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Traductions [28]

Les choses appartenant aux six sphères

Ainsi ai-je entendu : une fois leBienheureux séjournait au parc d’Anāthapiṇḍika, situé dans le boisde Jeta, près de la ville de Sāvatthi. En ce temps-là, un jour, leBienheureux s’adressa aux bhikkhus en disant : « Ô bhikkhus ».

« Oui, Vénéré », répondirent ces bhikkhus.

Le Bienheureux dit : « Je vais vous parler, ô bhikkhus, des sixsphères sensorielles principales. Écoutez cela avec attention. Jevais vous en parler.

« Oui, Vénéré », répondirent ces bhikkhus au Bienheureux.

Le Bienheureux dit : « Ô bhikkhus, lorsque quelqu’un ne connaîtpas et ne voit pas l’œil tel qu’il est en réalité, lorsquequelqu’un ne connaît pas et ne voit pas les formes matériellestelles qu’elles sont en réalité, lorsque quelqu’un ne connaît paset ne voit pas la conscience visuelle telle qu’elle est en réalité,lorsque quelqu’un ne connaît pas et ne voit pas le contact visueltel qu’il est en réalité, lorsque quelqu’un ne connaît pas et nevoit pas la sensation telle qu’elle est en réalité – éprouvée entant qu’une sensation agréable, une sensation désagréable ou unesensation ni désagréable ni agréable conditionnée par le contactvisuel, sensation ni désagréable ni agréable conditionnée par lecontact visuel, alors, il est allumé par le désir concernant l’œil,les formes matérielles, la conscience visuelle, le contact visuelet la sensation, qu’elle soit agréable, désagréable ou nidésagréable ni agréable, – une sensation conditionnée par lecontact visuel.

Ô bhikkhus, lorsqu’il demeure étant allumé, étant enchaîné,étant infatué par la ‘soif’, lorsqu’il demeure en pensant au côtésatisfaisant, alors les cinq agrégats d’appropriation vont vers lacomposition d’un futur pour lui, et sa ‘soif’ qui produit lare-existence et le re-devenir, qui est liée à l’avidité passionnéeet qui trouve une nouvelle jouissance tantôt chez lui, sesdétresses physiques et mentales, tantôt là, augmentent chez lui ;ses détresses physiques et mentales augmentent ; ses anxiétésphysiques et mentales augmentent ; ses fièvres physiques etmentales augmentent.

[Mêmedémonstration à propos des oreilles, des sons, de la conscienceauditive, du contact auditif, de la sensation née de ce contactauditif ; du nez, des odeurs, de la conscience olfactive, ducontact olfactif, de la sensation née de ce contact olfactif ; dela langue, des saveurs, de la conscience gustative, du contactgustatif et de la sensation née de ce contact gustatif ; du corps,des choses tangibles par le corps, de la conscience tactile, ducontact tactile et de la sensation née de ce contact tactile. Puisles paroles du Bienheureux continuent.]

Ô bhikkhus, lorsque quelqu’un ne connaît pas et ne voit pas lemental tel qu’il est en réalité, lorsque quelqu’un ne connaît paset ne voit pas les objets mentaux tels qu’ils sont en réalité,lorsque quelqu’un ne connaît pas et ne voit pas la consciencementale telle qu’elle est en réalité, lorsque quelqu’un ne connaîtpas et ne voit pas le contact mental tel qu’il est en réalité,lorsque quelqu’un ne connaît pas et ne voit pas la sensation tellequ’elle est en réalité – éprouvée en tant qu’une sensationagréable, une sensation désagréable ou une sensation ni désagréableni agréable conditionnée par le contact mental, alors, il estallumé par le désir concernant le mental, les objets mentaux, laconscience mentale, le contact mental et la sensation, qu’elle soitagréable, désagréable ou ni désagréable ni agréable, – unesensation conditionnée par le contact mental.

Ô bhikkhus, lorsqu’il demeure étant allumé, étant enchaîné,étant infatué par la ‘soif’, lorsqu’il demeure en pensant au côtésatisfaisant, alors les cinq agrégats d’appropriation vont vers lacomposition d’un futur pour lui, et sa ‘soif’ qui produit lare-existence et le re-devenir, qui est liée à l’avidité passionnéeet qui trouve une nouvelle jouissance tantôt ici, tantôt là,augmente chez lui ; ses détresses physiques et mentalesaugmentent ; ses anxiétés physiques et mentales augmentent ; sesfièvres physiques et mentales augmentent.

