇa était assis face auNord, étant à la tête de sa suite. Lorsque, Vénéré, les dieux deTāvatiṃsa se sont rassemblés dans la salle dite Sudhammā, unegrande compagnie d’êtres divins aussi s’est réunie autour del’assemblée. Les quatre grands dieux-rois restent assis dans lesquatre directions. Ensuite, Vénéré, viennent nos sièges : ceux denouveaux dieux, qui sont nés parmi les dieux de Tāvatiṃsa, pouravoir pratiqué la conduite sublime sous la direction duBienheureux. Et ils sont plus lumineux que les autres dieux parleur complexion et par leur gloire. À ce propos, les dieux deTāvatiṃsa sont contents, très contents et se réjouissent endisant : ‘Vraiment, ô honorables amis, les compagnies des dieuxaugmentent et les compagnies des asuras diminuent !’ À cemoment-là, Vénéré, le chef des dieux Sakka, ayant su lasatisfaction des dieux de Tāvatiṃsa, la partagea en s’exprimantainsi par ces gāthās :
‘Ô honorables amis,
les dieux de Tāvatiṃsa, avec leur chef,
sont heureux et ils rendent hommage
Au Tathāgata ainsi qu’à la véracité de la Doctrine.Ils sont contents de voir de nouveaux dieux
Pourvus d’une complexion brillante et de la gloire,
Arrivés ici après avoir vécu
La conduite sublime sous le Bienheureux.Les disciples du Grand Sage,
Là-bas, étaient parvenus à des étapes importantes,
Arrivés ici, ils dépassent les autres
Par leur complexion, leur gloire et leur longévité.L’ayant vu, les dieux de Tāvatiṃsa, avec leur chef,
Sont heureux et ils rendent hommage
Au Tathāgata ainsi qu’à la véracité de la Doctrine.’
“Ainsi, Vénéré, les dieux de Tāvatiṃsa étaient contents, trèscontents et ils éclataient de joie en disant : ‘Le nombre du groupedes dieux augmente, et le nombre du groupe des ennemis des dieuxdiminue.’
“Ensuite, Vénéré, les dieux de Tāvatiṃsa étaient réunis etassis, réfléchissant sur ce qu’ils avaient entendu dire, etdiscutant sur ce qu’ils avaient entendu dire. Les quatre grandsdieux-rois étaient-là aussi, sans s’en aller, mais étaient assissur leur siège, réfléchissant encore et encore aux mots qu’ilsavaient entendus.
Les [quatre grands] dieux-rois
ayant entendu et approuvé
les expressions instructives,
pourvus d’une pensée bien satisfaite
étaient assis sur leurs sièges.
“À ce moment-là, Vénéré, dans la direction de l’Est apparut unegrande lumière, se produisit une lueur qui dépassait la splendeurdes dieux. Alors, Vénéré, Sakka s’adressa aux dieux de Tāvatiṃsa :« Ô seigneurs heureux, lorsque se voient des signes, lorsqueapparaît une grande lumière, lorsque se produit une lueur, à cemoment-là le Brahmā apparaît. Une grande lumière et une lueur sontdes signes de l’apparition du Brahmā ».
Lorsque les signes se voient
Ensuite apparaît le Brahmā.
Une grande lumière et une lueur sont
Des signes de l’apparition du Brahmā.
“Alors, Vénéré, les dieux de Tāvatiṃsa sont restés assis surleur propre siège en disant : ‘Nous saurons quelle est cettelumière et nous ne partirons d’ici qu’après avoir vu la suite.’ Lesquatre grands dieux-rois aussi sont restés assis sur leur propresiège, en disant : ‘Nous saurons quelle est cette lumière et nousne partirons d’ici qu’après avoir vu la suite.’ L’ayant entendu lesdieux de Tāvatiṃsa concentrèrent leur pensée en disant : ‘Noussaurons quelle est cette lumière et nous ne partirons d’iciqu’après avoir vu la suite.’
