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Traductions [26]

Le grand discours sur la vacuité

Ainsi ai-je entendu. En une occasion,le Béni séjournait parmi les Sakyans à Kapilavatthu dans le Parcdes banians. Tôt le matin, le Béni, ayant ajusté sa robe du bas etprenant son bol et sa robe extérieure, entra dans Kapilavatthu pourles aumônes. Étant allé à Kapilavatthu pour les aumônes, après lerepas, étant rentré de sa tournée d’aumônes, il alla au logis deKāḷa-khemaka le Sakyan pour la journée. Il se trouve qu’à cemoment-là, de nombreux endroits pour se reposer avaient étépréparés au logis de Kāḷa-khemaka le Sakyan. Le Béni vit lesnombreux endroits pour se reposer qui avaient été préparés là et,en les voyant, la pensée suivante lui vint à l’esprit : « Denombreux endroits pour se reposer ont été préparés ici. De nombreuxmoines vivent-ils ici ? »

Il se trouve qu’à ce moment-là, le vénérable Ānanda, ainsi quede nombreux autres moines, fabriquaient des robes au logis de Ghāṭāle Sakyan. Plus tard, le Béni, émergeant le soir de son isolement,alla au logis de Ghāṭā le Sakyan. Étant arrivé, il s’assit à unendroit qui avait été préparé. S’étant assis, il interrogea levénérable Ānanda : « De nombreux endroits pour se reposer ont étépréparés au logis de Kāḷa-khemaka le Sakyan. De nombreux moinesvivent-ils là ? »

« Oui, seigneur, de nombreux endroits pour se reposer ont étépréparés au logis de Kāḷa-khemaka le Sakyan. De nombreux moinesvivent là. Le moment est venu pour nous de fabriquer desrobes. »

« Ānanda, un moine ne brille pas s’il se délecte dans lacompagnie des autres, prend plaisir dans la compagnie des autres,consacre son temps à se délecter dans la compagnie des autres ;s’il se délecte dans un groupe, prend plaisir dans un groupe, seréjouit dans un groupe. En vérité, Ānanda, il est impossible qu’unmoine qui se délecte dans la compagnie des autres, prend plaisirdans la compagnie des autres, consacre son temps à se délecter dansla compagnie des autres ; qui se délecte dans un groupe, prendplaisir dans un groupe, se réjouit dans un groupe, obtienne àvolonté – sans difficulté, sans problème – le plaisir durenoncement, le plaisir de l’isolement, le plaisir de la paix, leplaisir de l’Éveil par soi-même. Mais il est possible qu’un moinequi vit seul, retiré du groupe, puisse espérer obtenir à volonté– sans difficulté, sans problème – le plaisir du renoncement, leplaisir de l’isolement, le plaisir de la paix, le plaisir del’Éveil par soi-même.

« En vérité, Ānanda, il est impossible qu’un moine qui sedélecte dans la compagnie des autres, prend plaisir dans lacompagnie des autres, consacre son temps à se délecter dans lacompagnie des autres ; qui se délecte dans un groupe, prend plaisirdans un groupe, se réjouit dans un groupe, entre et demeure dansl’affranchissement de la conscience qui est temporaire et agréable,ou dans l’affranchissement de la conscience qui n’est pastemporaire et qui est au-delà de la provocation. Mais il estpossible qu’un moine qui vit seul, retiré du groupe, puisse espérerentrer et demeurer dans l’affranchissement de la conscience qui esttemporaire et agréable, ou dans l’affranchissement de la consciencequi n’est pas temporaire et qui est au-delà de la provocation.

« Ānanda, je n’envisage pas même une seule forme dont lechangement et l’altération ne donneraient pas naissance à la peine,la lamentation, la douleur, la détresse, et au désespoir chez celuiqui éprouve de la passion pour elle, et qui se délecte en elle.

« Mais il y a cette demeure [mentale]qui a été découverte par le Tathāgata où, ne prêtant pas attention à quelque thème quece soit, il entre et demeure dans la vacuité interne. Si, pendantqu’il demeure là au moyen de cette demeure, des moines, desmoniales, des laïcs hommes, des laïcs femmes, des rois, desministres royaux, des sectateurs et leurs disciples lui rendentvisite, alors – avec son esprit qui s’oriente vers l’isolement, quitend vers l’isolement, qui est enclin à l’isolement, qui visel’isolement, qui se délecte dans le renoncement, ayant détruit cesqualités qui sont le fondement des effluents – il s’entretient aveceux seulement autant que cela est nécessaire pour qu’ilspartent.