Ô bhikkhus, lorsque quelqu’un connaît et voit l’œil tel qu’ilest en réalité, lorsque quelqu’un connaît et voit les formesmatérielles telles qu’elles sont en réalité, lorsque quelqu’unconnaît et voit la conscience visuelle telle qu’elle est enréalité, lorsque quelqu’un connaît et voit le contact visuel telqu’il est en réalité, lorsque quelqu’un connaît et voit lasensation telle qu’elle est en réalité – éprouvée en tant qu’unesensation agréable, une sensation désagréable ou une sensation nidésagréable ni agréable conditionnée par le contact visuel, alors,il n’est pas allumé par le désir concernant l’œil, ni par lesformes matérielles, ni par la conscience visuelle, ni par lecontact visuel ni par la sensation, qu’elle soit agréable,désagréable ou ni désagréable ni agréable, – une sensationconditionnée par le contact visuel.

Ô bhikkhus, lorsqu’il ne demeure pas étant allumé, étantenchaîné, étant infatué par la ‘soif’, lorsqu’il ne demeure pas enpensant au côté satisfaisant, alors les cinq agrégatsd’appropriation ne vont pas vers la composition d’un futur pourlui, et sa ‘soif’ qui produit la re-existence et le re-devenir, quiest liée à l’avidité passionnée et qui trouve une nouvellejouissance tantôt ici, tantôt là, est éliminée chez lui ; lesdétresses physiques et mentales sont éliminées chez lui ; lesanxiétés physiques et mentales sont éliminées chez lui ; lesfièvres physiques et mentales sont éliminées chez lui.

[Mêmedémonstration à propos des oreilles, des sons, de la conscienceauditive, du contact auditif, de la sensation née de ce contactauditif ; du nez, des odeurs, de la conscience olfactive, ducontact olfactif, de la sensation née de ce contact olfactif ; dela langue, des saveurs, de la conscience gustative, du contactgustatif et de la sensation née de ce contact gustatif ; du corps,des choses tangibles par le corps, de la conscience tactile, ducontact tactile et de la sensation née de ce contact tactile. Puisles paroles du Bienheureux continuent.]

Lorsque quelqu’un connaît et voit le mental tel qu’il est enréalité, lorsque quelqu’un connaît et voit les objets mentaux telsqu’ils sont en réalité, lorsque quelqu’un connaît et voit laconscience mentale telle qu’elle est en réalité, lorsque quelqu’unconnaît et voit le contact mental tel qu’il est en réalité, lorsquequelqu’un connaît et voit la sensation telle qu’elle est en réalité– éprouvée en tant qu’une sensation agréable, une sensationdésagréable ou une sensation ni désagréable ni agréableconditionnée par le contact mental, alors, il n’est pas allumé parle désir concernant le mental, ni par les objets mentaux ni par laconscience mentale ni par le contact mental et la sensation,qu’elle soit agréable, désagréable ou ni désagréable ni agréable, –une sensation conditionnée par le contact mental.

Lorsqu’il ne demeure pas étant allumé, étant enchaîné, étantinfatué par la ‘soif’, lorsqu’il ne demeure pas en pensant au côtésatisfaisant, alors les cinq agrégats d’appropriation ne vont pasvers la composition d’un futur pour lui, et sa ‘soif’ qui produitla re-existence et le re-devenir, qui est liée à l’aviditépassionnée et qui trouve une nouvelle jouissance tantôt ici, tantôtlà, est éliminée chez lui ; les détresses physiques et mentalessont éliminées chez lui ; les anxiétés physiques et mentales sontéliminées chez lui ; les fièvres physiques et mentales sontéliminées chez lui. Il éprouve une aisance physique et mentale.

La vue de celui qui est arrivé à cet état, constitue sa vuecorrecte ; la pensée de celui qui est arrivé à cet état, constituesa pensée correcte ; l’action de celui qui est arrivé à cet état,constitue son action correcte ; le moyen d’existence de celui quiest arrivé à cet état, constitue son moyen d’existence correct ;l’effort de celui qui est arrivé à cet état, constitue son effortcorrect ; l’attention de celui qui est arrivé à cet état, constitueson attention correcte ; la concentration mentale de celui qui estarrivé à cet état, constitue sa concentration mentale correcte.

