Ainsi ai-je entendu : une fois, leBienheureux en voyageant parmi les Kōsalas avec un grand groupe debhikkhus, arriva au village des brāhmanes nommé Sālā, dans le paysdes Kōsalas.
Pendant ce temps-là, les brāhmanes chefs de famille de Sālāapprirent : « L’honorable Samana Gōtama, fils des Sākyas, ayantabandonné sa famille Sākyanne et quitté son foyer pour entrer dansla vie sans foyer, voyageant dans le pays des Kōsalas, avec ungroupe important de bhikkhus, est parvenu à Sālā ». Or, se propageale bruit de la bonne réputation de cet honorable Gōtama en cestermes : “Il est le Bienheureux, l’Arahant, l’Éveillé parfait,parfait en Savoir et parfait en Conduite, bien arrivé à son but,connaisseur du monde, incomparable guide des êtres qui doivent êtreguidés, instructeur des dieux et des humains, l’Éveillé, leBienheureux. Ayant compris le monde constitué des dieux, des Māras,des Brahmās et des humains, des samanas et des brāhmanes, par sapropre connaissance spécifique, il le communique aux autres. Ilenseigne une doctrine bonne en son début, bonne en son milieu,bonne en sa fin, bonne dans sa lettre et dans son esprit, il exaltela conduite sublime parfaitement pleine et parfaitement pure. Allervoir un tel méritant est vraiment une bonne chose. »
Alors les brāhmanes chefs de famille, habitants de Sālā,s’approchèrent de l’endroit où se trouvait le Bienheureux. S’étantapprochés, certains échangèrent avec le Bienheureux des complimentsde politesse et des paroles de courtoisie, puis s’assirent àl’écart sur un côté. Certains, les mains jointes, rendirent hommagedans la direction où se trouvait le Bienheureux, puis s’assirent àl’écart sur un côté. D’autres encore, ayant énoncé leur nom et leurnom de famille, s’assirent à l’écart sur un côté. D’autress’assirent à l’écart sur un côté sans rien dire.
Lorsque les chefs de famille brāhmanes, habitants de Sālā, sefurent assis à l’écart sur un côté, le Bienheureux s’adressa à euxet dit : « Y a-t-il, ô chefs de famille, un maître que vous aimezparticulièrement et sur lequel votre confiance sereine rationnelleest établie ? »
– Non, Vénéré, nous n’avons pas de maître que nous aimonsparticulièrement et sur lequel notre confiance sereine rationnelleest établie.
– Puisque, ô chefs de famille, vous n’avez pas de maître quevous aimez particulièrement, il faut que vous acceptiez et adoptiezune position doctrinale incontestable. Lorsque vous acceptez etadoptez cette position doctrinale incontestable, cela constitue unélément de votre bonheur et de votre bien-être pour longtemps.Quelle est, ô chefs de famille, cette position doctrinaleincontestable ? Il existe des samanas et brāhmanes qui partagent etsoutiennent ces opinions : “Il n’y a pas de dons, il n’y a pas desacrifices, il n’y a pas d’oblations, il n’y a pas de résultat nide mûrissement des actes bons ou mauvais, il n’y a pas de mondeici-bas, il n’y a pas d’existence d’au-delà de cette vie, il n’y apas de mère, il n’y a pas de père, il n’y a pas d’êtres nésspontanément, il n’y a pas dans le monde, des samanas et desbrāhmanes qui, ayant parcouru la voie correcte, bien arrivés dansla voie correcte, ayant compris par leurs connaissances directes etspécifiques cette vie et la vie au-delà, les communiquent[aux autres].”
Cependant, ô chefs de famille, il y a d’autres samanas etbrāhmanes qui partagent et soutiennent les opinions complètementopposées en disant : “Il y a des dons, il y a des sacrifices, il ya des oblations, il y a des résultats et un mûrissement des actesbons et mauvais, il y a un monde ici-bas, il y a une existenceau-delà de cette vie, il y a quelqu’un appelée la mère, il y aquelqu’un appelé le père, il y a des êtres nés spontanément, il ya, dans le monde, des samanas et des brāhmanes qui, ayant parcourula voie correcte, bien arrivés dans la voie correcte, ayant comprispar leurs connaissances directes et spécifiques cette vie et la vieau-delà, les communiquent [au monde].”Qu’en pensez-vous, ô chefs de familles ? Ces deux groupes desamanas et de brāhmanes n’enseignent-ils pas des doctrinesdirectement opposées l’une à l’autre ?
– Si, Vénéré.
