Ainsi ai-je entendu : une fois, leBienheureux séjournait au parc d’Anāthapiṇḍika, situé dans le boisde Jeta, près de la ville de Sāvatthī.
Là bas, le Bienheureux s’adressa aux bhikkhus, en disant : « Ôbhikkhus ».
« Oui, Vénéré », répondirent ces bhikkhus.
Le Bienheureux dit : « Je vais vous parler du tempérament d’unhomme correct et du tempérament d’un homme incorrect. Écoutez,fixez bien votre attention. Je vais vous en parler. »
« Oui, Vénéré », répondirent ces bhikkhus.
Le Bienheureux dit : « Ô bhikkhus, quel est le tempérament del’homme incorrect ? Dans ce cas, ô bhikkhus, supposons qu’un hommeincorrect, appartenant à une famille supérieure, la quitte pourmener une vie sans foyer. Il pense ainsi : “Moi, j’ai quitté unefamille supérieure pour mener une vie sans foyer. Quant aux autresbhikkhus, ils ne sont pas venus d’une famille supérieure pour menerune vie sans foyer”. De cette façon, à cause de sa naissance dansune famille supérieure, il se glorifie et dénigre les autres. Ôbhikkhus c’est le tempérament d’un homme incorrect. Cependant, ôbhikkhus, l’homme correct réfléchit souvent ainsi : “Ce n’est pas àcause de la supériorité de la famille où quelqu’un est né que leséléments mentaux liés à l’avidité, ou liés à la haine ou liés àl’illusion, vont complètement s’épuiser. Même quelqu’un qui n’estpas venu à la vie sans foyer en quittant une famille supérieure,s’il est dans la voie de la Doctrine, dans la voie de l’harmonie[avec les autres] et s’il vit en suivantla Doctrine est, pour cette raison, digne d’être vénéré ; il estdigne d’être louangé” . De cette façon, l’homme correct donne laprééminence à la méthode doctrinale, mais en raison de lasupériorité de la famille où il est né, il ne se glorifie pas, nine dénigre les autres. Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’hommecorrect.
[La mêmeexplication est prononcée à propos d’un individu qui appartient àune famille distinguée, […] d’un homme incorrect quiappartient à une famille riche […]. Puisl’explication continue.]
En outre, ô bhikkhus, supposons un homme incorrect appartenant àune famille richissime, il la quitte pour mener une vie sans foyeret il pense ainsi : “Moi, j’ai quitté une famille richissime pourmener une vie sans foyer. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sontpas venus d’une famille richissime pour mener une vie sans foyer”.De cette façon, à cause de la grande richesse de la famille où ilest né, il se glorifie et dénigre les autres. Ô bhikkhus, c’est letempérament d’un homme incorrect. Cependant, ô bhikkhus, l’hommecorrect réfléchit souvent ainsi : “Ce n’est pas à cause de lagrande richesse de la famille de quelqu’un que les éléments mentauxliés à l’avidité, ou liés à la haine ou liés à l’illusion, vontcomplètement s’épuiser. Même quelqu’un qui n’est pas venu à la viesans foyer en quittant une famille richissime, s’il est dans lavoie de la Doctrine, dans la voie de l’harmonie [avec les autres] et s’il vit en suivant la Doctrineest, pour cette raison, digne d’être vénéré ; il est digne d’êtrelouangé”. De cette façon, l’homme correct donne la prééminence à laméthode doctrinale, et, pour la raison de la grande richesse de lafamille où il est né, il ne se glorifie pas ni ne dénigre lesautres. Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect, deviennepopulaire et célèbre. Il réfléchit souvent ainsi : “Moi, je suispopulaire et célèbre. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont nipopulaires ni célèbres”. De cette façon, à cause de sa popularitéet de sa célébrité, il se glorifie et il dénigre les autres. Celaaussi, ô bhikkhus, est le tempérament d’un homme incorrect.Cependant, ô bhikkhus, l’homme correct réfléchit souvent ainsi :“Ce n’est pas à cause de la popularité et de la célébrité dequelqu’un que les éléments mentaux liés à l’avidité, ou liés à lahaine ou liés à l’illusion, vont complètement s’épuiser. Mêmequelqu’un qui n’est ni populaire ni célèbre, s’il est dans la voiede la Doctrine, dans la voie de l’harmonie [avecles autres] et s’il vit en suivant la Doctrine est, pourcette raison, digne d’être vénéré, digne d’être louangé, même s’iln’est ni populaire ni célèbre”. De cette façon, l’homme correctdonne la prééminence à la méthode doctrinale, et, étant