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Traductions [29]

Par déduction…

Ainsi ai-je entendu : une fois, l’Āyasamanta Mahā-Moggallāna séjournait dans le pays des Bhagga.

En ce temps-là, un jour, il se trouvait au parc des daims situé dans le bois Bhasakalā, près de la ville de Sumsumāragira. Il s’adressa aux bhikkhus en disant : « Ô frères bhikkhus ».

« Oui, frère », répondirent ces bhikkhus à l’Āyasamanta Mahā-Moggallāna.

L’Āyasamanta Mahā-Moggallāna dit : « Ô frères bhikkhus, supposons qu’un bhikkhu fasse cette demande : “Que les frères me donnent des conseils. Je suis quelqu’un à qui vous pouvez donner des conseils”. Cependant, supposons que ce bhikkhu soit quelqu’un à qui l’on ne peut donner de conseils, et qu’il soit pourvu des mauvais traits de caractère de quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils, qu’il soit indocile, qu’il ne soit pas prêt à accueillir les instructions. Alors, ses confrères pensent qu’il n’est pas quelqu’un à qui on doit parler, à qui l’on doit donner des conseils, à qui on doit faire confiance.

Quels sont, ô frères bhikkhus, les mauvais traits de caractère [à cause desquels un bhikkhu devient quelqu’un à qui l’on ne peut donner de conseils] ? Dans ce cas, ô frères bhikkhus, ce bhikkhu est quelqu’un pourvu de mauvais désirs ; il est quelqu’un qui est passé sous l’emprise des mauvais désirs. S’il est ainsi, pourvu de mauvais désirs et sous l’emprise des mauvais désirs, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, s’adresse des éloges à lui-même et dénigre les autres. Si ce bhikkhu s’adresse des éloges à lui-même et dénigre les autres, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit coléreux et qu’il soit passé sous l’emprise de la colère. Si ce bhikkhu est coléreux et est passé sous l’emprise de la colère, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit coléreux et qu’il soit devenu malveillant à cause de sa colère. Si ce bhikkhu est coléreux et qu’il est devenu malveillant à cause de sa colère, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit coléreux et qu’il soit devenu combatif à cause de sa colère. Si ce bhikkhu est coléreux et qu’il est devenu combatif à cause de sa colère, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit coléreux et qu’il profère des paroles en relation avec sa colère. Si ce bhikkhu est coléreux et qu’il profère des paroles en relation avec sa colère, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, soit hostile à celui-ci. Si ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, est hostile à celui-ci, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, insulte celui-ci. Si ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, insulte celui-ci, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi les reproches d’un accusateur, blâme celui-ci. Si ce bhikkhu, ayant subi les reproches d’un accusateur, blâme celui-ci, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, tente de dissimuler sa faute en tenant un autre propos et qu’il quitte le sujet pour un autre, et qu’il manifeste sa colère, sa haine et son mécontentement. Si ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, tente de dissimuler sa faute en tenant un autre propos, quitte le sujet pour un autre, et manifeste sa colère, sa haine et son mécontentement, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, ne fournisse pas d’explications sur son comportement. Si ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, ne fournit pas d’explications sur son comportement, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit ingrat et rancunier. Si ce bhikkhu est ingrat et rancunier, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit jaloux et envieux. Si ce bhikkhu est jaloux et envieux, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit trompeur et hypocrite. Si ce bhikkhu est trompeur et hypocrite, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit têtu et orgueilleux. Si ce bhikkhu est têtu et orgueilleux, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu soit fortement attaché à ses opinions et incapable de les abandonner. Si ce bhikkhu est fortement attaché à ses opinions et est incapable de les abandonner, c’est aussi l’un de ses mauvais traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

Tels sont, ô frères bhikkhus, les mauvais traits de caractère à cause desquels un bhikkhu devient quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils.