« En conséquence, Ānanda, si un moine devait souhaiter :‘Puis-je entrer et demeurer dans la vacuité interne,’ alors ildevrait stabiliser son esprit à l’intérieur, l’établir, l’unifier,et le concentrer. Et comment le moine fait-il pour stabiliser sonesprit à l’intérieur, l’établir, l’unifier, et le concentrer ? Il ya le cas où un moine – tout à fait isolé de la sensualité, isolédes qualités malhabiles – entre et demeure dans le premier jhāna… le deuxième jhāna… le troisième jhāna… le quatrième jhāna : la pureté de l’équanimité et de sati, ni plaisir, ni douleur. Voilà comment unmoine stabilise son esprit à l’intérieur, l’établit, l’unifie, etle concentre.

« Il prête attention à la vacuité interne. Pendant qu’il prêteattention à la vacuité interne, son esprit ne prend pas de plaisir,ne trouve pas de satisfaction, ne se stabilise pas, ou ne secomplaît pas en elle. Quand c’est le cas, il discerne : ‘Pendantque je prête attention à la vacuité interne, mon esprit ne prendpas de plaisir, ne trouve pas de satisfaction, ne se stabilise pas,ou ne se complaît pas en elle.’ De cette manière, il est enattitude d’alerte en ce qui concerne cela.

« Il prête attention à la vacuité externe…

« Il prête attention à la vacuité interne et externe…

« Il prête attention à l’imperturbable. Pendant qu’il prêteattention à l’imperturbable, son esprit ne prend pas de plaisir, netrouve pas de satisfaction, ne se stabilise pas, ou ne se complaîtpas en lui. Quand c’est le cas, il discerne : ‘Pendant que je prêteattention à l’imperturbable, mon esprit ne prend pas de plaisir, netrouve pas de satisfaction, ne se stabilise pas, ou ne se complaîtpas en lui’. De cette manière, il est en attitude d’alerte en cequi concerne cela.

« Quand c’est le cas, il devrait stabiliser son esprit àl’intérieur, l’établir, l’unifier, et le concentrer sur son premierthème de concentration.

« Il prête ensuite attention à la vacuité interne. Pendant qu’ilprête attention à la vacuité interne, son esprit prend du plaisir,trouve de la satisfaction, se stabilise, et se complaît en elle.Quand c’est le cas, il discerne : ‘Pendant que je prête attention àla vacuité interne, mon esprit prend du plaisir, trouve de lasatisfaction, se stabilise, et se complaît en elle. De cettemanière, il est en attitude d’alerte en ce qui concerne cela.

« Il prête attention à la vacuité externe…

« Il prête attention à la vacuité interne et externe…

« Il prête attention à l’imperturbable. Pendant qu’il prêteattention à l’imperturbable, son esprit prend du plaisir, trouve dela satisfaction, se stabilise, et se complaît en lui. Quand c’estle cas, il discerne : ‘Pendant que je prête attention àl’imperturbable, mon esprit prend du plaisir, trouve de lasatisfaction, se stabilise, et se complaît en lui.’ De cettemanière, il est en attitude d’alerte en ce qui concerne cela.

« Si, pendant que le moine demeure là au moyen de cette demeure,son esprit est enclin à faire des allers-retours, il fait desallers-retours [pensant :] ‘Pendant que jemarche ainsi, aucune convoitise ou tristesse, aucune qualitémauvaise, malhabile ne prendra possession de moi.’ De cettemanière, il est en attitude d’alerte en ce qui concerne cela.

« Si, pendant que le moine demeure là au moyen de cette demeure,son esprit est enclin à rester debout… à s’asseoir… à s’allonger,il s’allonge, [pensant :] ‘Pendant que jesuis allongé ainsi, aucune convoitise ou tristesse, aucune qualitémauvaise, malhabile ne prendra possession de moi.’ De cettemanière, il est en attitude d’alerte en ce qui concerne cela.

