Ainsi ai-je entendu. En une occasion,le Béni demeurait près de Sāvatthī dans le Bois de Jeta, lemonastère d’Anāthapiṇḍika. Là, il s’adressa aux moines :« Moines ! »
« Oui, seigneur, » lui répondirent les moines.
Le Béni dit : « Moines, c’est comme s’il y avait deux maisonsavec des portes, et un homme avec de bons yeux, qui se tiendrait làentre elles, verrait les gens entrer dans une maison et en sortir,errant ici et là. De la même manière – au moyen de l’œil divin,purifié et surpassant l’œil humain – je vois les êtres mourir etréapparaître, et je discerne la façon dont ils sont inférieurs etsupérieurs, beaux et laids, fortunés et infortunés en accord avecleur kamma : ‘Oh, comment cesêtres – qui avaient une bonne conduite en corps, en parole, et enesprit, qui n’injuriaient pas les Êtres nobles, qui entretenaientdes vues justes et entreprenaient des actions sous l’influence devues justes – à la brisure du corps, après la mort, sont réapparusdans une bonne destination, dans un monde céleste. Ou comment cesêtres – qui avaient une mauvaise conduite en corps, en parole, eten esprit, qui injuriaient les Êtres nobles, qui entretenaient desvues erronées et entreprenaient des actions sous l’influence devues erronées – à la brisure du corps, après la mort, sontréapparus sur le plan d’existence des esprits affamés. Ou commentces êtres – qui avaient une mauvaise conduite en corps, en parole,et en esprit, qui injuriaient les Êtres nobles, qui entretenaientdes vues erronées et entreprenaient des actions sous l’influence devues erronées – à la brisure du corps, après la mort, sontréapparus dans la matrice animale. Ou comment ces êtres – quiavaient une mauvaise conduite en corps, en parole, et en esprit,qui injuriaient les Êtres nobles, qui entretenaient des vueserronées et entreprenaient des actions sous l’influence de vueserronées – à la brisure du corps, après la mort, sont réapparus surle plan d’existence de la privation, dans une mauvaise destination,sur un plan d’existence inférieur, en enfer.’
« Alors les gardiens de l’enfer, saisissant [un tel être] par les bras, le présentent devant leroi Yama : ‘Majesté, voici un homme qui n’a pas de respect pour samère, pas de respect pour son père, pas de considération pour lescontemplatifs, pas de considération pour les brahmanes, quin’honore pas les chefs de son clan. Que votre majesté décrète sapunition.’
« Alors le roi Yama interroge et interpelle et fustige l’hommeen ce qui concerne le premier messager des deva : ‘Mon brave, n’as-tu pas vu le premier messager desdeva qui est apparu parmi lesêtres humains ?’
« ‘Seigneur, je ne l’ai pas vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, n’as-tu pas vu parmi lesêtres humains un tendre bébé de sexe masculin allongé dans sonurine et ses excréments ?’
« ‘Seigneur, je l’ai vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, la pensée suivante net’est-elle pas venue à l’esprit – toi qui es observateur et mûr :« Moi aussi je suis sujet à la naissance, je ne suis pas au-delà dela naissance. Il vaudrait mieux pour moi que j’agisse correctementen corps, en parole et en esprit » ?’
« ‘Je n’ai pas pu, seigneur. J’étais non vigilant,seigneur.’
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, parce que tu étais nonvigilant, tu n’as pas fait ce qui est bien en corps, en parole, eten esprit. Et bien sûr mon brave, tu seras traité en accord avec tanon-vigilance. Car ce mauvais kamma qui est tien n’a été fait ni par ta mère, ni par tonpère, ni par ton frère, ni par ta sœur, ni par tes amis etcompagnons, ni par tes proches et tes parents, ni par les deva. Ce mauvais kamma a été fait par toi-même, et c’est toi qui subirasson résultat.’
« Puis, ayant interrogé et interpellé et fustigé l’homme en cequi concerne le premier messager des deva, le roi Yama l’interroge et l’interpelle et lefustige en ce qui concerne le deuxième : ‘Mon brave, n’as-tu pas vule deuxième messager des deva quiest apparu parmi les êtres humains ?’