“Vénéré, lorsque le Brahmā Sanankumāra apparaît devant les dieuxde Tāvatiṃsa, il le fait en se créant [pourlui] un corps lourd. Car la complexion naturellementraffinée du Brahmā ne peut pas arriver dans le champ visuel desdieux de Tāvatiṃsa. Lorsque le Brahmā Sanankumāra apparaît devantles dieux de Tāvatiṃsa, il dépasse ceux-ci par sa complexion et parsa gloire. Tout comme, Vénéré, un corps humain est dépassé par uncorps en or, de même lorsque le Brahmā Sanankumāra apparaît devantles dieux de Tāvatiṃsa, il dépasse ceux-ci par sa complexion et parsa gloire. Lorsque le Brahmā Sanankumāra apparaît devant les dieuxde Tāvatiṃsa, parmi ceux-ci aucun ne lui rend hommage, ne restedebout dès qu’il est vu, ne lui indique un siège [pour s’asseoir]. Tous ces dieux restent assis surleur siège, jambes croisées, en silence, avec les mains jointes, ense disant : ‘Si le Brahmā Sanankumāra veut s’asseoir sur le sièged’un dieu [parmi nous], il s’y assiéra.’Vénéré, lorsque le Brahmā Sanankumāra s’assoit sur le siège d’undieu, ce dieu éprouve un grand bonheur, une joie immense. Toutcomme, Vénéré, un roi katthiya qui vient d’obtenir l’onction sur satête éprouve un grand bonheur, une joie immense, de même, lorsquele Brahmā Sanankumāra s’assoit sur le siège d’un dieu, ce dieuéprouve un grand bonheur, une joie immense
“Vénéré, le Brahmā Sanankumāra, s’étant créé un corps lourd,ayant l’apparence d’un adolescent qui a cinq tresses sur la tête,apparut devant les dieux de Tāvatiṃsa. Ensuite, dans l’espace vide,il s’assit jambes croisées. Tout comme, Vénéré, un homme fort resteassis les jambes croisées sur un siège couvert par un tapis, oubien sur la surface de la terre, de même le Brahmā Sanankumāraétait assis dans l’espace vide, les jambes croisées, et, ayant sula satisfaction des dieux, la partagea en s’exprimant par cesgāthās :
‘Ô honorables amis,
Les dieux de Tāvatiṃsa, avec leur chef,
Sont heureux et ils rendent hommage
Au Tathāgata ainsi qu’à la véracité de la DoctrineIls sont contents de voir de nouveaux dieux
Pourvus d’une complexion brillante et de la gloire,
Arrivés ici après avoir vécu
La conduite sublime sous le BienheureuxLes disciples du Grand Sage,
Là-bas, étaient parvenus à des étapes importantes,
Arrivés ici, ils dépassent les autres
Par leur complexion, leur gloire et leur longévité.L’ayant vu, les dieux de Tāvatiṃsa, avec leur chef,
Sont heureux et ils rendent hommage
Au Tathāgata et à la véracité de la Doctrine.’
“C’est cela, Vénéré, que le Brahmā Sanankumāra a dit. Lorsque,Vénéré, le Brahmā Sanankumāra s’exprime ainsi, sa voix est pourvuede huit qualités : la parole sort aisément, compréhensible, douce,mélodieuse, sans être perturbée, sans être dispersée, profonde etrésonnante. Le Brahmā Sanankumāra adresse sa parole seulement auxlimites de son auditoire. Si quelqu’un a une voix pourvue de ceshuit qualités, il est appelé ‘celui qui possède une voixsublime.’
“Ensuite, Vénéré, le Brahmā Sanankumāra, ayant créé trente-troisfigures semblables à lui, étant assis sur le siège de chaque dieude Tāvatiṃsa, s’adressa aux dieux : ‘Qu’en pensez-vous, ôhonorables dieux de Tāvatiṃsa ? N’est-il pas vrai que leBienheureux œuvre pour le bonheur de beaucoup de monde, pour lebien-être de beaucoup de monde, avec la compassion à l’égard dumonde, pour le bien-être, pour l’utilité et pour le bonheur desdieux et des humains. Certains d’entre eux qui ont pris refuge dansle Bouddha, dans la Doctrine et dans la Communauté de disciples,après avoir complété les vertus, après la dislocation du corps,après la mort, naissent parmi les dieux de Paranimmita-Vasavatti,certains naissent parmi les dieux de Nimmānaratī, certains naissentparmi les dieux de Tusita, certains naissent parmi les dieux deYāma, certains naissent parmi les dieux de Tāvatiṃsa, certainsnaissent parmi les dieux de Cātummahārājika. Si certains sont làpour compléter le nombre des groupes inférieurs aux autres dieux,ils complètent la population des Gandhabbās.’ C’est ce que dit leBrahmā Sanankumāra.