Par contre, ô frères bhikkhus, supposons qu’un bhikkhu ne fasse pas cette demande : “Que les frères me donnent des conseils. Je suis quelqu’un à qui vous pouvez donner des conseils.” Cependant, supposons que ce bhikkhu soit quelqu’un à qui l’on peut donner des conseils et qu’il ne soit pas pourvu des mauvais traits de caractère de quelqu’un à qui personne ne veut donner de conseils, qu’il soit docile, qu’il soit prêt à accueillir les instructions. Alors, ses confrères pensent qu’il est quelqu’un à qui l’on doit parler, à qui on doit donner des conseils, à qui l’on doit faire confiance. Maintenant, ô frères bhikkhus, quels sont les bons traits de caractère à cause desquels un bhikkhu devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils ?

Dans ce cas, ô frères bhikkhus, ce bhikkhu est quelqu’un dépourvu de mauvais désirs ; il est quelqu’un qui n’est pas passé sous l’emprise des mauvais désirs. S’il est ainsi, dépourvu de mauvais désirs et s’il n’est pas sous l’emprise des mauvais désirs, c’est aussi un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne s’adresse pas d’éloges à lui-même ni ne dénigre les autres. Si ce bhikkhu ne s’adresse pas d’éloge à lui-même ni ne dénigre les autres, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit pas coléreux et qu’il ne soit pas passé sous l’emprise de la colère. Si ce bhikkhu n’est pas coléreux et n’est pas passé sous l’emprise de la colère, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit pas coléreux et qu’il ne soit pas devenu malveillant à cause de sa colère. Si ce bhikkhu n’est pas coléreux et qu’il n’est pas devenu malveillant à cause de sa colère, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit pas coléreux et qu’il ne soit pas devenu agressif à cause de sa colère. Si ce bhikkhu n’est pas coléreux et qu’il n’est pas devenu combatif à cause de sa colère, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit pas coléreux et qu’il ne profère pas de paroles relatives à sa colère. Si ce bhikkhu n’est pas coléreux et qu’il ne profère pas des paroles en relation avec la colère, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, ne soit pas hostile à celui-ci. Si ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, n’est pas hostile à celui-ci, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, n’insulte pas celui-ci. Si ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, n’insulte pas celui-ci, c’est aussi un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, ne blâme pas celui-ci. Si ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, ne blâme pas celui-ci, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, ne tente pas de dissimuler sa faute en tenant un autre propos, et qu’il ne quitte pas le sujet pour un autre, et qu’il ne manifeste pas de colère, ni de haine ni de mécontentement. Si ce bhikkhu ayant subi des reproches, ne tente pas de dissimuler sa faute en tenant un autre propos, ne quitte pas le sujet pour un autre, et ne manifeste pas de colère ni de haine ni de mécontentement, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, fournisse des explications sur son comportement. Si ce bhikkhu, ayant subi des reproches d’un accusateur, fournit des explications sur son comportement, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit ni ingrat ni rancunier. Si ce bhikkhu n’est pas ingrat ni rancunier, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit ni jaloux ni envieux. Si ce bhikkhu n’est pas jaloux ni envieux, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit ni trompeur ni hypocrite. Si ce bhikkhu n’est pas trompeur ni hypocrite, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit ni têtu ni orgueilleux. Si ce bhikkhu n’est pas têtu ni orgueilleux, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

En outre, ô frères bhikkhus, supposons que ce bhikkhu ne soit ni attaché fortement à ses opinions ni incapable de les abandonner ; si ce bhikkhu n’est ni attaché fortement à ses opinions ni incapable de les abandonner, c’est aussi l’un de ses bons traits de caractère à cause desquels il devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils.

Tels sont, ô frères bhikkhus, les bons traits de caractère à cause desquels un bhikkhu devient quelqu’un à qui l’on veut donner des conseils. Chacun, ô frères, doit faire l’application de ces douze points à lui-même, de cette façon : “Si un individu est pourvu des mauvais désirs, est passé sous l’emprise des mauvais désirs, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis pourvu des mauvais désirs, si je suis passé sous l’emprise des mauvais désirs, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas pourvu des mauvais désirs ; que je ne passe pas sous l’emprise des mauvais désirs.”

“Si un individu s’adresse des éloges à lui-même et dénigre les autres, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je m’adresse des éloges à moi-même et dénigre les autres, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne fasse pas l’éloge de moi-même ; que je ne dénigre pas les autres.”