– Dans ce cas, ô chefs de famille, de la part des samanas etbrāhmanes qui partagent et soutiennent les opinions : “Il n’y a pasde dons, il n’y a pas de sacrifices, […],il n’y a pas dans le monde, de samanas et de brāhmanes qui, ayantparcouru la voie correcte, bien arrivés dans la voie correcte,ayant compris par leurs connaissances directes et spécifiques cettevie et la vie au-delà, les communiquent [aumonde]”, on peut attendre les choses suivantes : ayantabandonné les trois aspects efficaces et positifs, à savoir : labonne conduite corporelle, la bonne conduite verbale et la bonneconduite mentale, ils adoptent et pratiquent les trois aspectsinefficaces et négatifs, à savoir : la mauvaise conduitecorporelle, la mauvaise conduite verbale et la mauvaise conduitementale. Pour quelle raison ? La raison en est que ces honorablessamanas et brāhmanes ne voient pas la misère, la vanité et lessouillures dans les choses inefficaces et négatives, et ils nevoient pas les avantages du renoncement aux choses inefficaces etnégatives et l’aspect purifiant des choses efficaces etpositives.
Celui qui soutient l’opinion : “Il n’y a pas d’existence au-delàde cette vie”, est pourvu d’un point de vue incorrect, parce qu’enréalité il y a une existence au-delà de cette vie. Celui quipense : “Il n’y a pas d’existence au-delà de cette vie”, est pourvud’une pensée incorrecte, parce qu’en réalité il y a une existenceau-delà de cette vie. Celui qui dit : “Il n’y a pas d’existence audelà de cette vie”, profère une parole incorrecte, parce qu’enréalité il y a une existence au-delà de cette vie. Celui qui dit :“Il n’y a pas d’existence au-delà de cette vie”, est contre lesméritants qui connaissent l’existence au delà de cette vie. Celuiqui tente de convaincre l’opinion : “Il n’y a pas d’existenceau-delà de cette vie”, tente de la convaincre d’une doctrinefausse, parce qu’en réalité il y a un monde au-delà. Lorsqu’iltente de convaincre quelqu’un d’autre d’une doctrine fausse, il sevante lui-même et il dénigre les autres. Chez lui s’il y avait unebonne conduite quelconque, elle se disperse et désormais elle estremplacée par une mauvaise conduite. Ainsi, se produisent chez luices diverses tendances inefficaces et négatives : le point de vueincorrect, la pensée incorrecte, la parole incorrecte, l’adversitéà l’égard des méritants, une démarche pour convaincre les autresd’une doctrine fausse, l’attitude de se vanter et de dénigrer lesautres et encore d’autres tendances inefficaces et négativesconditionnées par l’opinion incorrecte.
À ce propos, ô chefs de famille, l’homme intelligent considère :“S’il n’y a pas d’existence au-delà de cette vie, alors, après ladislocation du corps, après la mort, cet individu devient quelqu’unsain et sauf. S’il y a une existence au-delà, alors, après ladislocation du corps, après la mort, cet individu réapparaît dansdes états malheureux, dans des destinations mauvaises, dans lessituations ruinées, dans l’état infernal dit niraya. Même si je n’accepte pas l’idée d’uneexistence au-delà de cette vie, même si la parole des honorablessamanas et des brāhmanes s’avère fausse, cet individu sera critiquéici et maintenant, par les gens intelligents en disant : “cetindividu a une mauvaise conduite, il a des vues erronées, il estpartisan de la théorie nihiliste”. En outre, s’il y a une existenceau delà de cette vie, alors, cet individu perdra des deux côtés :d’une part, il est condamné par les gens intelligents ici etmaintenant, et d’autre part, après la dislocation du corps, aprèsla mort, il réapparaît dans des états malheureux, dans desdestinations mauvaises, dans les situations ruinées, dans l’étatinfernal dit niraya. Ainsi, cetindividu a accepté et a adopté une position doctrinaleincontestable, d’une façon incorrecte, de telle manière qu’ils’arrête étant tourné vers une voie à sens unique, et qu’il négligetoute autre alternative efficace et positive.
En outre, ô chefs de famille, de la part des samanas etbrāhmanes qui partagent et soutiennent les opinions : “Il y a[des résultats] de dons, il y a[des résultats] de sacrifices,[…], il y a, dans le monde, des samanas etdes brāhmanes qui, ayant parcouru la voie correcte, bien arrivésdans la voie correcte, ayant compris par leurs connaissancesdirectes et spécifiques cette vie et la vie au-delà, lescommuniquent [au monde]”, on peut attendreles choses suivantes : ayant abandonné les trois aspectsinefficaces et négatifs, à savoir : la mauvaise conduitecorporelle, la mauvaise conduite verbale et la mauvaise conduitementale, ils adoptent et pratiquent les trois aspects efficaces etpositifs, à savoir : la bonne conduite corporelle, la bonneconduite verbale et la bonne conduite mentale. Pour quelle raison ?La raison en est que ces honorables samanas et brāhmanes voient lamisère, la vanité et les souillures dans les choses inefficaces etnégatives, et ils voient les avantages du renoncement aux chosesinefficaces et négatives et l’aspect purifiant des choses efficaceset positives.