« ‘Seigneur, je ne l’ai pas vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, n’as-tu pas vu parmi lesêtres humains une femme ou un homme de quatre-vingts ans,quatre-vingt-dix ans, ou cent ans : âgé, la poutre maîtressetordue, courbé en deux, soutenu par une canne, paralysé, misérable,les dents cassées, les cheveux gris, le cheveu rare, chauve, ridé,les membres tout couverts de taches ?’
« ‘Je l’ai vu, seigneur,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, la pensée suivante net’est-elle pas venue à l’esprit – toi qui es observateur et mûr :« Moi aussi je suis sujet au vieillissement, je ne suis pas au-delàdu vieillissement. Il vaudrait mieux pour moi que j’agissecorrectement en corps, en parole et en esprit » ?’
« ‘Je n’ai pas pu, seigneur. J’étais non vigilant,seigneur.’
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, parce que tu étais nonvigilant, tu n’as pas fait ce qui est bien en corps, en parole, eten esprit. Et bien sûr mon brave, tu seras traité en accord avec tanon-vigilance. Car ce mauvais kamma qui est tien n’a été fait ni par ta mère, ni par tonpère, ni par ton frère, ni par ta sœur, ni par tes amis etcompagnons, ni par tes proches et tes parents, ni par les deva. Ce mauvais kamma a été fait par toi-même, et c’est toi qui subirasson résultat.’
« Puis, ayant interrogé et interpellé et fustigé l’homme en cequi concerne le deuxième messager des deva, le roi Yama l’interroge et l’interpelle et lefustige en ce qui concerne le troisième : ‘Mon brave, n’as-tu pasvu le troisième messager des devaqui est apparu parmi les êtres humains ?’
« ‘Seigneur, je ne l’ai pas vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, n’as-tu pas vu parmi lesêtres humains une femme ou un homme souffrant, dans la douleur,gravement malade, allongé dans son urine et ses excréments, soulevépar d’autres, déposé par terre par d’autres ?’
« ‘Seigneur, je l’ai vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, la pensée suivante net’est-elle pas venue à l’esprit – toi qui es observateur et mûr :« Moi aussi je suis sujet à la maladie, je ne suis pas au-delà dela maladie. Il vaudrait mieux pour moi que j’agisse correctement encorps, en parole et en esprit » ?’
« ‘Je n’ai pas pu, seigneur. J’étais non vigilant,seigneur.’
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, parce que tu étais nonvigilant, tu n’as pas fait ce qui est bien en corps, en parole, eten esprit. Et bien sûr mon brave, tu seras traité en accord avec tanon-vigilance. Car ce mauvais kamma qui est tien n’a été fait ni par ta mère, ni par tonpère, ni par ton frère, ni par ta sœur, ni par tes amis etcompagnons, ni par tes proches et tes parents, ni par les deva. Ce mauvais kamma a été fait par toi-même, et c’est toi qui subirasson résultat.’
« Puis, ayant interrogé et interpellé et fustigé l’homme en cequi concerne le troisième messager des deva, le roi Yama l’interroge et l’interpelle et lefustige en ce qui concerne le quatrième : ‘Mon brave, n’as-tu pasvu le quatrième messager des devaqui est apparu parmi les êtres humains ?’
« ‘Seigneur, je ne l’ai pas vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, n’as-tu pas vu parmi lesêtres humains, les rois – ayant fait capturer un voleur, uncriminel – le faire torturer de plusieurs manières : le fairefouetter avec des fouets, frapper avec des cannes, frapper avec desbâtons ; lui faire couper les mains, couper les pieds, couper lesmains et les pieds ; couper les oreilles, couper le nez, couper lesoreilles et le nez ; le soumettre au ‘pot à porridge,’ au‘polissage du coquillage,’ à la ‘bouche de Rāhu’, à la ‘guirlandeenflammée,’ à la ‘main embrasée,’ au ‘devoir de l’herbe,’ àl’‘habit d’écorce,’ à l’‘antilope en feu,’ aux ‘crochets à viande,’au ‘gougeage des pièces de monnaie,’ à la ‘marinade dans la soude,’au ‘pivot sur un pieu,’ au ‘lit roulé’ ; le faire éclabousser avecde l’huile bouillante, dévorer par des chiens, empaler vivant surun pieu ; lui faire couper la tête avec des épées ?’