populaireet célèbre, il ne se vante pas, ni ne dénigre les autres. Voilà, ôbhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect obtiennedes dons tels que des cīvaras, dela nourriture, des lieux de séjour, des médicaments. Il réfléchitsouvent ainsi : “Moi, j’obtiens des cīvaras, de la nourriture, des lieux de séjour, desmédicaments. Quant aux autres bhikkhus, ils ne reçoivent pas autantde cīvaras, de nourriture, delieux de séjour, de médicaments”. De cette façon, à cause de sesgains matériels, il se glorifie et il dénigre les autres. Celaaussi, ô bhikkhus, est le tempérament d’un homme incorrect.Cependant, ô bhikkhus, l’homme correct réfléchit souvent ainsi :“Ce n’est pas à cause des profits matériels de quelqu’un que leséléments mentaux liés à l’avidité, ou liés à la haine ou liés àl’illusion, vont complètement s’épuiser. Même quelqu’un quin’obtient pas de gains matériels, s’il est dans la voie de laDoctrine, dans la voie de l’harmonie [avec lesautres], et s’il vit en suivant la Doctrine est, pour cetteraison, digne d’être vénéré ; il est digne d’être louangé”. Decette façon, l’homme correct donne la prééminence à la méthodedoctrinale, et, étant quelqu’un qui obtient des gains matériels, ilne se vante pas, ni ne dénigre les autres. Voilà, ô bhikkhus, letempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect soit unérudit, il réfléchit souvent ainsi : “Moi, je suis érudit. Quantaux autres bhikkhus, ils ne le sont pas”. De cette façon, à causede son érudition, il se vante et il dénigre les autres. Cela aussi,ô bhikkhus, est le tempérament d’un homme incorrect. Cependant, ôbhikkhus, l’homme correct réfléchit souvent ainsi : “Ce n’est pas àcause de l’érudition de quelqu’un que les éléments mentaux liés àl’avidité, ou liés à la haine ou liés à l’illusion, vontcomplètement s’épuiser. Même quelqu’un qui n’est pas un érudit,s’il est dans la voie de la Doctrine, étant dans la voie del’harmonie [avec les autres] et s’il viten suivant la Doctrine est, pour cette raison, digne d’êtrevénéré ; il est digne d’être louangé”. De cette façon, l’hommecorrect donne la prééminence à la méthode doctrinale, et étantérudit, il ne se vante pas, ni ne dénigre les autres. Voilà, ôbhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect soit unporteur du Vinaya. Il réfléchitsouvent ainsi : “Moi, je suis un porteur du Vinaya. Quant aux autres bhikkhus, ils ne lesont pas”. De cette façon, à cause de son érudition dans leVinaya, il se vante et il dénigreles autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est le tempérament d’un hommeincorrect. Cependant, ô bhikkhus, l’homme correct réfléchit souventainsi : “Ce n’est pas parce que quelqu’un est un porteur duVinaya que les éléments mentauxliés à l’avidité, ou liés à la haine ou liés à l’illusion, vontcomplètement s’épuiser. Même quelqu’un qui n’est pas un porteur duVinaya, s’il est dans la voie dela Doctrine, étant dans la voie de l’harmonie [avec les autres] et s’il vit en suivant la Doctrine,pour cette raison il est digne d’être vénéré, il est digne d’êtrelouangé”. De cette façon, l’homme correct donne la prééminence à laméthode doctrinale, et étant porteur du Vinaya, il ne se vante pas, ni ne dénigre les autres.Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect soit unprédicateur. Il réfléchit souvent ainsi : “Moi, je suis unprédicateur. Quant aux autres bhikkhus, ils ne le sont pas”. Decette façon, à cause de sa position de prédicateur, il se vante etil dénigre les autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est le tempéramentd’un homme incorrect. Cependant, ô bhikkhus, l’homme correctréfléchit souvent ainsi : “Ce n’est pas parce que quelqu’un est unprédicateur que les éléments mentaux liés à l’avidité, ou liés à lahaine ou liés à l’illusion, vont complètement s’épuiser. Mêmequelqu’un qui n’est pas un prédicateur, s’il est dans la voie de laDoctrine, dans la voie de l’harmonie [avec lesautres] et s’il vit en suivant la Doctrine, pour cetteraison il est digne d’être vénéré, il est digne d’être louangé”. Decette façon, l’homme correct donne la prééminence à la méthodedoctrinale, et étant un prédicateur, il ne se vante pas, ni nedénigre les autres. Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’hommecorrect.