Celui qui soutient l’opinion : “Il y a une existence au-delà decette vie”, est pourvu d’un point de vue correct, parce qu’enréalité il y a une existence au-delà de cette vie. Celui quipense : “Il y a une existence au-delà de cette vie”, est pourvud’une pensée correcte, parce qu’en réalité il y a un monde au-delà.Celui qui dit : “Il y a une existence au-delà de cette vie”,profère une parole correcte, parce qu’en réalité il y a uneexistence au-delà de cette vie. Celui qui dit : “Il y a uneexistence au-delà de cette vie”, n’est pas contre les méritants quiconnaissent l’existence au-delà de cette vie. Celui qui tente deconvaincre quelqu’un de l’opinion : “Il y a une existence au-delàde cette vie”, tente de le convaincre d’une doctrine correcte,parce qu’en réalité il y a un monde au-delà. Lorsqu’il tente deconvaincre quelqu’un d’une doctrine correcte, il ne se vante pas nine dénigre les autres. Chez lui s’il y avait une mauvaise conduitequelconque, elle se disperse et désormais elle est remplacée parune bonne conduite. Ainsi, se produisent chez lui ces diversestendances efficaces et positives : le point de vue correct, lapensée correcte, la parole correcte, la non-adversité à l’égard desméritants, une démarche pour convaincre les autres d’une doctrinecorrecte, l’attitude où il ne se vante ni ne dénigre les autres etencore d’autres tendances efficaces et positives conditionnées parl’opinion correcte.
À ce propos, ô chefs de famille, l’homme intelligent considère :« S’il y a une existence au-delà de cette vie, alors, après ladislocation du corps, après la mort, cet individu arrive à unedestination heureuse, dans un état céleste. Même si je n’acceptepas d’idée d’une existence au-delà de cette vie, même si la paroledes honorables samanas et des brāhmanes s’avère fausse, cetindividu sera loué, ici et maintenant, par les gens intelligents endisant : “cet individu a une bonne conduite, il a des vuescorrectes, il est partisan de la théorie non nihiliste”. Enrevanche, s’il y a une existence au-delà de cette vie, alors, cethonorable individu aura le bénéfice des deux côtés : d’une part, ilest loué par les gens intelligents ici et maintenant, et d’autrepart, après la dislocation du corps, après la mort, il arrive à unedestination heureuse, même à un état céleste. Ainsi, cet individu aaccepté et a assimilé le fait incontestable d’une façon correcte detelle manière qu’il s’arrête étant tourné vers deux directions etexcluant toute autre alternative inefficace et négative. »
Il existe, ô chefs de famille, des samanas et des brāhmanes quipartagent cette opinion, qui soutiennent cette opinion : “Si unindividu commet un acte mauvais ou s’il fait commettre un actemauvais, s’il mutile quelqu’un ou s’il fait mutiler quelqu’un, s’iltorture quelqu’un ou s’il fait torturer quelqu’un, s’il inflige unedouleur à quelqu’un, s’il oppresse quelqu’un ou s’il fait oppresserquelqu’un, s’il intimide quelqu’un ou s’il fait intimiderquelqu’un, s’il tue des êtres vivants ou s’il fait tuer des êtresvivants, s’il prend ce qui n’a pas été donné ou s’il fait prendrece qui n’a pas été donné, s’il s’engage dans les cambriolages, dansles pillages, dans les soustractions, dans le banditisme de grandchemin, dans les relations sexuelles avec les femmes appartenantaux autres, ou dans le mensonge délibéré, pour lui il n’y a aucunpéché. Même si quelqu’un tue les êtres vivants en utilisant uneroue rimée avec un rasoir pour que la terre entière devienne unmonceau de chair, un amas de chair, cet acte ne constitue pas pourlui un péché et il n’y a aucune mauvaise conséquence. Même siquelqu’un marche tout au long de la rive sud de Gaṅgā en tuant, enmassacrant, en mutilant et en faisant mutiler par les autres, entorturant, et en faisant torturer par les autres, pourtant cesactes ne constituent pas un péché pour lui ; il n’y a aucunemauvaise conséquence. Même si quelqu’un marche tout au long de larive nord de Gaṅgā en faisant des dons, et en incitant les autrespour qu’ils fassent des dons, en faisant des sacrifices et enorganisant les autres pour qu’ils fassent des sacrifices, pourtantces démarches ne constituent aucun acte méritoire pour lui, il n’ya aucune bonne conséquence. Faire les dons, maîtriser la pensée,restreindre les sens, proférer des paroles vraies, ne constituentaucun acte méritoire, il n’y a aucune bonne conséquence.”