“Seulement, Vénéré, la voix du Brahmā Sanankumāra était telleque chaque dieu sentait que, étant assis sur son propre siège, leBrahmā s’adressait à lui personnellement.
Lorsqu’une figure créée parle,
Toutes les autres figures parlent également.
Lorsque l’une se tait les autres aussi se taisent.
Ce jour-là, les dieux de Tāvatiṃsa, avec leur chef,
Pensaient qu’il parlait personnellement à chacun d’eux.
“Ensuite, Vénéré, le Brahmā Sanankumāra reprit une seuleapparence [en abandonnant les autresfigures]. Ayant repris une seule apparence, étant assis surle siège de Sakka, il s’adressa aux dieux de Tāvatiṃsa : ‘Qu’enpensez-vous, ô honorables dieux de Tāvatiṃsa ? Ce Bienheureux quiest l’Arahant, l’Éveillé parfait, qui voit [leschoses] et qui connaît [leschoses], a bien fait connaître les quatre bases de lapuissance surnaturelle pour effectuer des miracles, pour maîtriserles pouvoirs miraculeux, pour effectuer des manifestationsmiraculeuses. Quelles sont ces quatre bases ? À ce propos, ôhonorables amis, le bhikkhu développe la base de la puissancesurnaturelle qui consiste en le conditionnement de la concentrationmentale pourvue de la volonté ferme fondée sur l’applicationrépétitive forte ; il développe la base de la puissancesurnaturelle qui consiste en le conditionnement de la concentrationmentale pourvue de la pensée [forte]fondée sur l’application répétitive forte ; il développe la base dela puissance surnaturelle qui consiste en le conditionnement de laconcentration mentale pourvue d’effort énergique fondé surl’application répétitive forte ; il développe la base de lapuissance surnaturelle qui consiste en le conditionnement de laconcentration mentale pourvue d’investigation fondée surl’application répétitive forte. Ce sont, ô honorables amis, lesquatre bases de la puissance surnaturelle pour effectuer desmiracles, pour maîtriser les pouvoirs miraculeux, pour effectuerdes manifestations miraculeuses, que le Bienheureux l’Arahant,l’Éveillé parfait, qui voit [les choses]et qui connaît [les choses] a faitconnaître au monde. Ô honorables amis, dans le passé, si dessamanas et des brāhmanes ont réalisé diverses capacitésmiraculeuses, pour cela tous ces samanas et brāhmanes avaient déjàpratiqué et déjà bien développé ces quatre bases de la puissancesurnaturelle. Ô honorables amis, dans le futur, si des samanas etdes brāhmanes réalisent diverses capacités miraculeuses, pour celatous ces samanas et brāhmanes auront pratiqué et auront biendéveloppé ces quatre bases de la puissance surnaturelle. Ôhonorables amis, dans le présent, si des samanas et des brāhmanesont diverses capacités miraculeuses, tous ces samanas et brāhmanesont déjà pratiqué et ont déjà bien développé ces quatre bases de lapuissance surnaturelle. Est-ce que les dieux de Tāvatiṃsa voientchez moi une telle splendeur miraculeuse ?’
[Les dieux de Tāvatiṃsa luirépondirent :] ‘Oui, Mahā-Brahmā.’
— Ô honorables amis, moi-même j’ai pratiqué, j’ai bien développéces quatre bases de la puissance surnaturelle. C’est pourquoi jesuis pourvu de cette capacité miraculeuse et de cette grandegloire.’