“Si un individu est coléreux et est passé sous l’emprise de la colère, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis coléreux et si je suis passé sous l’emprise de la colère, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas coléreux ; que je ne passe pas sous l’emprise de la colère.”

“Si un individu est coléreux et est devenu malveillant à cause de sa colère, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis coléreux et si je deviens malveillant à cause de ma colère, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas coléreux ; que je ne sois pas malveillant à cause de la colère.”

“Si un individu est coléreux et est devenu combatif à cause de sa colère, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis coléreux et si je deviens agressif à cause de ma colère, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas coléreux ; que je ne sois pas agressif à cause de la colère.”

“Si un individu est coléreux et profère des paroles en relation avec sa colère, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je profère des paroles en relation avec ma colère, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas coléreux ; que je ne profère pas des paroles en relation avec ma colère.”

“Si un individu, ayant subi des reproches d’un accusateur, est hostile à celui-ci, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, si je suis hostile à celui-ci, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas hostile à celui qui me critique.”

“Si un individu, ayant subi des reproches d’un accusateur, insulte celui-ci, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, si j’insulte celui-ci, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître cette pensée : “Que je n’insulte pas celui qui me fait des reproches.”

“Si un individu, ayant subi des reproches d’un accusateur, blâme celui-ci, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, si je blâme celui-ci, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne blâme pas celui qui me fait des reproches.”

“Si un individu, ayant subi des reproches d’un accusateur, tente de dissimuler sa faute en tenant un autre propos, et qu’il quitte le sujet pour un autre, s’il manifeste sa colère, sa haine et son mécontentement, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, si je tente de dissimuler ma faute en tenant un autre propos et si je quitte le sujet pour un autre, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, que je ne tente pas de dissimuler ma faute en tenant un autre propos et que je ne quitte pas le sujet pour un autre.”

“Si un individu ne fournit pas d’explications sur son comportement, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je ne fournis pas d’explications sur mon comportement, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître cette pensée : “Que je puisse fournir des explications sur mon comportement.”

“Si un individu est ingrat et rancunier, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis ingrat et rancunier, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas ingrat ni rancunier.”

“Si un individu est jaloux et envieux, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis jaloux et envieux, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend ainsi, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas jaloux ni envieux.”

“Si un individu est trompeur et hypocrite, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis trompeur et hypocrite, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas trompeur ni hypocrite.”

“Si un individu est têtu et orgueilleux, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis têtu et orgueilleux, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas têtu ni orgueilleux.”

“Si un individu est attaché fortement à ses opinions et est incapable de les abandonner, il est désagréable pour moi, il est déplaisant pour moi. Si je suis attaché fortement à mes opinions et suis incapable de les abandonner, alors je deviens désagréable pour les autres, déplaisant pour les autres.” Le bhikkhu qui comprend cela, ô frères, doit faire naître en lui cette pensée : “Que je ne sois pas attaché fortement à mes opinions ni incapable de les abandonner.”