Il existe également, ô chefs de famille, des samanas et desbrāhmanes qui partagent et soutiennent une opinion diamétralementopposée à celles des samanas et des brāhmanes dont nous venons deparler et ils disent : “Si un individu commet un mauvais acte, ous’il fait commettre un acte mauvais, s’il mutile quelqu’un ou s’ilfait mutiler quelqu’un, s’il torture quelqu’un ou s’il faittorturer, […], ces actes constituent pourlui des péchés. Si quelqu’un tue des êtres vivants en utilisant uneroue rimée avec un rasoir pour que la terre entière devienne unmonceau de chair, un amas de chair, ces actes constituent pour luides péchés et il y a des mauvaises conséquences. Si quelqu’unmarche tout au long de la rive sud de Gaṅgā en tuant, enmassacrant, en mutilant et en faisant mutiler par les autres, entorturant, et en faisant torturer par les autres, ces actesconstituent des péchés pour lui ; il y a des mauvaisesconséquences. Si quelqu’un marche tout au long de la rive nord deGaṅgā en faisant des dons, et en incitant les autres pour qu’ilsfassent des dons, en faisant des sacrifices et en organisant lesautres pour qu’ils fassent des sacrifices, ces démarchesconstituent des actes méritoires pour lui, il y a des bonnesconséquences. Faire des dons, maîtriser la pensée, restreindre lessens, proférer des paroles vraies, constituent des actesméritoires, il y a de bonnes conséquences.” Qu’en pensez-vous, ôchefs de familles ? Ces deux groupes de samanas et de brāhmanesn’enseignent-ils pas des doctrines directement opposées l’une àl’autre ?
– Si, Vénéré.
– Dans ce cas, ô chefs de famille, de la part des samanas etbrāhmanes qui partagent une opinion et qui soutiennent une opinionen disant : “Si un individu commet un acte mauvais ou s’il faitcommettre un acte mauvais, s’il mutile quelqu’un ou s’il faitmutiler quelqu’un, s’il torture quelqu’un ou s’il fait torturerquelqu’un, […] ne constitue pas un péchépour lui ; il n’y a aucune mauvaise conséquence. Même si quelqu’unmarche sur la rive nord de Gaṅgā en faisant des dons, et enorganisant les autres à faire des dons, en faisant des sacrificeset en organisant les autres à faire des sacrifices, pourtant cesdémarches ne constituent aucun acte méritoire pour lui, il n’y aaucune bonne conséquence. Faire des dons, maîtriser la pensée,restreindre les sens, proférer des paroles vraies, ne constituentaucun acte méritoire, il n’y a aucune bonne conséquence”, on peutattendre les choses suivantes : ayant abandonné les trois aspectsefficaces et positifs, à savoir : la bonne conduite corporelle, labonne conduite verbale et la bonne conduite mentale, ils adoptentet pratiquent les trois aspects inefficaces et négatifs, à savoir :la mauvaise conduite corporelle, la mauvaise conduite verbale et lamauvaise conduite mentale. Pour quelle raison ? La raison en estque ces honorables samanas et brāhmanes ne voient pas la misère, lavanité et les souillures dans les choses inefficaces et négatives,et ils ne voient pas les avantages du renoncement aux chosesinefficaces et négatives et l’aspect purifiant des choses efficaceset positives.”
Celui qui soutient l’opinion : “Il n’y a pas de valeur desactes”, est quelqu’un pourvu d’un point de vue incorrect, parcequ’en réalité il existe une valeur des actes. Celui qui pense : “Iln’y a pas de valeur des actes”, est pourvu d’une pensée incorrecte,parce qu’en réalité il existe une valeur des actes. Celui qui dit :“Il n’y a pas de valeur des actes”, profère une parole incorrecte,parce qu’en réalité il existe une valeur des actes. Celui qui dit :“Il n’y a pas de valeur des actes”, est contre les méritants quiconnaissent l’existence d’une valeur des actes. Celui qui tente deconvaincre quelqu’un de l’opinion : “Il n’y a pas de valeur desactes, tente de le convaincre d’une doctrine fausse, parce qu’enréalité il existe une valeur des actes. Lorsqu’il tente deconvaincre quelqu’un d’autre d’une doctrine fausse, il se vantelui-même et il dénigre les autres. Chez lui s’il y avait une bonneconduite quelconque, elle se disperse et désormais elle estremplacée par une mauvaise conduite si, se produisent chez lui cesdiverses tendances inefficaces et négatives : le point de vueincorrect, la pensée incorrecte, la parole incorrecte, l’adversitéà l’égard des méritants, une démarche pour convaincre les autresd’une doctrine fausse, l’attitude de se vanter et de dénigrer lesautres et encore d’autres tendances inefficaces et négativesconditionnées par l’opinion incorrecte.
À ce propos, ô chefs de famille, l’homme intelligent considère :“S’il n’y a pas de valeur des actes, après la dislocation du corps,après la mort, cet honorable individu devient quelqu’un sain etsauf. S’il existe une valeur des actes, alors, après la dislocationdu corps, après la mort, cet individu réapparaît dans des étatsmalheureux, dans des destinations mauvaises, dans les situationsruinées, dans l’état infernal dit niraya.” Même si je n’accepte pas l’idée d’une existenceau delà de cette vie, même si la parole des honorables samanas etdes brāhmanes s’avère fausse, ce bonhomme sera critiqué ici etmaintenant, par les gens intelligents en disant : “Cet individu aune mauvaise conduite, il a des vues erronées, il est partisan dela théorie qui nie la valeur des actes”. En revanche, s’il existeune valeur des actes, alors, cet individu perd des deux côtés :d’une part, il est condamné par les gens intelligents ici etmaintenant, et d’autre part, après la dislocation du corps, aprèsla mort, il réapparaît dans des états malheureux, dans desdestinations mauvaises, dans les situations ruinées, dans l’étatinfernal dit niraya. Ainsi, cethonorable individu a accepté et a adopté une position doctrinaleincontestable, d’une façon incorrecte de telle manière qu’ils’arrête étant tourné vers une voie à sens unique, et qu’il négligetoute autre alternative efficace et positive.