Ses actes physiques, ses actes verbaux et son moyen d’existencesont devenus déjà bien purs. Ainsi la Noble voie octuple arrivechez lui à sa perfection par la pratique graduelle. Lorsqu’il faitprogresser la Noble voie octuple, les quatre bases de l’attentionarrivent aussi chez lui à leur perfection par la pratiquegraduelle. Les quatre fortes applications répétitives correctesarrivent aussi chez lui à leur perfection par la pratiquegraduelle. Les quatre bases de la puissance surnaturelle arriventaussi chez lui à leur perfection par la pratique graduelle. Lescinq facultés arrivent aussi chez lui à leur perfection par lapratique graduelle. Les cinq pouvoirs arrivent aussi chez lui àleur perfection par la pratique graduelle. Les sept facteursd’Éveil arrivent aussi chez lui à leur perfection par la pratiquegraduelle. Ces deux choses : la quiétude et la vision analytiquepénétrante, existent désormais chez lui d’une façon équitable commele joug. Il comprend complètement par sa compréhension directe leschoses qu’il devait savoir par la compréhension directe. Il éliminepar sa compréhension directe les choses qu’il devait éliminer parla compréhension directe. Il fait progresser par sa compréhensiondirecte les choses qu’il devait faire progresser par lacompréhension directe. Il atteint par sa compréhension directe leschoses qu’il devait atteindre par la compréhension directe.

Quelles sont, ô bhikkhus, les choses qu’il devait comprendre parla compréhension directe ? “Les cinq agrégats d’appropriation” estla réponse. C’est-à-dire, l’agrégat d’appropriation dit “les formesmatérielles”, l’agrégat d’appropriation dit “les sensations”,l’agrégat d’appropriation dit “les perceptions”, l’agrégatd’appropriation dit “les composants volitionnels”, l’agrégatd’appropriation dit “les consciences”. Telles sont, ô bhikkhus, leschoses qu’il devait comprendre par la compréhension directe.

Quelles sont, ô bhikkhus, les choses qu’il devait éliminer parla compréhension directe ? L’ignorance et la ‘soif’ de l’existence.Ce sont, ô bhikkhus, les choses qu’il devait éliminer par lacompréhension directe.

Quelles sont, ô bhikkhus, les choses qu’il devait faireprogresser par la compréhension directe ? La quiétude et la visionanalytique pénétrante. Ce sont, ô bhikkhus, les choses qu’il devaitfaire progresser par la compréhension directe.

Quelles sont, ô bhikkhus, les choses qu’il devait atteindre parla compréhension directe ? La sagesse et la libération. Ce sont, ôbhikkhus, les choses qu’il devait atteindre par la compréhensiondirecte.

Ô bhikkhus, lorsque quelqu’un connaît et voit l’œil tel qu’ilest en réalité, lorsque quelqu’un connaît et voit les formesmatérielles telles qu’elles sont en réalité, lorsque quelqu’unconnaît et voit la conscience visuelle telle qu’elle est enréalité, lorsque quelqu’un connaît et voit le contact visuel telqu’il est en réalité, lorsque quelqu’un connaît et voit lasensation telle qu’elle est en réalité – éprouvée en tant qu’unesensation agréable, une sensation désagréable ou une sensation nidésagréable ni agréable conditionnée par le contact visuel, alors,il n’est pas allumé par le désir concernant l’œil, ni par lesformes matérielles, ni par la conscience visuelle, ni par lecontact visuel ni par la sensation, qu’elle soit agréable,désagréable ou ni désagréable ni agréable, – une sensationconditionnée par le contact visuel.

Ô bhikkhus, lorsqu’il ne demeure pas étant allumé, étantenchaîné, étant infatué par la ‘soif’, lorsqu’il ne demeure pas enpensant au côté satisfaisant, alors les cinq agrégatsd’appropriation ne vont pas vers la composition d’un futur pourlui, et sa ‘soif’ qui produit la re-existence et le re-devenir, quiest liée à l’avidité passionnée et qui trouve une nouvellejouissance tantôt ici, tantôt-là, est éliminée chez lui ; lesdétresses physiques et mentales sont éliminées chez lui ; lesanxiétés physiques et mentales sont éliminées chez lui ; lesfièvres physiques et mentales sont éliminées chez lui.