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite « vivre dans la forêt ». Il réfléchit souvent ainsi :“Moi, je pratique la vertu dite ‘vivre dans la forêt’. Quant auxautres bhikkhus, ils ne sont pas de ceux qui pratiquent la vertudite ‘vivre dans la forêt’. De cette façon, à cause de sa pratiquede la vertu dite ‘vivre dans la forêt’, il se vante et il dénigreles autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est le tempérament d’un hommeincorrect. Cependant, ô bhikkhus, l’homme correct réfléchit souventainsi : “Ce n’est pas parce que quelqu’un pratique la vertu dite‘vivre dans la forêt’ que les éléments mentaux liés à l’avidité, ouliés à la haine ou liés à l’illusion, vont complètement s’épuiser.Même quelqu’un qui ne pratique pas la vertu dite ‘vivre dans laforêt’, s’il est dans la voie de la Doctrine, dans la voie del’harmonie [avec les autres] et s’il viten suivant la Doctrine, pour cette raison il est digne d’êtrevénéré, il est digne d’être louangé”. De cette façon, l’hommecorrect donne la prééminence à la méthode doctrinale, et en raisonde sa pratique dite « vivre dans la forêt », il ne se vante pas, nine dénigre les autres. Voilà, ô bhikkhus, le tempérament d’un hommecorrect.
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite ‘s’habiller uniquement de cīvaras cousus avec des haillons’. Il réfléchit souventainsi : “Moi, je pratique la vertu dite ‘s’habiller uniquement decīvaras cousus avec des haillons”.Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas de ceux qui pratiquentla vertu dite ‘s’habiller uniquement de cīvaras cousus avec des haillons’. […]
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite « vivre uniquement avec la nourriture reçue dans lebol à aumône ». Il réfléchit souvent ainsi : “Moi, je pratique lavertu dite « vivre uniquement avec la nourriture reçue dans le bolà aumône”. Quant aux autres bhikkhus, ils ne pratiquent pas lavertu dite ‘vivre uniquement avec la nourriture reçue dans le bol àaumône’. […]
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite ‘vivre uniquement au pied d’un arbre’. Il réfléchitsouvent ainsi : “Moi, je pratique la vertu dite ‘vivre uniquementau pied d’un arbre’. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas deceux qui pratiquent la vertu dite ‘vivre uniquement au pied d’unarbre’. […]
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite ‘vivre uniquement dans un cimetière’. Il réfléchitsouvent ainsi : “Moi, je pratique la vertu dite ‘vivre uniquementdans un cimetière’. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas deceux qui pratiquent la vertu dite ‘vivre uniquement dans uncimetière’.” […]
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite ‘vivre uniquement en plein air’. Il réfléchit souventainsi : “Moi, je pratique la vertu dite ‘vivre uniquement en pleinair’. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas de ceux quipratiquent la vertu dite ‘vivre uniquement en plein air’.”[…]
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite ‘rester uniquement assis’. Il réfléchit souventainsi : “Moi, je pratique la vertu dite ‘rester uniquement assis’.Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas de ceux qui pratiquentla vertu dite ‘rester uniquement assis’.” […]