En outre, ô chefs de famille, de la part des samanas etbrāhmanes qui partagent et soutiennent une opinion en disant : “Siun individu commet un acte mauvais ou s’il fait commettre un actemauvais, s’il mutile quelqu’un ou s’il fait mutiler quelqu’un, s’iltorture quelqu’un ou s’il fait torturer quelqu’un, […] constitue un péché pour lui ; il y a de mauvaisesconséquences. Même si quelqu’un marche sur la rive nord de Gaṅgā enfaisant des dons, et en organisant les autres pour qu’ils fassentdes dons, en faisant des sacrifices et en organisant les autrespour qu’ils fassent des sacrifices, pourtant ces démarches neconstituent aucun acte méritoire pour lui, il n’y a aucune bonneconséquence. Faire des dons, maîtriser la pensée, restreindre lessens, proférer des paroles vraies, constituent un acte méritoire,il y a des bonnes conséquences”, on peut attendre les chosessuivantes : ayant abandonné les trois aspects inefficaces etnégatifs, à savoir : la mauvaise conduite corporelle, la mauvaiseconduite verbale et la mauvaise conduite mentale, ils adoptent etpratiquent les trois aspects efficaces et positifs, à savoir : labonne conduite corporelle, la bonne conduite verbale et la bonneconduite mentale. Pour quelle raison ? La raison en est que ceshonorables samanas et brāhmanes voient la misère, la vanité et lessouillures dans les choses inefficaces et négatives, et ils voientles avantages du renoncement aux choses inefficaces et négatives etl’aspect purifiant des choses efficaces et positives.
Celui qui soutient l’opinion : “Il y a une valeur des actes”,est quelqu’un pourvu d’un point de vue correct, parce qu’en réalitéil existe une valeur des actes. Celui qui pense : “Il y a unevaleur des actes”, est pourvu d’une pensée correcte, parce qu’enréalité il existe une valeur des actes. Celui qui dit : “Il y a unevaleur des actes”, profère une parole correcte, parce qu’en réalitéil existe une valeur des actes. Celui qui dit : “Il y a une valeurdes actes”, n’est pas contre les méritants qui connaissentl’existence d’une valeur des actes. Celui qui tente de convaincrequelqu’un de l’opinion : “Il y a une valeur des actes”, tente de leconvaincre d’une doctrine correcte, parce qu’en réalité il existeune valeur des actes. Lorsqu’il tente de convaincre quelqu’und’autre d’une doctrine correcte, il ne se vante pas lui-même ni nedénigre les autres. Chez lui s’il y avait une mauvaise conduitequelconque, elle se disperse et désormais elle est remplacée parune bonne conduite, si se produisent chez lui ces diversestendances efficaces et positives : le point de vue correct, lapensée correcte, la parole correcte, une non-adversité à l’égarddes méritants, une démarche pour convaincre les autres d’unedoctrine correcte, l’attitude de rester sans se vanter ou dénigrerles autres et encore d’autres tendances efficaces et positivesconditionnées par l’opinion correcte.
À ce propos, ô chefs de famille, l’homme intelligent considère :“S’il y a une valeur des actes, alors, après la dislocation ducorps, après la mort, cet individu arrive à une destinationheureuse, même dans un état céleste. Même si je n’accepte pasl’idée de l’existence d’une valeur des actes, même si la parole deshonorables samanas et des brāhmanes s’avère fausse, cet individusera loué ici et maintenant par les gens intelligents en disant :“Cet individu a une bonne conduite, il a des vues correctes, il estpartisan d’une théorie affirmant la valeur des actes”. En revanche,s’il y a une valeur des actes, alors cet individu aura le bénéficedes deux côtés : d’une part, il est loué par les gens intelligentsici et maintenant, et d’autre part, après la dislocation du corps,après la mort, il arrive à une destination heureuse, à un étatcéleste. Ainsi, cet individu a accepté et a assimilé le faitincontestable d’une façon correcte de telle manière qu’il s’arrêteétant tourné vers deux directions et excluant toute autrealternative inefficace et négative.
Il existe, ô chefs de famille, des samanas et des brāhmanes quipartagent et soutiennent cette opinion : “Il n’y a pas de raisonsou de conditions pour que les êtres deviennent impurs. C’est sansraison, sans condition que les êtres deviennent impurs. Il n’y apas de raisons et sans condition pour que les êtres deviennentpurs ; c’est sans raison et sans condition que les êtres deviennentpurs. Dans ce processus, l’être n’a pas d’autorité, ni l’effet d’uneffort, ni d’un pouvoir individuel, ni d’une enduranceindividuelle. Tous les êtres, tous les êtres vivants, tout ce quiest produit, toutes les choses vivantes, sont sans capacité de semaîtriser, sans pouvoir, sans capacité de réagir, et ils sontmodelés par le destin, par les circonstances hasardeuses, par lanature. Tout simplement, ils éprouvent le plaisir et la douleurdans les six domaines”.