« ‘Seigneur, je l’ai vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, la pensée suivante net’est-elle pas venue à l’esprit – toi qui es observateur et mûr :« Il apparaît que ceux qui commettent des actions mauvaises sonttorturés de plusieurs manières ici-et-maintenant. Et combiendoivent-ils l’être encore plus dans l’au-delà ? Il vaudrait mieuxpour moi que j’agisse correctement en corps, en parole et enesprit » ?’
« ‘Je n’ai pas pu, seigneur. J’étais non vigilant,seigneur.’
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, parce que tu étais nonvigilant, tu n’as pas fait ce qui est bien en corps, en parole, eten esprit. Et bien sûr mon brave, tu seras traité en accord avec tanon-vigilance. Car ce mauvais kamma qui est tien n’a été fait ni par ta mère, ni par tonpère, ni par ton frère, ni par ta sœur, ni par tes amis etcompagnons, ni par tes proches et tes parents, ni par les deva. Ce mauvais kamma a été fait par toi-même, et c’est toi qui subirasson résultat.’
« Puis, ayant interrogé et interpellé et fustigé l’homme en cequi concerne le quatrième messager des deva, le roi Yama l’interroge et l’interpelle et lefustige en ce qui concerne le cinquième : ‘Mon brave, n’as-tu pasvu le cinquième messager des devaqui est apparu parmi les êtres humains ?’
« ‘Seigneur, je ne l’ai pas vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, n’as-tu pas vu parmi lesêtres humains une femme ou un homme, mort depuis un jour, deuxjours, ou trois jours : gonflé, verdâtre, et suppurant ?’
« ‘Seigneur, je l’ai vu,’ dit-il.
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, la pensée suivante net’est-elle pas venue à l’esprit – toi qui es observateur et mûr :« Moi aussi, je suis sujet à la mort, je ne suis pas au-delà de lamort. Il vaudrait mieux pour moi que j’agisse correctement encorps, en parole et en esprit » ?’
« ‘Je n’ai pas pu, seigneur. J’étais non vigilant,seigneur.’
« Alors le roi Yama dit : ‘Mon brave, parce que tu étais nonvigilant, tu n’as pas fait ce qui est bien en corps, en parole, eten esprit. Et bien sûr mon brave, tu seras traité en accord avec tanon-vigilance. Car ce mauvais kamma qui est tien n’a été fait ni par ta mère, ni par tonpère, ni par ton frère, ni par ta sœur, ni par tes amis etcompagnons, ni par tes proches et tes parents, ni par les deva. Ce mauvais kamma a été fait par toi-même, et c’est toi qui subirasson résultat.’
« Puis, ayant interrogé et interpellé et fustigé l’homme en cequi concerne le cinquième messager des deva, le roi Yama se tait.
« Alors les gardiens de l’enfer torturent [celui qui a fait le mal] en lui faisant subir ce quel’on appelle le quintuple emprisonnement. Ils lui enfoncent un pieuen fer chauffé à blanc à travers une main, ils lui enfoncent unpieu en fer chauffé à blanc à travers l’autre main, ils luienfoncent un pieu en fer chauffé à blanc à travers un pied, ils luienfoncent un pieu en fer chauffé à blanc à travers l’autre pied,ils lui enfoncent un pieu en fer chauffé à blanc à travers lemilieu de la poitrine. Là, il ressent des sensations douloureuses,violentes, aiguës ; cependant, il ne meurt pas tant que son mauvaiskamma n’est pas épuisé.
« Ensuite les gardiens de l’enfer l’allongent sur le sol et ledécoupent en tranches avec des couperets. Ensuite, ils le tiennentsuspendu la tête en bas et le découpent en tranches avec descouperets. Ensuite ils l’attèlent à un chariot et ils le fontavancer et reculer sur un sol brûlant, flamboyant, et rougeoyant.Ensuite ils lui font gravir et descendre une grande montagne debraises brûlantes, flamboyantes, et rougeoyantes. Ensuite ils letiennent suspendu la tête en bas et le plongent dans un chaudron decuivre incandescent, brûlant, flamboyant, et rougeoyant. Là, ilbout avec des bulles qui forment de l’écume. Alors qu’il bout làavec des bulles qui forment de l’écume, parfois il monte, parfoisil descend, parfois il tourne. Là, il ressent des sensationsdouloureuses, violentes, aiguës ; cependant, il ne meurt pas tantque son mauvais kamma n’est pasépuisé.
