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Traductions [33]

Le cœur d’un grand arbre solide : 1er récit

Ainsi ai-je entendu : une fois, le Bienheureux séjournait sur le mont Gijjha, près de la ville de Rājagaha.

C’était très peu de temps après le départ de Dèvadatta. À propos de Dèvadatta, le Bienheureux s’adressa aux bhikkhus et dit : « Ici, ô bhikkhus, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “Je suis assailli par la naissance, par la vieillesse, par la mort, par le chagrin, par la tristesse, par la souffrance, par les lamentations et par le désespoir. Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il est satisfait. Il est comblé de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il se vante et médit des autres ainsi : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il devient ivre. Étant bien ivre, il tombe dans la négligence. Ainsi, il demeure dans le mal.

Supposons, ô bhikkhus, qu’un homme aille à la recherche du cœur d’un grand arbre solide et, voyant un grand arbre, mais en négligeant le cœur, l’aubier, l’écorce, les jeunes pousses, il coupe des rameaux et des feuillages, les ramasse et s’en aille, en pensant que c’est là le cœur. Un homme qui a des yeux, qui a vu cet individu, se dira : “Sûrement, cet homme ne connaît pas le cœur. Il ne connaît pas l’aubier. Il ne connaît pas l’écorce. Il ne connaît pas les jeunes pousses. Il ne connaît pas les rameaux et les feuillages. Cet homme qui va à la recherche du cœur d’un grand arbre solide, voyant un grand arbre, mais en négligeant le cœur, l’aubier, l’écorce et les jeunes pousses, coupe des rameaux et des feuillages, les ramasse et s’en va, en pensant que c’est là le cœur Par conséquent, il n’obtient pas le bienfait et l’utilité que le cœur pourrait lui donner véritablement.” De même, ô bhikkhus, ici, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “Je suis assailli par la naissance, par la vieillesse, par la mort, par le chagrin, par la tristesse, par la souffrance, par les lamentations et par le désespoir. Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il est satisfait. Il est comblé de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de cette popularité, il se vante et médit des autres ainsi : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il devient ivre. Étant bien ivre, il tombe dans la négligence. Ainsi, étant négligent, il demeure dans le mal. À propos de ce bhikkhu, on peut dire qu’il a ramassé seulement “des rameaux et des feuillages” de la conduite sublime, et qu’il en a terminé là.

Cependant, ô bhikkhus, ici, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “[…] Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il n’est pas satisfait. Il n’est pas plein de contentement de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la maîtrise des sens. Avec sa maîtrise des sens, il est satisfait. Il est comblé de son sort. En raison de sa maîtrise des sens, il se vante et ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis vertueux, je suis agréable par ma conduite. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas vertueux ; ils ne sont pas agréables par leur conduite.” Ainsi, à cause de sa maîtrise des sens, il devient ivre. Étant bien ivre, il tombe dans la négligence. Ainsi, étant négligent, il demeure dans le mal.

Supposons, ô bhikkhus, qu’un homme aille à la recherche du cœur d’un grand arbre solide et, voyant un grand arbre, mais en négligeant le cœur, l’aubier et l’écorce, il coupe des jeunes pousses, les ramasse et s’en aille, en pensant que c’est là le cœur. Un homme qui a des yeux, qui a vu cet individu, se dira : “Sûrement, cet homme ne connaît pas le cœur, il ne connaît pas l’aubier. Il ne connaît pas l’écorce. Il ne connaît pas les jeunes pousses. Il ne connaît pas les rameaux et les feuillages. Cet homme va à la recherche du cœur d’un grand arbre solide, voyant un grand arbre, mais en négligeant le cœur, l’aubier, il coupe des jeunes pousses, les ramasse et s’en va, en pensant que c’est là le cœur. Par conséquent il n’obtient pas le bienfait et l’utilité que le cœur pourrait lui donner véritablement.” De même, ô bhikkhus, ici, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “[…] Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il n’est pas satisfait. Il n’est pas plein de contentement de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de cette popularité, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la maîtrise des sens. À cause de sa maîtrise des sens, il est satisfait. Il est comblé de son sort. En raison de sa maîtrise des sens, il se vante et médit des autres ainsi : “Parce que je suis vertueux ; je suis agréable par ma conduite. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas vertueux ; ils ne sont pas agréables par leur conduite.” Ainsi, en raison de la maîtrise des sens, il devient ivre. Étant bien ivre, il tombe dans la négligence. Ainsi, étant négligent, il demeure dans le mal. À propos de ce bhikkhu, on peut dire qu’il a ramassé seulement “des jeunes pousses” de la conduite sublime, et qu’il en a terminé là.