Il existe également, ô chef de famille, des samanas et desbrāhmanes qui partagent et soutiennent une opinion diamétralementopposée à celle des samanas et des brāhmanes dont nous venons deparler et ils disent : “Il y a des raisons et des conditions pourque les êtres deviennent impurs. C’est à cause des raisons, desconditions que les êtres deviennent impurs. Il y a des raisons etdes conditions pour que les êtres deviennent purs ; c’est à causedes raisons et des conditions que les êtres deviennent purs. Dansce processus, l’être a une autorité, il y a l’effet d’un effort, ily a un pouvoir individuel, il y a une endurance individuelle. On nepeut pas dire que tous les êtres, tous les êtres vivants, tout cequi est produit, toutes les choses vivantes, n’ont pas la capacitéde se maîtriser, sont sans pouvoir, sans capacité de réagir, etqu’ils sont modelés par le destin, par les circonstanceshasardeuses, par la nature. Tout simplement, ils éprouvent leplaisir et la douleur dans les six classes.” Qu’en pensez-vous, ôchefs de familles ? Ces deux groupes de samanas et de brāhmanesn’enseignent-ils pas des doctrines directement opposées l’une àl’autre ?
– Si, Vénéré.
– Dans ce cas, ô chefs de famille, de la part des samanas etbrāhmanes qui partagent et soutiennent une opinion en disant : “Iln’y a pas de raisons ou de conditions pour que les êtres deviennentimpurs. C’est sans raison, sans condition que les êtres deviennentimpurs. […] Tout simplement, ils éprouventle plaisir et la douleur dans les six domaines” on peut attendreles choses suivantes : ayant abandonné les trois aspects efficaceset positifs, à savoir : la bonne conduite corporelle, la bonneconduite verbale et la bonne conduite mentale, ils adoptent etpratiquent les trois aspects inefficaces et négatifs, à savoir : lamauvaise conduite corporelle, la mauvaise conduite verbale et lamauvaise conduite mentale. Pour quelle raison ? La raison en estque ces honorables samanas et brāhmanes ne voient pas la misère, lavanité et les souillures dans les choses inefficaces et négatives,et ils ne voient pas les avantages du renoncement aux chosesinefficaces et négatives et l’aspect purifiant des choses efficaceset positives.
En outre, ô chefs de famille, de la part des samanas etbrāhmanes qui partagent et soutiennent une opinion en disant : “Ily a des raisons et des conditions pour que les êtres deviennentimpurs. C’est à cause de raisons, de conditions que les êtresdeviennent impurs. Il y a des raisons et des conditions pour queles êtres deviennent purs ; […]. On nepeut pas dire que tous les êtres, tous les êtres vivants, tout cequi est produit, toutes les choses vivantes, n’ont pas la capacitéde se maîtriser, sont sans pouvoir, sans capacité de réagir, etqu’ils sont modelés par le destin, par les circonstanceshasardeuses, par la nature. Tout simplement, ils éprouvent leplaisir et la douleur dans les six domaines”, on peut attendre leschoses suivantes : ayant abandonné les trois aspects inefficaces etnégatifs, à savoir : la mauvaise conduite corporelle, la mauvaiseconduite verbale et la mauvaise conduite mentale, ils adoptent etpratiquent les trois aspects efficaces et positifs, à savoir : labonne conduite corporelle, la bonne conduite verbale et la bonneconduite mentale. Pour quelle raison ? La raison en est que ceshonorables samanas et brāhmanes voient la misère, la vanité et lessouillures dans les choses inefficaces et négatives, et ils voientles avantages du renoncement aux choses inefficaces et négatives etl’aspect purifiant des choses efficaces et positives.
Celui qui soutient l’opinion : “Il n’y a pas de raisons” estquelqu’un pourvu d’un point de vue incorrect, parce qu’en réalitéil existe des raisons. Celui qui pense : “Il n’y a pas de raisons”,est pourvu d’une pensée incorrecte, parce qu’en réalité il existedes raisons. Celui qui dit : “Il n’y a pas de fonctionnement desraisons”, profère une parole incorrecte, parce qu’en réalité ilexiste des raisons. Celui qui dit : “Il n’y a pas de fonctionnementdes raisons”, est contre les méritants qui connaissent l’existencedes raisons. Celui qui tente de convaincre quelqu’un de l’opinion :“Il n’y a pas de raisons”, tente de le convaincre d’une doctrinefausse, parce qu’en réalité il existe des raisons. Lorsqu’il tentede convaincre quelqu’un d’autre d’une doctrine fausse, il se vantelui-même et dénigre les autres. Chez lui s’il y avait une bonneconduite quelconque, elle se disperse et désormais elle estremplacée par une mauvaise conduite. Ainsi, se produisent chez luices diverses tendances inefficaces et négatives : le point de vueincorrect, la pensée incorrecte, la parole incorrecte, l’hostilitéà l’égard des méritants, une démarche pour convaincre les autresd’une doctrine fausse, l’attitude de se vanter et de dénigrer lesautres et encore bien d’autres tendances inefficaces et négativesconditionnées par l’opinion incorrecte.