« Si, pendant que le moine demeure là au moyen de cette demeure,son esprit est enclin à parler, il prend la résolution : ‘Je nem’engagerai pas dans des discussions qui sont viles, vulgaires,communes, ignobles, non bénéfiques, qui ne conduisent pas audésenchantement, à la dépassion, à la cessation, au calme, à laconnaissance directe, à l’Éveil par soi-même, ou au Déliement– c’est-à-dire des discussions à propos de rois, de voleurs, et deministres d’état ; d’armées, de dangers, et de batailles ; denourriture et de boisson ; de vêtements, de meubles, de guirlandeset de parfums ; de proches ; de véhicules ; de villages, de bourgs,de villes, de pays ; de femmes et de héros ; du bavardage de la rueet du puits ; d’histoires des morts ; d’histoires diverses, de lacréation du monde et de la mer ; d’histoires au sujet del’existence ou non des choses.’ De cette manière, il est enattitude d’alerte en ce qui concerne cela.

« ‘Mais’ [il prend la résolution :] ‘Jem’engagerai dans des discussions qui élèvent l’esprit, quifavorisent l’affranchissement de la conscience, et qui conduisentexclusivement au désenchantement, à la dépassion, à la cessation,au calme, à la connaissance directe, à l’Éveil par soi-même, et auDéliement. – c’est-à-dire des discussions à propos de la modestie,du contentement, de l’isolement, du non-emmêlement, qui stimulentla persévérance, la vertu, la concentration, le discernement,l’affranchissement, et la connaissance-et-vision del’affranchissement.’ De cette manière, il est en attitude d’alerteen ce qui concerne cela.

« Si, pendant qu’il demeure là au moyen de cette demeure, sonesprit est enclin à penser, il prend la résolution : ‘Je nepenserai pas des pensées qui sont viles, vulgaires, communes,ignobles, non bénéfiques, qui ne conduisent pas au désenchantement,à la dépassion, à la cessation, au calme, à la connaissancedirecte, à l’Éveil par soi-même, ou au Déliement – c’est-à-dire despensées de sensualité, des pensées de malveillance, des pensées denocivité.’ De cette manière, il est en attitude d’alerte en ce quiconcerne cela.

« ‘Mais’ [il prend la résolution :] ‘Jem’engagerai dans des pensées qui sont nobles, qui font progresser,qui conduisent au terme juste de la souffrance pour la personne quiagit à partir d’elles – c’est-à-dire des pensées de renoncement,des pensées de non-malveillance, des pensées de non-nocivité.’ Decette manière, il est en attitude d’alerte en ce qui concernecela.

« Ānanda, il y a ces cinq cordes de la sensualité. Quelles sontces cinq cordes ? Les formes qui peuvent être connues vial’œil– agréables, plaisantes, charmantes, attachantes, attirantes,liées au désir sensuel. Les sons qui peuvent être connus vial’oreille… Les arômes qui peuvent être connus via le nez… Lessaveurs qui peuvent être connues via la langue… Les sensationstactiles qui peuvent être connues via le corps – agréables,plaisantes, charmantes, attachantes, attirantes, liées au désirsensuel. Ce sont là les cinq cordes de la sensualité auxquelles unmoine devrait réfléchir de façon répétée : ‘Y a-t-il en moi, dansune circonstance ou une autre, une quelconque implication de laconscience qui apparaît concernant ces cinq cordes de lasensualité ?’ Si, après avoir réfléchi, le moine discerne : ‘Il y aen moi, dans une circonstance ou une autre, une implication de laconscience qui apparaît concernant ces cinq cordes de lasensualité,’ alors – ceci étant le cas – il discerne que : ‘Je n’aipas abandonné le désir-passion pour les cinq cordes de lasensualité.’ Mais si, après avoir réfléchi, il discerne que : ‘Iln’y a pas en moi, dans une circonstance ou une autre, uneimplication de la conscience qui apparaît concernant ces cinqcordes de la sensualité,’ alors – ceci étant le cas – il discerneque : ‘J’ai abandonné le désir-passion pour les cinq cordes de lasensualité.’ De cette manière, il est en attitude d’alerte en cequi concerne cela.