Cependant, ô bhikkhus, ici, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “[…] Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels. ce respect et cette popularité, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, en raison de ces avantages matériels, de ce respect et de cette popularité, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la maîtrise des sens. Mais à cause de sa maîtrise des sens, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de sa maîtrise des sens, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis vertueux, je suis agréable par ma conduite. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas vertueux ; ils ne sont pas agréables par leur conduite.” Ainsi, en raison de la maîtrise des sens, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la concentration mentale. Avec la concentration mentale qu’il a acquise, il est satisfait. Il est comblé de son sort. En raison de la concentration mentale qu’il a acquise, il se vante et il médit des autres : “C’est moi qui ai le mental concentré. Quant aux autres, ils ont le mental non concentré. Leur mental est dispersé.” Ainsi, en raison de sa concentration mentale, il devient ivre. Étant bien ivre, il tombe dans la négligence. Ainsi, étant négligent, il demeure dans le mal.

Supposons, ô bhikkhus, qu’un homme aille à la recherche du cœur d’un grand arbre solide et, voyant un grand arbre, mais en négligeant le cœur, l’aubier, coupe l’écorce, la ramasse et s’en aille, en pensant que c’est là le cœur. Un homme qui a des yeux, qui a vu cet individu, se dira : “Sûrement, cet homme ne connaît pas le cœur. Il ne connaît pas l’aubier. Il ne connaît pas l’écorce. Il ne connaît pas les jeunes pousses. Il ne connaît pas les rameaux et les feuillages. Cet homme va à la recherche du cœur d’un grand arbre solide, voyant un grand arbre, mais en négligeant le cœur, l’aubier, il coupe les jeunes pousses, les ramasse et s’en va, en pensant que c’est là le cœur. Par conséquent, il n’obtient pas le bienfait et l’utilité que le cœur pourrait lui donner véritablement. De même, ô bhikkhus, ici, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “[…] Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il n’est pas satisfait. Il n’est pas plein de contentement de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, en raison de ces avantages matériels, de ce respect et de cette popularité, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la maîtrise des sens. Mais à cause de sa maîtrise des sens, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de sa maîtrise des sens, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis vertueux, je suis agréable par ma conduite. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas vertueux ; il ne sont pas agréables par leur conduite.” Ainsi, en raison de la maîtrise des sens, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la concentration mentale. Avec la concentration mentale qu’il a acquise, il est satisfait. Il est comblé de son sort. En raison de la concentration mentale qu’il a acquise, il se vante et il médit des autres : “C’est moi qui ai le mental concentré. Quant aux autres, ils ont le mental non concentré. Leur mental est dispersé.” Ainsi, en raison de sa concentration mentale, il devient ivre. Étant bien ivre, il tombe dans la négligence. Ainsi, étant négligent, il demeure dans le mal. À propos de ce bhikkhu, on peut dire qu’il a ramassé seulement “l’écorce” de la conduite sublime, et qu’il en a terminé là.

Cependant, ô bhikkhus, ici, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “[…] Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il n’est pas satisfait. Il n’est pas plein de contentement de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, en raison de ces avantages matériels, de ce respect et de cette popularité, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la maîtrise des sens. Mais avec sa maîtrise des sens, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort.