“C’est cela, Vénéré, que le Brahmā Sanankumāra disait. Aprèsavoir dit cela, le Brahmā Sanankumāra s’adressa [à nouveau] aux dieux de Tāvatiṃsa en ces termes :‘Qu’en pensez-vous, ô honorables dieux de Tāvatiṃsa ? CeBienheureux qui est l’Arahant, l’Éveillé parfait, qui connaît[les choses] et qui voit [les choses], a bien fait connaître trois entrées pourbien arriver au bonheur. Quelles sont ces trois entrées ? Sur cesujet, ô honorables amis, imaginons que quelqu’un demeure attachéaux désirs sensuels, attaché aux choses inefficaces. Or, plus tard,il écoute la doctrine noble. Il y a bien réfléchi avec une penséeattentive. Puis il entre [dans la voie]pour vivre selon la doctrine [qu’il a écoutée etentendue]. Ainsi il vit sans être attaché aux désirssensuels, sans être attaché aux choses inefficaces. Lorsqu’il vitsans être attaché aux désirs sensuels, sans être attaché aux chosesinefficaces, se produit chez lui une joie, un bonheur plus grand,un bonheur immense. Tout comme, ô honorables amis, la satisfactiondonne la joie immense, de même, lorsqu’il vit sans être attaché auxdésirs sensuels, sans être attaché aux choses inefficaces, seproduit chez lui une joie, un bonheur plus grand, un bonheurimmense. Ceci est, ô honorables amis, la première entrée pour bienarriver au bonheur que le Bienheureux, l’Arahant, l’Éveilléparfait, qui connaît [les choses] et quivoit [les choses], a fait connaître[au monde].
‘En outre, ô honorables amis, imaginons que chez quelqu’un lescomposants corporels bruts, les composants vocaux bruts et lescomposants mentaux bruts ne soient pas apaisés. Or, plus tard, ilécoute la doctrine noble. Il y a bien réfléchi avec une penséeattentive. Puis il entre [dans la voie]pour vivre selon la doctrine [qu’il a écoutée etentendue]. Ainsi, à cause de l’audition de la doctrinenoble, à cause de sa bonne réflexion et à cause de sa conduiteconforme à la doctrine, chez lui se produit l’apaisement completdes composants corporels bruts, des composants vocaux bruts, descomposants mentaux bruts. Ainsi à cause de cet apaisement complet,se produit chez lui une joie, un bonheur plus grand, une joieimmense. Tout comme, ô honorables amis, d’une sensation de joienaît le bonheur, de même à cause de cet apaisement complet, seproduit chez lui une joie, un bonheur plus grand, un bonheurimmense. Ceci est, ô honorables amis, la deuxième entrée pour bienarriver au bonheur que le Bienheureux, l’Arahant, l’Éveilléparfait, qui connaît [les choses] et quivoit [les choses], a fait connaître[au monde].
‘En outre, ô honorables amis, imaginons que quelqu’un neconnaisse pas selon la réalité ce qui est efficace, qu’il neconnaisse pas selon la réalité ce qui est inefficace, qu’il neconnaisse pas selon la réalité ce qui est mal, ni ce qui est bien,ni ce qui doit être fréquenté, ni ce qui ne doit pas êtrefréquenté, ni ce qui est bas, ni ce qui est excellent, ni ce quiest noir, ni ce qui est blanc. Or, plus tard, il écoute la doctrinenoble. Il y a bien réfléchi avec une pensée attentive. Puis ilentre [dans la voie] pour vivre selon ladoctrine [qu’il a écoutée et entendue].Ainsi à cause de l’audition de la doctrine noble, à cause de sabonne réflexion et à cause de sa conduite conforme à la doctrine,il connaît selon la réalité ce qui est efficace, il connaît selonla réalité ce qui est inefficace, il connaît selon la réalité cequi est mal, ce qui est bon, ce qui doit être fréquenté, ce qui nedoit pas être fréquenté, ce qui est bas, ce qui est excellent, cequi est noir, ce qui est blanc. En les voyant ainsi, et en lesconnaissant ainsi, chez lui expire l’ignorance. Lorsque l’ignoranceexpire, naît la connaissance. À cause de l’expiration del’ignorance, et de la naissance de la connaissance, se produit chezlui une joie, un bonheur plus grand, un bonheur immense. Toutcomme, ô honorables amis, d’une sensation de joie naît le bonheur,de même à cause de cet apaisement complet, se produit chez lui unejoie, un bonheur plus grand, un bonheur immense. Ceci est, ôhonorables amis, la troisième entrée pour bien arriver au bonheurque le Bienheureux, l’Arahant, l’Éveillé parfait, qui connaît[les choses] et qui voit [les choses], a fait connaître [aumonde]
‘Ce sont, ô honorables amis, les trois entrées pour bien arriverau bonheur que le Bienheureux, l’Arahant, l’Éveillé parfait, quiconnaît [les choses] et qui voit[les choses], a fait connaître[au monde].
