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Traductions [31]

Coins de forêt isolés

Ainsi ai-je entendu:

En une occasion, le Fortuné séjournait près de Savatthi, dans le bois de Jéta, le parc d'Anāthapiṇḍika. En cette occasion-là, il s'adressa aux bhikkhus:

—Bhikkhus!

—Bhadanté, répondirent les bhikkhus. Le Fortuné dit alors:

—Je vais vous enseigner un exposé sur les coins de forêt isolés, bhikkhus, écoutez cela et faites bien attention, je vais parler.

—Oui, Bhanté répondirent les bhikkhus. Le Fortuné dit alors:

—En cela, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain coin de forêt isolé, et alors qu'il vit ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, sa présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, son esprit déconcentré ne se concentre pas, ses impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et il n'atteint pas le suprême soulagement du joug qu'il n'a pas encore atteint. De plus, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec difficulté. Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait considérer: «Je vis en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, mais alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, ma présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, mon esprit déconcentré ne se concentre pas, mes impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et je n'atteins pas le suprême soulagement du joug que je n'ai pas encore atteint. De plus, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec difficulté.» Alors, bhikkhus, qu'il fasse nuit ou qu'il fasse jour, le bhikkhu devrait quitter ce coin de forêt isolé, il ne devrait pas continuer à vivre à cet endroit.

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain coin de forêt isolé, et alors qu'il vit ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, sa présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, son esprit déconcentré ne se concentre pas, ses impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et il n'atteint pas le suprême soulagement du joug qu'il n'a pas encore atteint. Cependant, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec peu de difficulté. Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait considérer: «Je vis en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, mais alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, ma présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, mon esprit déconcentré ne se concentre pas, mes impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et je n'atteins pas le suprême soulagement du joug que je n'ai pas encore atteint. Cependant, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec peu de difficulté. Mais ce n'est pas à cause des robes que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause de la nourriture d'aumônes que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause des abris que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause des médicaments et remèdes pour les malades que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer. De plus, alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, ma présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, mon esprit déconcentré ne se concentre pas, mes impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et je n'atteins pas le suprême soulagement du joug que je n'ai pas encore atteint.» Alors, bhikkhus, le bhikkhu, ayant fait ce calcul, devrait quitter ce coin de forêt isolé, il ne devrait pas continuer à vivre à cet endroit.

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain coin de forêt isolé, et alors qu'il vit ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, sa présence d'esprit non-mise en place se met en place, son esprit déconcentré se concentre, ses impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et il atteint le suprême soulagement du joug qu'il n'avait pas encore atteint. Cependant, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec difficulté. Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait considérer: «Je vis en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, et alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, ma présence d'esprit non-mise en place se met en place, mon esprit déconcentré se concentre, mes impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et j'atteins le suprême soulagement du joug que je n'avais pas encore atteint. Cependant, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec difficulté. Mais ce n'est pas à cause des robes que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause de la nourriture d'aumônes que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause des abris que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause des médicaments et remèdes pour les malades que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer. De plus, alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, ma présence d'esprit non-mise en place se met en place, mon esprit déconcentré se concentre, mes impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et j'atteins le suprême soulagement du joug que je n'avais pas encore atteint.» Alors, bhikkhus, le bhikkhu, ayant fait ce calcul, devrait continuer à vivre dans ce coin de forêt isolé, il ne devrait pas le quitter.

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain coin de forêt isolé, et alors qu'il vit ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, sa présence d'esprit non-mise en place se met en place, son esprit déconcentré se concentre, ses impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et il atteint le suprême soulagement du joug qu'il n'avait pas encore atteint. De plus, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec peu de difficulté. Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait considérer: «Je vis en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, et alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de ce coin de forêt isolé, ma présence d'esprit non-mise en place se met en place, mon esprit déconcentré se concentre, mes impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et j'atteins le suprême soulagement du joug que je n'avais pas encore atteint. De plus, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec peu de difficulté.» Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait continuer à vivre dans ce coin de forêt isolé aussi longtemps qu'il reste en vie, il ne devrait pas le quitter.