« Ensuite les gardiens de l’enfer le précipitent dans le Grandenfer. En ce qui concerne le Grand enfer, [onpeut dire,] moines :
Il possède quatre coins et quatre portes
disposées au milieu de chaque côté.
Il est entouré par un mur en fer,
et couvert de fer.
Son sol est fait de fer chauffé à blanc,
chauffé, flamboyant de toute part.
Il est sans fin,
s’étendant sur cent lieues dans toutes les directions.
« La flamme qui surgit du mur est du Grand enfer frappe le murouest. La flamme qui surgit du mur ouest frappe le mur est. Laflamme qui surgit du mur nord frappe le mur sud. La flamme quisurgit du mur sud frappe le mur nord. La flamme qui surgit du fondfrappe le sommet. La flamme qui surgit du sommet frappe le fond.Là, il ressent des sensations douloureuses, violentes, aiguës ;cependant, il ne meurt pas tant que son mauvais kamma n’est pas épuisé.
« Il arrive un temps où, finalement, avec l’écoulement d’unelongue période, la porte est du Grand enfer s’ouvre. Il court verselle, se précipite. Alors qu’il court vers elle, se précipite, sapeau externe brûle, sa peau interne brûle, sa chair brûle, sestendons brûlent, même ses os fument. Quand son pied se soulève, ilest le même. Mais quand finalement il arrive [àla porte est], la porte se referme brutalement. Là, ilressent des sensations douloureuses, violentes, aiguës ; cependant,il ne meurt pas tant que son mauvais kamma n’est pas épuisé.
« Il arrive un temps où, finalement, avec l’écoulement d’unelongue période, la porte ouest du Grand enfer s’ouvre… la portenord… la porte sud du Grand enfer s’ouvre. Il court vers elle, seprécipite. Alors qu’il court vers elle, se précipite, sa peauexterne brûle, sa peau interne brûle, sa chair brûle, ses tendonsbrûlent, même ses os fument. Quand son pied se soulève, il est lemême. Mais quand finalement il arrive, la porte se refermebrutalement. Là, il ressent des sensations douloureuses, violentes,aiguës ; cependant, il ne meurt pas tant que son mauvais kamma n’est pas épuisé.
« Il arrive un temps où, finalement, avec l’écoulement d’unelongue période, la porte est du Grand enfer s’ouvre. Il court verselle, se précipite. Alors qu’il court vers elle, se précipite, sapeau externe brûle, sa peau interne brûle, sa chair brûle, sestendons brûlent, même ses os fument. Quand son pied se soulève, ilest le même. Il sort par la porte. Mais juste à côté du Grand enferse trouve un vaste enfer d’excréments. Il tombe dedans. Et dans cevaste enfer d’excréments, des êtres à la bouche en forme d’aiguilleperforent sa peau extérieure. Ayant perforé sa peau extérieure, ilsperforent sa peau intérieure… sa chair… ses tendons… l’os. Ayantperforé l’os, ils se nourrissent de la moelle. Là, il ressent dessensations douloureuses, violentes, aiguës ; cependant, il ne meurtpas tant que son mauvais kamman’est pas épuisé.
« Juste à côté du vaste enfer d’excréments se trouve le vasteenfer des cendres chaudes. Il tombe dedans. Là, il ressent dessensations douloureuses, violentes, aiguës ; cependant, il ne meurtpas tant que son mauvais kamman’est pas épuisé.
« Juste à côté de l’Enfer des cendres chaudes se trouve la vasteforêt de simbali, [avec des arbres], qui atteignent une lieue de haut,qui sont couverts d’épines d’une longueur de seize largeurs dedoigt – brûlantes, flamboyantes, et rougeoyantes. Il pénètre dedanset il est obligé de grimper au sommet de ces arbres et d’enredescendre. Là, il ressent des sensations douloureuses, violentes,aiguës ; cependant, il ne meurt pas tant que son mauvais kamma n’est pas épuisé.