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même ainsi à son propre cas : “Est-ce que je suis pourvu de mauvais désirs ? Est ce que je suis tombé sous l’emprise des mauvais désirs ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je suis pourvu de mauvais désirs. Je suis tombé sous l’emprise des mauvais désirs”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire un effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis pas pourvu de mauvais désirs. Je ne suis pas tombé sous l’emprise des mauvais désirs”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je fais des éloges de moi-même et dénigre les autres ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je fais mon propre éloge et dénigre les autres”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne fais pas mon propre éloge ni ne dénigre les autres”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je suis coléreux et est-ce que je suis tombé sous l’emprise de la colère ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend “Oui, je suis coléreux et je suis tombé sous l’emprise de la colère”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis pas coléreux ni ne suis tombé sous l’emprise de la colère”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je suis coléreux et est-ce que je suis devenu malveillant à cause de ma colère ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je suis coléreux et je suis devenu malveillant à cause de ma colère”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis pas coléreux ni ne suis devenu malveillant à cause de la colère”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je suis coléreux et est-ce que je suis devenu agressif à cause de ma colère ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je suis coléreux et je suis devenu agressif à cause de ma colère”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis pas coléreux ni ne suis devenu agressif à cause de la colère”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je suis coléreux et est-ce que je profère des paroles en relation avec ma colère ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je suis coléreux et je profère des paroles relatives à ma colère”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis pas coléreux ni ne profère des paroles en relation avec la colère”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, est-ce que je suis hostile à celui-ci ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, moi ayant subi des reproches d’un accusateur, je suis hostile à celui-ci”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, moi ayant subi des reproches d’un accusateur, je ne suis pas hostile à celui-ci”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, est-ce que j’insulte celui-ci ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, moi ayant subi des reproches d’un accusateur, j’insulte celui-ci”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, moi ayant subi des reproches d’un accusateur, je n’insulte pas celui-ci”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, est-ce que je blâme celui-ci ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, je blâme celui-ci”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, moi ayant subi des reproches d’un accusateur, je ne blâme pas celui-ci”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, est-ce que je tente de dissimuler ma faute en tenant un autre propos et est-ce que je quitte le sujet pour un autre, et est-ce que je manifeste ma colère, ma haine et mon mécontentement ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, je tente de dissimuler ma faute en tenant un autre propos et je quitte le sujet pour un autre, et je manifeste ma colère, ma haine et mon mécontentement” alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, je ne tente pas de dissimuler ma faute en tenant un autre propos et je ne quitte pas le sujet pour un autre, et je ne manifeste pas de colère, de haine et de mécontentement”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, est-ce que je ne fournis pas d’explications sur mon comportement ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, je ne fournis pas d’explications sur mon comportement”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, moi, ayant subi des reproches d’un accusateur, je fournis des explications sur mon comportement”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je suis ingrat et rancunier ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je suis ingrat et rancunier”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis pas ingrat ni rancunier”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je suis jaloux et envieux ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je suis jaloux et envieux”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis pas jaloux ni envieux”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je suis trompeur et hypocrite ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je suis trompeur et hypocrite”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis ni trompeur ni hypocrite”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je suis têtu et orgueilleux ?” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je suis têtu et orgueilleux”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne suis ni têtu ni orgueilleux”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Il faut, ô frères, que ce bhikkhu réfléchisse lui-même à son propre cas ainsi : “Est-ce que je reste attaché fortement à mes opinions et est-ce que je suis incapable de les abandonner ? ” Lorsqu’il réfléchit ainsi, s’il comprend : “Oui, je reste attaché fortement à mes opinions et je suis incapable de les abandonner”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer de tels états mentaux mauvais et inefficaces. Au contraire, lorsqu’il réfléchit, s’il comprend : “Non, je ne reste pas attaché fortement à mes opinions et je suis capable de les abandonner”, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Ô frères, lorsque ce bhikkhu réfléchit ainsi, s’il voit tous ces états mentaux mauvais et inefficaces qui n’ont pas été éliminés chez lui, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer tous ces états mentaux mauvais et inefficaces. Par contre, lorsque ce bhikkhu réfléchit ainsi, s’il voit que tous ces états mentaux mauvais et inefficaces ont été éliminés chez lui, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et en jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces.

Supposons, ô frères, qu’une jeune femme ou un jeune homme qui a un tempérament coquet voie son visage dans un miroir clair ou dans un bol d’eau limpide. Si elle (ou il) voit une poussière ou une tache sur son visage, elle (ou il) fait effort pour l’écarter. Si elle (ou il) ne voit pas de poussière ou de tache, elle (ou il) est content et satisfait, en se disant : “C’est un succès pour moi, mon visage est pur.” De même, ô frères, lorsque ce bhikkhu réfléchit ainsi, s’il voit tous ces états mentaux mauvais et inefficaces qui n’ont pas été éliminés chez lui, alors, ô frères, ce bhikkhu doit faire effort pour éliminer tous ces états mentaux mauvais et inefficaces. Par contre, lorsque ce bhikkhu réfléchit ainsi, s’il voit tous ces états mentaux mauvais et inefficaces qui ont été éliminés chez lui, alors, ô frères, ce bhikkhu doit demeurer en joie et en jubilation, étant occupé, jour et nuit, dans les états mentaux bons et efficaces. »

Ainsi parla l’Āyasmanta Mahā-Moggallāna. Les bhikkhus, heureux, se réjouirent des paroles de l’Āyasmanta Mahā-Moggallāna.

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