« Ce sont là les cinq agrégats de l’agrippement où un moinedevrait demeurer, en suivant l’apparition et la disparition[ainsi] : ‘Telle est la forme, telle estson origine, telle est sa disparition. Telle est la sensation…Telle est la perception… Telles sont les fabrications… Telle est laconscience, telle est son origine, telle est sa disparition.’Lorsqu’il suit l’apparition et la disparition en ce qui concerneces cinq agrégats de l’agrippement, il abandonne tout orgueil que‘Je suis’ en ce qui concerne ces cinq agrégats de l’agrippement.Ceci étant le cas, il discerne que : ‘J’ai abandonné tout orgueilque « Je suis » en ce qui concerne ces cinq agrégats del’agrippement.’ De cette manière, il est en attitude d’alerte en cequi concerne cela.

« Ces qualités, Ānanda, sont exclusivement habiles dans leursfondements, nobles, transcendantes, inaccessibles àCelui-qui-est-mauvais.

« Que penses-tu, Ānanda ? Quand il envisage quel but, est-ilapproprié pour un disciple de suivre le maître même après avoir étéréprimandé [par lui] ? »

« Pour nous, seigneur, les enseignements du Béni ont le Bénipour racine, guide, et arbitre. Ce serait une bonne chose si leBéni lui-même expliquait la signification de cette déclaration.L’ayant entendue du Béni, les moines s’en souviendront. »

« Ānanda, il n’est pas approprié pour un disciple de suivre deprès le maître afin d’entendre des discours, des vers, ou dessessions de questions-réponses. Pourquoi ? Cela fait longtemps,Ānanda, que tu écoutes les enseignements, que tu les retiens, quetu les discutes, que tu les accumules, que tu les examines avec tonesprit, et que tu les pénètres bien en y ayant bien réfléchi. Maisen ce qui concerne les discussions qui élèvent l’esprit, quifavorisent l’affranchissement de la conscience, et qui conduisentexclusivement au désenchantement, à la dépassion, à la cessation,au calme, à la connaissance directe, à l’Éveil par soi-même, et auDéliement – c’est-à-dire des discussions à propos de la modestie,du contentement, de l’isolement, du non-emmêlement, qui stimulentla persévérance, la vertu, la concentration, le discernement,l’affranchissement, et la connaissance-et-vision del’affranchissement : c’est pour entendre ce type de discussionqu’il est approprié pour un disciple de suivre de près le maître,comme s’il était attaché à lui.

« Ceci étant le cas, il y a la ruine du maître, il y a la ruinede l’élève, il y a la ruine de celui qui mène la vie sainte.

« Et comment y a-t-il la ruine du maître ? Il y a le cas où uncertain maître se retire dans un endroit isolé : un lieu sauvage,l’ombre d’un arbre, une montagne, un vallon, une grotte à flanc decolline, un charnier, un bois, le grand air, un tas de paille.Pendant qu’il vit ainsi isolé, des brahmanes et des maîtres defoyer des bourgs et du pays lui rendent visite. Quand ils luirendent visite, il est atteint par des choses qui l’obsèdent, ilest en proie à l’avidité et il se tourne vers le luxe. C’est là ceque l’on appelle un maître ruiné par la ruine d’un maître. Il a étéabattu par des qualités mauvaises, malhabiles qui souillent, quiconduisent à plus de devenir, qui perturbent, qui résultent dans lasouffrance, et qui conduisent à une future naissance, à un futurvieillissement, et une future mort. Telle est la ruine dumaître.

« Et comment y a-t-il la ruine de l’élève ? Un élève de cemaître, imitant l’isolement de son maître, se retire dans unendroit isolé : un lieu sauvage, l’ombre d’un arbre, une montagne,un vallon, une grotte à flanc de colline, un charnier, un bois, legrand air, un tas de paille. Pendant qu’il vit ainsi isolé, desbrahmanes et des maîtres de foyer des bourgs et du pays lui rendentvisite. Quand ils lui rendent visite, il est atteint par des chosesqui l’obsèdent, il est en proie à l’avidité et il se tourne vers leluxe. C’est là ce que l’on appelle un élève ruiné par la ruine d’unélève. Il a été abattu par des qualités mauvaises, malhabiles quisouillent, qui conduisent à plus de devenir, qui perturbent, quirésultent dans la souffrance, et qui conduisent à une futurenaissance, à un futur vieillissement, et une future mort. Telle estla ruine de l’élève.