« Juste à côté de la forêt de simbali se trouve la vaste forêt [desarbres] aux feuilles-épées. Il pénètre dedans. Là, lesfeuilles, agitées par le vent, coupent sa main, coupent son pied,coupent sa main et son pied, coupent son oreille, coupent son nez,coupent son oreille et son nez. Là, il ressent des sensationsdouloureuses, violentes, aiguës ; cependant, il ne meurt pas tantque son mauvais kamma n’est pasépuisé.
« Juste à côté de la forêt [des arbres]aux feuilles-épées se trouve la vaste Rivière de soude. Il tombededans. Là, il est emporté par le courant, il est emporté par lecontre-courant, il est emporté par le courant et le contre-courant.Là, il ressent des sensations douloureuses, violentes, aiguës ;cependant, il ne meurt pas tant que son mauvais kamma n’est pas épuisé.
« Ensuite les gardiens de l’enfer le retirent de là avec uncrochet et, le plaçant sur le sol, lui disent : ‘Bien, mon brave,que veux-tu ?’ Il répond : ‘J’ai faim, vénérables sires.’ Alors lesgardiens de l’enfer lui ouvrent la bouche avec des pinces en ferchauffées à blanc – brûlantes, flamboyantes, et rougeoyantes – etils lancent dedans une boule en cuivre, brûlante, flamboyante, etrougeoyante. Elle brûle ses lèvres, elle brûle sa bouche, ellebrûle son estomac et ressort par le côté, emmenant avec elle sesentrailles et ses intestins. Là, il ressent des sensationsdouloureuses, violentes, aiguës ; cependant, il ne meurt pas tantque son mauvais kamma n’est pasépuisé.
« Ensuite les gardiens de l’enfer lui disent : Bien, mon brave,que veux-tu ?’ Il répond : ‘J’ai soif, vénérables sires.’ Alors lesgardiens de l’enfer lui ouvrent la bouche avec des pinces en ferchauffées à blanc – brûlantes, flamboyantes, et rougeoyantes – etils versent dedans du cuivre fondu, brûlant, flamboyant, etrougeoyant. Il brûle ses lèvres, il brûle sa bouche, il brûle sonestomac et ressort par le côté, emmenant avec lui ses entrailles etses intestins. Là, il ressent des sensations douloureuses,violentes, aiguës ; cependant, il ne meurt pas tant que son mauvaiskamma n’est pas épuisé.
« Puis les gardiens de l’enfer le rejettent dans le Grandenfer.
« Moines, un jour, la pensée suivante vint à l’esprit du roiYama : ‘Ceux qui ont fait des actions mauvaises sont torturés denombreuses manières. Oh, puissè-je obtenir l’état humain ! Etpuisse un tathāgata, digne etjustement éveillé par lui-même, apparaître dans le monde ! Etpuissè-je être en présence de ce tathāgata ! Et puisse-t-il m’enseigner le Dhamma ! Et puissè-je comprendre son Dhamma !’
« Je vous dis ceci, moines, non pas parce que je l’ai entendud’un autre contemplatif ou brahmane. Au contraire, je vous dis cecijuste comme je l’ai connu par moi-même, vu par moi-même, comprispar moi-même. »
Voilà ce que dit le Béni. Ayant dit cela,Celui-qui-est-bien-allé, le maître, ajouta :
[Bien que] prévenues par les messagersdes deva,
ces personnes jeunes qui sont non vigilantes
sont en chagrin pendant un long, long temps
– des personnes qui vont sur un plan d’existence inférieur.Mais celles qui, ici, font ce qui est bien,
des personnes intègres,
quand elles sont prévenues par les messagers des deva,
ne sont pas non vigilantes
vis-à-vis du noble Dhamma –jamais.Voyant le danger qu’il y a dans l’agrippement,
qui est la cause de la naissance et de la mort,
elles sont affranchies à travers l’absence d’agrippement,
avec le terme de la naissance et de la mort.Heureuses, étant arrivées à un endroit qui est sûr,
pleinement déliées dans l’ici-et-maintenant,
étant allées au-delà de toute animosité et de tout danger,
elles ont échappé à toute souffrance.
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