[Mêmedémonstration à propos des oreilles, des sons, de la conscienceauditive, du contact auditif, de la sensation née de ce contactauditif ; du nez, des odeurs, de la conscience olfactive, ducontact olfactif, de la sensation née de ce contact olfactif ; dela langue, des saveurs, de la conscience gustative, du contactgustatif et de la sensation née de ce contact gustatif ; du corps,des choses tangibles par le corps, de la conscience tactile, ducontact tactile et de la sensation née de ce contact tactile. Puisles paroles du Bienheureux continuent.]

Lorsque quelqu’un connaît et voit le mental tel qu’il est enréalité, lorsque quelqu’un connaît et voit les objets mentaux telsqu’ils sont en réalité, lorsque quelqu’un connaît et voit laconscience mentale telle qu’elle est en réalité, lorsque quelqu’unconnaît et voit le contact mental tel qu’il est en réalité, lorsquequelqu’un connaît et voit la sensation telle qu’elle est en réalité– éprouvée en tant qu’une sensation agréable, une sensationdésagréable ou une sensation ni désagréable ni agréableconditionnée par le contact mental, alors, il n’est pas allumé parle désir concernant le mental, ni par les objets mentaux ni par laconscience mentale ni par le contact mental et la sensation,qu’elle soit agréable, désagréable ou ni désagréable ni agréable, –une sensation conditionnée par le contact mental.

Lorsqu’il ne demeure pas étant allumé, étant enchaîné, étantinfatué par la ‘soif’, lorsqu’il ne demeure pas en pensant au côtésatisfaisant, alors les cinq agrégats d’appropriation ne vont pasvers la composition d’un futur pour lui, et sa ‘soif’ qui produitla re-existence et le re-devenir, qui est liée à l’aviditépassionnée et qui trouve une nouvelle jouissance tantôt ici, tantôtlà, est éliminée chez lui ; les détresses physiques et mentalessont éliminées chez lui ; les anxiétés physiques et mentales sontéliminées chez lui ; les fièvres physiques et mentales sontéliminées chez lui. Il éprouve une aisance physique et mentale.

La vue de celui qui est arrivé à cet état, constitue sa vuecorrecte ; la pensée de celui qui est arrivé à cet état, constituesa pensée correcte ; l’action de celui qui est arrivé à cet état,constitue son action correcte ; le moyen d’existence de celui quiest arrivé à cet état, constitue son moyen d’existence correct ;l’effort de celui qui est arrivé à cet état, constitue son effortcorrect ; l’attention de celui qui est arrivé à cet état, constitueson attention correcte ; la concentration mentale de celui qui estarrivé à cet état, constitue sa concentration mentale correcte.

Ses actes physiques, ses actes verbaux et son moyen d’existencesont devenus déjà bien purs. Ainsi la Noble voie octuple arrivechez lui à sa perfection par la pratique graduelle. Lorsqu’il faitprogresser la Noble voie octuple, les quatre bases de l’attentionarrivent aussi chez lui à leur perfection par la pratiquegraduelle. Les quatre fortes applications répétitives correctesarrivent aussi chez lui à leur perfection par la pratiquegraduelle. Les quatre bases de la puissance surnaturelle arriventaussi chez lui à leur perfection par la pratique graduelle. Lescinq facultés arrivent aussi chez lui à leur perfection par lapratique graduelle. Les cinq forces arrivent aussi chez lui à leurperfection par la pratique graduelle. Les sept facteurs d’Éveilarrivent aussi chez lui à leur perfection par la pratiquegraduelle. Ces deux choses : la quiétude et la vision analytiquepénétrante, existent désormais chez lui d’une façon équitable commele joug. Il comprend complètement par sa compréhension directe leschoses qu’il devait savoir par la compréhension directe. Il éliminepar sa compréhension directe les choses qu’il devait éliminer parla compréhension directe. Il fait progresser par sa compréhensiondirecte les choses qu’il devait faire progresser par lacompréhension directe. Il atteint par sa compréhension directe leschoses qu’il devait atteindre par la compréhension directe. Quellessont, ô bhikkhus, les choses qu’il devait atteindre par lacompréhension directe ? La sapience et la libération. Il comprend,ô bhikkhus, ces choses qu’il devait atteindre par la compréhensiondirecte. »

Ainsi parla le Bienheureux. Les bhikkhus, heureux, se réjouirentdes paroles du Bienheureux.

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