« Et comment y a-t-il la ruine de celui qui mène la vie sainte ?Il y a le cas où un tathāgataapparaît dans le monde, digne et justement éveillé par lui-même,consommé en connaissance claire et en conduite, bien-allé, unexpert en ce qui concerne le monde, insurpassé en tantqu'entraîneur de ceux qui peuvent être domptés, le maître desdeva et des êtres humains,éveillé, béni. Il se retire dans un endroit isolé : un lieusauvage, l’ombre d’un arbre, une montagne, un vallon, une grotte àflanc de colline, un charnier, un bois, le grand air, un tas depaille. Pendant qu’il vit ainsi isolé, des brahmanes et des maîtresde foyer des bourgs et du pays lui rendent visite. Quand ils luirendent visite, il n’est pas atteint par des choses qui l’obsèdent,il n’est pas en proie à l’avidité et il ne se tourne pas vers leluxe. Un élève de ce maître, imitant l’isolement de son maître, seretire dans un logis isolé : un lieu sauvage, l’ombre d’un arbre,une montagne, un vallon, une grotte à flanc de colline, uncharnier, un bois, le grand air, un tas de paille. Pendant qu’ilvit ainsi isolé, des brahmanes et des maîtres de foyer des bourgset du pays lui rendent visite. Quand ils lui rendent visite, il estatteint par des choses qui l’obsèdent, il est en proie à l’aviditéet il se tourne vers le luxe. C’est là ce que l’on appelle unepersonne qui suit la vie sainte et qui est ruinée par la ruined’une personne qui suit la vie sainte. Elle a été abattue par desqualités mauvaises, malhabiles qui souillent, qui conduisent à plusde devenir, qui perturbent, qui résultent dans la souffrance, etqui conduisent à une future naissance, à un futur vieillissement,et une future mort. Telle est la ruine d’une personne qui suit lavie sainte.

« Et de ce point de vue, Ānanda, la ruine d’une personne quisuit la vie sainte résulte en plus de souffrance, plus d’amertumeque la ruine du maître ou la ruine de l’élève. Elle conduit mêmeaux états de la privation.

« En conséquence, Ānanda, agis avec moi dans un esprit d’amitié,pas dans un esprit d’opposition, cela pour ton bien-être et tonbonheur à long terme.

« Et comment les élèves agissent-ils avec le maître dans unesprit d’opposition, et pas dans un esprit d’amitié ? Il y a le casoù un maître enseigne le Dhamma àses élèves avec sympathie, recherchant leur bien-être, parsympathie : ‘Ceci est pour votre bien-être ; ceci est pour votrebonheur.’ Ses disciples n’écoutent pas ou ne prêtent pas l’oreilleou n’appliquent pas leur esprit à la connaissance. Se détournant,ils s’écartent du message du maître. Voilà comment les élèvesagissent avec le maître dans un esprit d’opposition, et pas dans unesprit d’amitié.

« Et comment les élèves agissent-ils avec le maître dans unesprit d’amitié, et pas dans un esprit d’opposition ? Il y a le casoù un maître enseigne le Dhamma àses élèves avec sympathie, recherchant leur bien-être, parsympathie : ‘Ceci est pour votre bien-être ; ceci est pour votrebonheur.’ Ses disciples écoutent, prêtent l’oreille, et appliquentleur esprit à la connaissance. Ne se détournant pas, ils nes’écartent pas du message du maître. Voilà comment les élèvesagissent avec le maître dans un esprit d’amitié, et pas dans unesprit d’opposition.

« En conséquence, Ānanda, agis avec moi dans un esprit d’amitié,et pas dans un esprit d’opposition, cela pour ton bien-être et tonbonheur à long terme.

« Je ne prendrai pas soin de toi à la façon dont un potier prendsoin d’objets en argile humides, non cuits. Réprimandant encore etencore, je parlerai. Encourageant encore et encore, je parlerai. Cequi est essentiel demeurera. »

Voilà ce que dit le Béni. Satisfait, le vénérable Ānanda sedélecta des paroles du Béni.

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