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite ‘accepter seulement un siège offert’. Il réfléchitsouvent ainsi : “Moi, je pratique la vertu dite ‘accepter seulementun siège offert’. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas deceux qui pratiquent la vertu dite ‘accepter seulement le siègeoffert’.” […]
En outre, ô bhikkhus, supposons qu’un homme incorrect pratiquela vertu dite ‘s’asseoir seulement une fois pour manger’. Ilréfléchit souvent ainsi : “Moi, je pratique la vertu dite‘s’asseoir seulement une fois pour manger’. Quant aux autresbhikkhus, ils ne sont pas de ceux qui pratiquent la vertu dite‘s’asseoir seulement une fois pour manger’. De cette façon, à causede sa pratique de la vertu dite ‘s’asseoir seulement une fois pourmanger’, il se vante et il dénigre les autres. Cela aussi, ôbhikkhus, est le tempérament d’un homme incorrect. Cependant, ôbhikkhus, l’homme correct réfléchit souvent ainsi : “Ce n’est pasparce que quelqu’un pratique la vertu dite ‘s’asseoir seulement unefois pour manger’ que les éléments mentaux liés à l’avidité, ouliés à la haine ou liés à l’illusion, vont complètement s’épuiser.Même quelqu’un qui ne pratique pas la vertu dite « s’asseoirseulement une fois pour manger », s’il est dans la voie de laDoctrine, dans la voie de l’harmonie [avec lesautres] et s’il vit en suivant la Doctrine, pour cetteraison il est digne d’être vénéré, il est digne d’être louangé”. Decette façon, l’homme correct donne la prééminence à la méthodedoctrinale, et en raison de sa pratique de la vertu dite ‘s’asseoirseulement une fois pour manger’, il ne se vante pas, ni ne dénigreles autres. Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’hommecorrect.
En outre, ô bhikkhus, étant séparé complètement des désirssensuels, étant séparé des choses inefficaces et négatives, unhomme incorrect entre dans le premier jhāna et il y demeure. Il réfléchit souvent ainsi : “Jesuis quelqu’un qui a acquis la concentration mentale du premierjhāna. Quant aux autres bhikkhus,ils ne sont pas de ceux qui ont acquis la concentration mentale dupremier jhāna”. De cette façon, àcause de l’acquisition de la concentration mentale du premierjhāna, il se glorifie et ildénigre les autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est le tempérament d’unhomme incorrect. Cependant, ô bhikkhus, un homme correct réfléchitsouvent ainsi : “Le Bienheureux parlait de la valeur de rester sanss’identifier soi-même à la concentration mentale du premierjhāna. Car dès qu’on conçoitquelque chose, elle n’est plus la même chose”. De cette façon,l’homme correct donne la prééminence à la non identification etpour la raison de l’acquisition de la concentration mentale dupremier jhāna, il ne se vante pas,ni ne dénigre les autres. Voilà, ô bhikkhus, le tempérament del’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, ayant mis fin au raisonnement et à laréflexion, l’homme incorrect entre et demeure dans le deuxièmejhāna qui est apaisementintérieur, unification de la pensée, qui est dépourvu deraisonnement et de réflexion, né de la concentration et quiconsiste en bonheur, et il y demeure. Il réfléchit souvent ainsi :“Je suis quelqu’un qui a acquis la concentration mentale dudeuxième jhāna. Quant aux