En raison de sa maîtrise des sens, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : Parce que je suis vertueux, je suis agréable par ma conduite. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas vertueux, ils ne sont pas agréables par leur conduite.” Ainsi, en raison de la maîtrise des sens, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la concentration mentale. Cependant, avec la concentration mentale qu’il a acquise, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de la concentration mentale qu’il a acquise, il ne se vante pas ni ne médit des autres en disant : “C’est moi qui ai le mental concentré. Quant aux autres, ils ont le mental non concentré. Leur mental est dispersé.” Ainsi, en raison de sa concentration mentale, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Ainsi, étant diligent, il acquiert la connaissance fondée sur la vision réaliste. Avec la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il est satisfait. Il est comblé de son sort. En raison de la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il se vante et il médit des autres : “C’est moi qui vis en sachant et en voyant. Quant aux autres, ils vivent sans savoir et sans voir.” Ainsi, en raison de la connaissance fondée sur la vision réaliste, il devient ivre. Étant bien ivre, il tombe dans la négligence. Ainsi, étant négligent, il demeure dans le mal.

Supposons, ô bhikkhus, qu’un homme aille à la recherche du cœur d’un grand arbre solide et, voyant un grand arbre, mais en négligeant le cœur. il coupe l’aubier, le ramasse et s’en aille, en pensant que c’est là le cœur. Un homme qui a des yeux, qui a vu cet individu, se dira : “Sûrement, cet homme ne connaît pas le cœur. Il ne connaît pas l’aubier. Il ne connaît pas l’écorce. Il ne connaît pas les jeunes pousses. Il ne connaît pas les rameaux et les feuillages. Cet homme va à la recherche du cœur d’un grand arbre solide, voyant un grand arbre, mais en négligeant le cœur. il coupe l’aubier, le ramasse et s’en va, en pensant que c’est là le cœur. Par conséquent, il n’obtient pas le bienfait et l’utilité que le cœur pourrait lui donner véritablement.” De même, ô bhikkhus, ici, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “[…] Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il n’est pas satisfait. Il n’est pas plein de contentement de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, en raison de ces avantages matériels, de ce respect et de cette popularité, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la maîtrise des sens. Mais avec sa maîtrise des sens, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de sa maîtrise des sens, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis vertueux ; je suis agréable par ma concentré. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas vertueux ; ils ne sont pas agréables par leur conduite.” Ainsi, en raison de la maîtrise des sens, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la concentration mentale. Mais, avec la concentration mentale qu’il a acquise, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de la concentration mentale qu’il a acquise, il ne se vante pas et il ne médit pas des autres ainsi : “C’est moi qui ai le mental concentré, Quant aux autres, ils ont le mental non concentré. Leur mental est dispersé.” Ainsi, en raison de sa concentration mentale, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la connaissance fondée sur la vision réaliste. Avec la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il est satisfait. Il est comblé de son sort. En raison de la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il se vante et il médit des autres : “C’est moi qui vis en sachant et en voyant. Quant aux autres, ils vivent sans savoir et sans voir.” Ainsi, en raison de la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il devient ivre. Étant ivre, il tombe dans la négligence. Ainsi, étant négligent, il demeure dans le mal. À propos de ce bhikkhu, on peut dire qu’il a ramassé seulement “l’aubier” de la conduite sublime, et qu’il en a terminé là.

Cependant, ô bhikkhus, ici, un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “[…] Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne se vante pas ni ne médit des autres en disant : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, en raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la maîtrise des sens. Mais, en raison de sa maîtrise des sens, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de sa maîtrise des sens, il ne se vante pas ni ne médit des autres en disant : “Parce que je suis vertueux, je suis agréable par ma conduite. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas vertueux ; ils ne sont pas agréables par leur conduite” Ainsi, en raison de la maîtrise des sens, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la concentration mentale. Avec la concentration mentale qu’il a acquise, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de la concentration mentale qu’il a acquise, il ne se vante pas ni ne médit des autres en disant : “C’est moi qui ai le mental concentré. Quant aux autres, ils ont le mental non concentré. Leur mental est dispersé.” Ainsi, en raison de sa concentration mentale, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Ainsi, étant vigilant, il acquiert la connaissance et la vision réaliste. Avec la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il ne se vante pas et il ne médit pas des autres en disant : “C’est moi qui vis en sachant et en voyant. Quant aux autres, ils vivent sans savoir et sans voir.” Ainsi, en raison de la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Ainsi, étant vigilant, il atteint la dissociation qui n’a pas un temps limité. Ô bhikkhus, il n’y a pas de raison, il n’y a pas de possibilité pour que ce bhikkhu soit retombé de cette dissociation qui n’a pas un temps limite.