À ce propos, ô chefs de famille, l’homme intelligent considère :“S’il n’y a pas de raisons, après la dislocation du corps, après lamort, cet individu devient quelqu’un sain et sauf. S’il existe unfonctionnement des raisons, alors, après la dislocation du corps,après la mort, cet individu réapparaît dans des états malheureux,dans des destinations mauvaises, dans les situations ruinées, dansl’état infernal dit niraya. Mêmesi je n’accepte pas l’idée concernant l’existence au delà de cettevie, même si la parole des honorables samanas et des brāhmaness’avère fausse, cet individu sera critiqué ici et maintenant, parles gens intelligents en disant : “Cet individu a une mauvaiseconduite, il a des vues erronées, il est partisan de la théorie quinie l’existence des raisons”. En revanche, s’il existe unfonctionnement des raisons, alors, cet individu perd des deuxcôtés : d’une part, il est condamné par les gens intelligents iciet maintenant, et d’autre part, après la dislocation du corps,après la mort, cet individu réapparaît dans des états malheureux,dans des destinations mauvaises, dans les situations ruinées, dansl’état infernal dit niraya. Ainsi,cet individu a accepté et a adopté une position doctrinaleincontestable d’une façon incorrecte de telle manière qu’ils’arrête étant tourné vers une voie à sens unique, et qu’il négligetoute autre alternative efficace et positive.”
En outre, ô chefs de famille, de la part des samanas etbrāhmanes qui partagent et soutiennent une opinion en disant : “Ily a des raisons” on peut attendre les choses suivantes : ayantabandonné les trois aspects inefficaces et négatifs, à savoir : lamauvaise conduite corporelle, la mauvaise conduite verbale et lamauvaise conduite mentale, ils adoptent et pratiquent les troisaspects efficaces et positifs, à savoir : la bonne conduitecorporelle, la bonne conduite verbale et la bonne conduite mentale.Pour quelle raison ? La raison en est que ces honorables samanas etbrāhmanes voient la misère, la vanité et les souillures dans leschoses inefficaces et négatives, et ils voient les avantages durenoncement aux choses inefficaces et négatives et l’aspectpurifiant des choses efficaces et positives.
Celui qui soutient l’opinion : “Il y a des raisons”, estquelqu’un pourvu d’un point de vue correct, parce qu’en réalité ilexiste un fonctionnement des raisons. Celui qui pense : “Il y a desraisons”, est pourvu d’une pensée correcte, parce qu’en réalité ilexiste des raisons. Celui qui dit : “Il y a des raisons”, profèreune parole correcte, parce qu’en réalité il existe des raisons.Celui qui dit : “Il y a des raisons”, n’est pas contre lesméritants qui connaissent l’existence des raisons. Celui qui tentede convaincre quelqu’un de l’opinion : “Il y a des raisons”, tentede le convaincre d’une doctrine correcte, parce qu’en réalité ilexiste des raisons. Lorsqu’il tente de convaincre quelqu’un d’autred’une doctrine correcte, il ne se vante pas lui-même ni ne dénigreles autres. Chez lui s’il y avait une mauvaise conduite quelconque,elle se disperse et désormais elle est remplacée par une bonneconduite. Ainsi, se produisent chez lui ces diverses tendancesefficaces et positives : le point de vue correct, la penséecorrecte, la parole correcte, une non-hostilité à l’égard desméritants, une démarche pour convaincre les autres d’une doctrinecorrecte, l’attitude de rester sans se vanter ou dénigrer lesautres et encore d’autres tendances efficaces et positivesconditionnées par l’opinion correcte.
À ce propos, ô chefs de famille, l’homme intelligent considère :“S’il y a des raisons, alors, après la dislocation du corps, aprèsla mort, cet individu arrive à une destination heureuse, dans unétat céleste. Même si je n’accepte pas d’idée concernantl’existence d’une valeur des actes, même si la parole deshonorables samanas et des brāhmanes s’avère fausse, cet individusera loué ici et maintenant, par les gens intelligents en disant :“Cet individu a une bonne conduite, il a des vues correctes, il estpartisan de théories affirmant l’existence des raisons”. Enrevanche, s’il y a des raisons, alors cet individu aura le bénéficedes deux côtés : d’une part, il est loué par les gens intelligentsici et maintenant, et d’autre part, après la dislocation du corps,après la mort, il réapparaît dans une destination heureuse, dans unétat céleste. Ainsi, cet individu a accepté et a assimilé le faitincontestable d’une façon correcte de telle manière qu’il s’arrêteétant tourné vers deux directions et excluant toute autrealternative inefficace et négative.