‘Qu’en pensez-vous, ô honorables dieux de Tāvatiṃsa ? CeBienheureux qui est l’Arahant, l’Éveillé parfait, qui connaît[les choses] et qui voit [les choses], a bien fait connaître les quatre basesde l’attention afin d’arriver à l’état efficace. Quelles sont cesquatre bases ? Dans ce cas, ô honorables amis, un bhikkhu demeureen observant le corps physique selon les fonctions du corpsphysique, et il y demeure énergique, compréhensif, attentif, ayantrejeté les désirs et les soucis en ce qui concerne le monde. Ildemeure en observant le corps physique intérieur selon lesfonctions du corps physique intérieur, il concentre bien sa penséeet celle-ci alors devient très sereine. Lorsque sa pensée est bienconcentrée et très sereine, il fait naître chez lui une visionréaliste sur le corps physique des autres. […] Il demeure en observant les sensations intérieuresselon les fonctions des sensations intérieures, il concentre biensa pensée et celle-ci alors devient alors très sereine. Lorsque sapensée est bien concentrée et très sereine, il fait naître chez luiune vision réaliste sur les sensations des autres. […] Il demeure en observant la pensée selon lesfonctions de la pensée, il concentre bien sa pensée et celle-cialors devient très sereine. Lorsque sa pensée est bien concentréeet très sereine, il fait naître chez lui une vision réaliste sur lapensée des autres.
‘Ce bhikkhu demeure en observant les objets mentaux selon lesfonctions des objets mentaux, et il demeure énergique,compréhensif, attentif, ayant rejeté les désirs et les soucis en cequi concerne le monde. Il demeure en observant les objets mentauxselon les fonctions des objets mentaux, il concentre bien sa penséeet celle-ci alors devient alors très sereine. Lorsque sa pensée estbien concentrée et très sereine, il fait naître chez lui une visionréaliste sur les objets mentaux des autres.
‘Ce sont, ô honorables amis, les quatre bases de l’attentionpour bien arriver à l’état efficace que le Bienheureux, l’Arahant,l’Éveillé parfait, qui connaît [leschoses] et qui voit [les choses], afait connaître [au monde].
“C’est cela, Vénéré, que le Brahmā Sanankumāra a dit. Ayant ditcela, Vénéré, le Brahmā Sanankumāra s’adressa à nouveau aux dieuxde Tāvatiṃsa en ces termes : ‘Qu’en pensez-vous, ô honorables dieuxde Tāvatiṃsa ? Ce Bienheureux qui est l’Arahant, l’Éveillé parfait,qui connaît [les choses] et qui voit[les choses], a bien fait connaître lessept éléments accessoires de la concentration mentale afin dedévelopper la concentration mentale, afin de perfectionner laconcentration mentale.
Quels sont ces sept éléments ? Le point de vue correct ; lapensée correcte, la parole correcte, l’action correcte, le moyend’existence correct, l’effort correct et l’attention correcte.