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain village… (Les mêmes quatre paragraphes sont répétés à chaque fois)

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'une certaine petite ville…

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'une certaine grande ville…

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain pays…

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain individu, et alors qu'il vit ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, sa présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, son esprit déconcentré ne se concentre pas, ses impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et il n'atteint pas le suprême soulagement du joug qu'il n'a pas encore atteint. De plus, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec difficulté. Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait considérer: «Je vis en dépendance vis-à-vis de cet individu, mais alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, ma présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, mon esprit déconcentré ne se concentre pas, mes impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et je n'atteins pas le suprême soulagement du joug que je n'ai pas encore atteint. De plus, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec difficulté.» Alors, bhikkhus, qu'il fasse nuit ou qu'il fasse jour, le bhikkhu devrait quitter cet individu sans même le prévenir, il ne devrait pas le suivre.

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain individu, et alors qu'il vit ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, sa présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, son esprit déconcentré ne se concentre pas, ses impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et il n'atteint pas le suprême soulagement du joug qu'il n'a pas encore atteint. Cependant, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec peu de difficulté. Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait considérer: «Je vis en dépendance vis-à-vis de cet individu, mais alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, ma présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, mon esprit déconcentré ne se concentre pas, mes impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et je n'atteins pas le suprême soulagement du joug que je n'ai pas encore atteint. Cependant, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec peu de difficulté. Mais ce n'est pas à cause des robes que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause de la nourriture d'aumônes que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause des abris que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause des médicaments et remèdes pour les malades que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer. De plus, alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, ma présence d'esprit non-mise en place ne se met pas en place, mon esprit déconcentré ne se concentre pas, mes impuretés mentales non-détruites ne vont pas à leur destruction, et je n'atteins pas le suprême soulagement du joug que je n'ai pas encore atteint.» Alors, bhikkhus, le bhikkhu, ayant fait ce calcul, le bhikkhu devrait quitter cet individu sans même le prévenir, il ne devrait pas le suivre.

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain individu, et alors qu'il vit ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, sa présence d'esprit non-mise en place se met en place, son esprit déconcentré se concentre, ses impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et il atteint le suprême soulagement du joug qu'il n'avait pas encore atteint. Cependant, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec difficulté. Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait considérer: «Je vis en dépendance vis-à-vis de cet individu, et alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, ma présence d'esprit non-mise en place se met en place, mon esprit déconcentré se concentre, mes impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et j'atteins le suprême soulagement du joug que je n'avais pas encore atteint. Cependant, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec difficulté. Mais ce n'est pas à cause des robes que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause de la nourriture d'aumônes que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause des abris que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer, ce n'est pas à cause des médicaments et remèdes pour les malades que j'ai quitté la vie de foyer pour le sans-foyer. De plus, alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, ma présence d'esprit non-mise en place se met en place, mon esprit déconcentré se concentre, mes impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et j'atteins le suprême soulagement du joug que je n'avais pas encore atteint.» Alors, bhikkhus, le bhikkhu, ayant fait ce calcul, devrait suivre cet individu, il ne devrait pas le quitter.

Ou bien, bhikkhus, un bhikkhu vit en dépendance vis-à-vis d'un certain individu, et alors qu'il vit ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, sa présence d'esprit non-mise en place se met en place, son esprit déconcentré se concentre, ses impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et il atteint le suprême soulagement du joug qu'il n'avait pas encore atteint. De plus, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec peu de difficulté. Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait considérer: «Je vis en dépendance vis-à-vis de cet individu, et alors que je vis ainsi en dépendance vis-à-vis de cet individu, ma présence d'esprit non-mise en place se met en place, mon esprit déconcentré se concentre, mes impuretés mentales non-détruites vont à leur destruction, et j'atteins le suprême soulagement du joug que je n'avais pas encore atteint. De plus, en ce qui concerne les ustensiles pour la vie à être obtenus par un sans-foyer—robes, nourritures d'aumônes, abris, médicaments et remèdes pour les malades—ils sont obtenus avec peu de difficulté.» Alors, bhikkhus, le bhikkhu devrait suivre cet individu aussi longtemps qu'il reste en vie, il ne devrait pas le quitter, même si on lui dit de s'en aller.

Voici ce que dit le Fortuné. Les bhikkhus se réjouirent et approuvèrent la parole du Fortuné.

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