autresbhikkhus, ils ne sont pas de ceux qui ont acquis la concentrationmentale du deuxième jhāna”. Decette façon, à cause de l’acquisition de la concentration mentaledu deuxième jhāna, il se glorifieet il dénigre les autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est letempérament d’un homme incorrect. Cependant, ô bhikkhus, un hommecorrect réfléchit souvent ainsi : “Le Bienheureux parlait de lavaleur de rester sans s’identifier soi-même à la concentrationmentale du deuxième jhāna. Car dèsqu’on conçoit quelque chose, elle n’est plus la même chose”. Decette façon, l’homme correct donne la prééminence à la nonidentification et pour la raison de l’acquisition de laconcentration mentale du deuxième jhāna, il ne se vante pas, ni ne dénigre les autres.Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, se détournant du bonheur, l’hommeincorrect vit dans l’indifférence, conscient et vigilant, ressentdans son corps le bonheur pur, de sorte que les êtres noblesl’appellent « Celui qui, indifférent et attentif, demeureheureux » ; il entre et demeure dans le troisième jhāna. Il réfléchit souvent ainsi : “Je suisquelqu’un qui a acquis la concentration mentale du troisièmejhāna. Quant aux autres bhikkhus,ils ne sont pas de ceux qui ont acquis la concentration mentale dutroisième jhāna”. De cette façon,à cause de l’acquisition de la concentration mentale du troisièmejhāna, il se glorifie et ildénigre les autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est le tempérament d’unhomme incorrect. Cependant, ô bhikkhus, un homme correct réfléchitsouvent ainsi : “Le Bienheureux parlait de rester sans s’identifiersoi-même à la concentration mentale du troisième jhāna. Car dès qu’on conçoit quelque chose, ellen’est plus la même chose”. De cette façon, l’homme correct donne laprééminence à la non identification et pour la raison del’acquisition de la concentration mentale du troisième jhāna, il ne se vante pas, ni ne dénigreles autres. Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’hommecorrect.
En outre, ô bhikkhus, s’étant débarrassé du bonheur et s’étantdébarrassé de la peine, ayant supprimé la gaieté et la tristesseantérieures, l’homme incorrect entre et demeure dans le quatrièmejhāna où ne sont ni plaisir nidouleur, mais qui est pureté parfaite d’attention etd’indifférence. Il réfléchit souvent ainsi : “Je suis quelqu’un quia acquis la concentration mentale du quatrième jhāna. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sontpas de ceux qui ont acquis la concentration mentale du quatrièmejhāna”. De cette façon, à cause del’acquisition de la concentration mentale du quatrième jhāna, il se glorifie et il dénigre lesautres. Cela aussi, ô bhikkhus, est le tempérament d’un hommeincorrect. Cependant, ô bhikkhus, un homme correct réfléchitsouvent ainsi : “Le Bienheureux parlait de rester sans s’identifiersoi-même à la concentration mentale du quatrième jhāna. Car dès qu’on conçoit quelque chose, ellen’est plus la même chose”. De cette façon, l’homme correct donne laprééminence à la non identification et pour la raison del’acquisition de la concentration mentale du quatrième jhāna, il ne se vante pas, ni ne dénigreles autres. Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’hommecorrect.