‘Ô honorables amis, cette unification mentale entourée par cessept éléments et, donc cette noble concentration mentale estappelée une concentration mentale ayant ses bases, ayant sesaccessoires. Chez celui qui a le point de vue correct, de celui-cidécoule la pensée correcte. Chez celui qui a la pensée correcte, decelle-ci surgit la parole correcte. Chez celui qui a la parolecorrecte, de celle-ci surgit le moyen d’existence correct. Chezcelui qui a le moyen d’existence correct, de celui-ci surgitl’effort correct. Chez celui qui a l’effort correct, de celui-cisurgit l’attention correcte. Chez celui qui a l’attention correcte,de celle-ci surgit la concentration correcte. Chez celui qui a laconcentration correcte, de celle-ci surgit la sagesse correcte.Chez celui qui a la sagesse correcte, de celle-ci surgit lalibération correcte. C’est justement, ô honorables amis, à proposde cette doctrine qu’on peut dire, pour s’exprimer correctement,que “la Doctrine du Bienheureux est bien exposée, donnant desrésultats ici-même, immédiate, invitant à y venir et à voir[par l’expérience], conduisant à laperfection, compréhensible par les sages en eux-mêmes.” Chez celuiqui a la sagesse correcte, de celle-ci surgit la libérationcorrecte. C’est justement, ô honorables amis, à propos de cettedoctrine qu’on peut dire, pour s’exprimer correctement, que “laporte d’immortalité est ouverte.”
‘Ô honorables amis, parmi les 240 000 personnes qui ont été lesdisciples associés, qui ont vécu dans le pays des Magadhas et quisont morts dans un passé récent, qui étaient pourvus d’uneconfiance sereine, stable, en le Bienheureux, pourvus d’uneconfiance sereine, stable, en la Doctrine, pourvus d’une confiancesereine, stable, en la Communauté des disciples, pourvus des vertusaimées par les êtres nobles, certains ont eu une naissancespontanée [parmi les Brahmās], à la suitede leur accomplissement dans la Doctrine, et aussi certains quiavaient éliminé les trois liens et ainsi atteint l’étape deSōtāpatti, qui n’étaient plus dans la voie de la dégradation, maisqui étaient dans la voie de la compréhension complète, parmi eux ily a aussi des gens qui ont atteint l’étape de Sakadāgāmi.
Je pense qu’il y a d’autres gens
Qui ont leur part des mérites
Par peur de dire une contre-vérité,
Je ne dis pas exactement combien ils sont.’
“C’est ce que, Vénéré, le Brahmā Sanankumāra disait. Vénéré,ayant entendu la parole du Brahmā Sanankumāra, il vint au grand roiVessavaṇa avec cette réflexion : ‘C’est merveilleux, ô amis. C’estsurprenant, ô amis. Y a-t-il un tel maître aussi majestueux ! Ya-t-il un tel exposé majestueux de la Doctrine ! Se voit-il detelles hautes étapes majestueuses !’ Le Brahmā Sanankumāra qui a sula réflexion du grand roi Vessavaṇa par sa propre pensée, lui dit :‘Qu’en pensez-vous, ô grand roi Vessavaṇa ? [Nonseulement maintenant] mais aussi dans le passé, il y avaitun tel maître majestueux. Dans le passé aussi, il y eut un telexposé majestueux de la Doctrine. Dans le passé aussi, parurent detelles hautes étapes majestueuses. Dans le futur aussi, il y auraun tel maître majestueux. Dans le futur aussi, il y aura un telexposé majestueux de la Doctrine. Dans le futur aussi, paraîtrontde telles hautes étapes majestueuses.’ C’est ce que, Vénéré, leBrahmā Sanankumāra a déclaré aux dieux de Tāvatiṃsa.”
Ayant entendu et ayant appris en face du Brahmā Sanankumāra cequ’il disait aux dieux de Tāvatiṃsa, le grand roi Vessavaṇa l’afait connaître à sa propre compagnie [dedieux]. Ayant entendu et ayant appris en face du grand roiVessavaṇa ce qu’il disait à sa compagnie, le yakkha Janavasabha l’afait connaître au Bienheureux. Ayant entendu et ayant appris enface du yakkha Janavasabha ce qu’il disait, le Bienheureux l’a faitconnaître à l’Āyasmanta Ānanda. Ayant entendu et ayant appris enface du Bienheureux ce qu’il disait, l’Āyasmanta Ānanda l’a faitconnaître aux bhikkhus, aux bhikkhunīs, aux disciples associéshommes et aux disciples associés femmes en disant : « Tant quecette conduite sublime est bien expliquée par les dieux et leshumains, elle restera grande, prospère, propagée parmi beaucoup degens, elle sera connue et bien établie. »
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