Supposons, ô bhikkhus, qu’un homme aille à la recherche du cœur d’un grand arbre solide et, voyant un grand arbre, il coupe le cœur, le ramasse, et s’en va, en sachant que c’est là le cœur. Un homme qui a des yeux, qui a vu cet individu, se dira : “Sûrement, cet homme connaît le cœur. Il connaît l’aubier. Il connaît l’écorce. Il connaît les jeunes pousses. Il connaît les rameaux et les feuillages. Cet homme qui va à la recherche du cœur d’un grand arbre solide, voyant un grand arbre, il coupe le cœur et le ramasse et s’en va, en sachant que c’est là le cœur. Par conséquent, il obtient le bienfait et l’utilité que le cœur pourrait lui donner véritablement.”

De même, ô bhikkhus, ici un certain fils de famille qui a quitté la vie du foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiance sereine, pense : “[…] Je verrai peut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha.” Étant entré dans la vie sans foyer dans cet espoir, il acquiert des avantages matériels, du respect et de la popularité. Avec ces avantages matériels, ce respect et cette popularité, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de ces avantages matériels, de ce respect et de cette popularité, il ne se vante pas ni ne médit des autres en disant : “Parce que je suis renommé, c’est moi qui suis digne de dons. Quant aux autres bhikkhus, ils sont peu connus, peu estimés.” Ainsi, en raison de ces avantages matériels, de ce respect et de la popularité, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la maîtrise des sens. Mais avec la maîtrise des sens, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de sa maîtrise des sens, il ne se vante pas ni ne médit des autres ainsi : “Parce que je suis vertueux, je suis agréable par ma conduite. Quant aux autres bhikkhus, ils ne sont pas vertueux ; ils ne sont pas agréables par leur conduite.” Ainsi, en raison de la maîtrise des sens, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la concentration mentale. Mais, avec la concentration mentale qu’il a acquise, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de la concentration mentale qu’il a acquise, il ne se vante pas et il ne médit pas des autres en disant : “C’est moi qui ai le mental concentré. Quant aux autres, ils ont le mental non concentré. Leur mental est dispersé.” Ainsi, en raison de sa concentration mentale, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la connaissance fondée sur la vision réaliste. Avec la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il n’est pas satisfait. Il n’est pas comblé de son sort. En raison de la connaissance fondée sur la vision réaliste qu’il a acquise, il ne se vante pas et il ne médit pas des autres en disant : “C’est moi qui vis en sachant et en voyant. Quant aux autres, ils vivent sans savoir et sans voir.” Ainsi, en raison de sa connaissance fondée sur la vision réaliste, il ne devient pas ivre. N’étant pas ivre, il ne tombe pas dans la négligence. Étant vigilant, il atteint la dissociation qui n’a pas un temps limité. Ô bhikkhus, il n’y a pas de raison, il n’y a pas de possibilité pour que ce bhikkhu soit retombé de cette dissociation qui n’a pas un temps limite.

De cette façon, ô bhikkhus, cette conduite sublime n’a pas pour but d’acquérir des avantages matériels, du respect et de la popularité ; elle n’a pas pour but d’obtenir la maîtrise des sens, ni la concentration mentale, ni la connaissance fondée sur la vision réaliste, mais cette conduite sublime a pour but la libération inébranlable de la pensée. C’est le cœur, c’est la fin totale. »

Ainsi parla le Bienheureux. Les bhikkhus, heureux, se réjouirent des paroles du Bienheureux.

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