En outre, ô bhikkhus, en dépassant complètement le domaine desformes matérielles, l’homme incorrect entre et demeure dans laSphère de l’espace infini. Il réfléchit souvent ainsi : “Je suisquelqu’un qui a acquis la concentration mentale de la Sphère del’espace infini. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas de ceuxqui ont acquis la concentration mentale de la Sphère de l’espaceinfini”. De cette façon, à cause de l’acquisition de laconcentration mentale de la Sphère de l’espace infini, il seglorifie et il dénigre les autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est letempérament d’un homme incorrect. Cependant, ô bhikkhus, un hommecorrect réfléchit souvent ainsi : “Le Bienheureux parlait de restersans s’identifier soi-même à la concentration mentale de la Sphèrede l’espace infini. Car dès qu’on conçoit quelque chose, elle n’estplus la même chose”. De cette façon, l’homme correct donne laprééminence à la non identification et pour la raison del’acquisition de la concentration mentale de la Sphère de l’espaceinfini, il ne se vante pas, ni ne dénigre les autres. Voilà, ôbhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, en dépassant complètement la Sphère del’espace infini, l’homme incorrect entre et demeure dans la Sphèrede la conscience infinie. Il réfléchit souvent ainsi : “Je suisquelqu’un qui a acquis la concentration mentale de la Sphère de laconscience infinie. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas deceux qui ont acquis la concentration mentale de la Sphère de laconscience infinie”. De cette façon, à cause de l’acquisition de laconcentration mentale de la Sphère de la conscience infinie, il seglorifie et il dénigre les autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est letempérament d’un homme incorrect. Cependant, ô bhikkhus, un hommecorrect réfléchit souvent ainsi : Le Bienheureux parlait de restersans s’identifier soi-même à la concentration mentale de la Sphèrede la conscience infinie. Car dès qu’on conçoit quelque chose, ellen’est plus la même chose”. De cette façon, l’homme correct donne laprééminence à la non identification et pour la raison del’acquisition de la concentration mentale de la Sphère de laconscience infinie, il ne se vante pas, ni ne dénigre les autres.Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, en dépassant complètement la Sphère de laconscience infinie, l’homme incorrect entre et demeure dans laSphère du néant. Il réfléchit souvent ainsi : “Je suis quelqu’unqui a acquis la concentration mentale de la Sphère du néant. Quantaux autres bhikkhus, ils ne sont pas de ceux qui ont acquis laconcentration mentale de la Sphère du néant”. De cette façon, àcause de l’acquisition de la concentration mentale de la Sphère dunéant, il se glorifie et il dénigre les autres. Cela aussi, ôbhikkhus, est le tempérament d’un homme incorrect. Cependant, ôbhikkhus, un homme correct réfléchit souvent ainsi : “LeBienheureux parlait de rester sans s’identifier soi-même à laconcentration mentale de la Sphère du néant. Car dès qu’on conçoitquelque chose, elle n’est plus la même chose”. De cette façon,l’homme correct donne la prééminence à la non identification etpour la raison de l’acquisition de la concentration mentale de laSphère du néant, il ne se vante pas, ni ne dénigre les autres.Voilà, ô bhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En outre, ô bhikkhus, en dépassant complètement la Sphère de laconscience infinie, l’homme incorrect entre et demeure dans laSphère sans perception ni non perception. Il réfléchit souventainsi : “Je suis quelqu’un qui a acquis la concentration mentale dela Sphère sans perception ni non perception. Quant aux autresbhikkhus, ils ne sont pas de ceux qui ont acquis la concentrationmentale de la Sphère sans perception ni non perception”. De cettefaçon, à cause de l’acquisition de la concentration mentale de laSphère sans perception ni non perception, il se glorifie et ildénigre les autres. Cela aussi, ô bhikkhus, est le tempérament d’unhomme incorrect. Cependant, ô bhikkhus, un homme correct réfléchitsouvent ainsi : “Le Bienheureux parlait de rester sans s’identifiersoi-même à la concentration mentale de la Sphère sans perception ninon perception. Car dès qu’on conçoit quelque chose, elle n’estplus la même chose”. De cette façon, l’homme correct donne laprééminence à la non identification et en raison de l’acquisitionde la concentration mentale de la Sphère sans perception ni nonperception, il ne se vante pas, ni ne dénigre les autres. Voilà, ôbhikkhus, le tempérament de l’homme correct.
En plus, ô bhikkhus, l’homme correct, en dépassant la Sphèresans perception ni non perception, entre et demeure dans laconcentration mentale où toutes les perceptions et les sensationsont cessé d’exister. Ayant vu cela par la sagesse, ses écoulementmentaux toxiques sont éliminés. Ce bhikkhu ne conçoit rien. Il nese conçoit nulle part, il ne se conçoit en aucune chose.
Ainsi parla le Bienheureux. Les bhikkhus, heureux, se réjouirentdes paroles du Bienheureux.
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