Il existe, ô chefs de famille, des samanas et des brāhmanes quipartagent cette opinion, qui soutiennent cette opinion : “De toutesfaçons, il n’y a pas d’états sans formes matérielles”. Il existeégalement, ô chefs de famille, des samanas et des brāhmanes quipartagent une opinion, qui soutiennent une opinion diamétralementopposée à celle des samanas et des brāhmanes dont nous venons deparler et ils disent : “De toutes façons, il y a des états sansformes matérielles”. Qu’en pensez-vous, ô chefs de familles ? Cesdeux groupes de samanas et de brāhmanes n’enseignent-ils pas desdoctrines directement opposées l’une à l’autre ?
– Si, Vénéré.
– À ce propos, un homme intelligent considère : “Ces honorablessamanas et brāhmanes partagent et soutiennent cette opinion : ‘Detoutes façons, il n’y a pas d’états sans formes matérielles’. Mais,moi, je n’ai pas vu cette non existence de ces états sans formesmatérielles. Il existe des samanas et des brāhmanes qui partagentet soutiennent cette opinion : ‘De toutes façons, il y a des étatssans formes matérielles’. Mais, moi, je n’ai pas connu l’existencede ces états sans formes matérielles”. Sans connaissance, sansvoir, si je dis d’une façon unilatérale “Cela est la vérité, lereste n’est qu’absurdité”, une telle conclusion n’est pas digne demoi. Même si l’opinion de ces honorables samanas et brāhmanes quidisent : “De toutes façons, il n’y a pas d’états sans formesmatérielles” est vraie, alors, pour moi, il existe une possibilitééventuelle de réapparaître parmi les dieux qui ont les formesmatérielles créées par le mental. Même si l’opinion de ceshonorables samanas et brāhmanes qui disent : “Il y a des états sansformes matérielles de toute manière, alors, pour moi, il existe unepossibilité éventuelle de re-apparaître parmi les dieux qui ont lesformes matérielles créées par les perceptions. Les faits tels queles prises de bâtons, les prises d’armes, les querelles, lesbagarres, les disputes, les reproches, les méchancetés et lesmensonges se voient comme des situations fondées dans le domainedes formes matérielles, mais de tels faits n’existent pas dans ledomaine sans forme matérielle”. En considérant ainsi, il devientquelqu’un qui est en voie d’être désenchanté des formesmatérielles, d’avoir le détachement par rapport aux formesmatérielles, d’avoir la cessation des formes matérielles.
Il existe, ô chefs de famille, des samanas et des brāhmanes quipartagent et soutiennent cette opinion : “De toutes façons, il n’ya pas de cessation du processus de redevenir”. Il existe également,ô chef de famille, des samanas et des brāhmanes qui partagent etsoutiennent une opinion diamétralement opposée à celle des samanaset des brāhmanes dont nous venons de parler et ils disent : “Detoutes façons, il y a cessation du processus de redevenir.” Qu’enpensez-vous, ô chefs de familles ? Ces deux groupes de samanas etde brāhmanes n’enseignent-ils pas des doctrines directementopposées l’une à l’autre ?
– Si, Vénéré.
– À ce propos, un homme intelligent considère : “Ces honorablessamanas et brāhmanes partagent et soutiennent cette opinion : ‘Detoutes façons, il n’y a pas de cessation du processus deredevenir’. Mais, moi, je n’ai pas vu la non-cessation du processusde redevenir. Il existe des samanas et des brāhmanes qui partagentet soutiennent une opinion et ils disent : ‘De toutes façons, il ya une cessation du processus de redevenir’. Mais, moi, je n’ai pasconnu la cessation du processus de redevenir. Sans connaissance,sans voir, si je dis d’une façon unilatérale “Cela est la vérité,le reste n’est qu’absurdité”, une telle conclusion n’est pas dignede moi. Même si l’opinion de ces honorables samanas et brāhmanesqui disent : “De toutes façons, il n’y a pas de cessation duprocessus de redevenir” est vraie, alors, pour moi, il existe unepossibilité éventuelle de re-apparaître parmi les dieux qui ont lesformes matérielles créées par la perception. Même si l’opinion deces honorables samanas et brāhmanes qui disent : “Il y a unecessation du processus de redevenir” est vraie, alors, pour moi, ilexiste une possibilité d’atteindre le nibbāna ici et maintenant. Si l’opinion de ces honorablessamanas et brāhmanes qui disent : “De toutes façons, il n’y a pasde cessation du processus de redevenir” est vraie, elle est prochede l’attachement, elle est proche de l’enchaînement, elle estproche du ravissement, elle est proche de l’appropriation. Sil’opinion de ces honorables samanas et brāhmanes qui disent : “Detoutes façons, il y a une cessation du processus de redevenir” estvraie, elle est proche du non-attachement, elle est proche dunon-enchaînement, elle est proche du non-ravissement, elle estproche de la non-appropriation. En considérant ainsi, il devientquelqu’un qui est en voie d’être désenchanté du processus deredevenir, d’avoir le détachement par rapport au processus deredevenir, d’avoir la cessation du processus de redevenir.
Dans le monde, ô chefs de famille, il existe quatre sortesd’individus. Quels sont-ils ? Ici, il existe, un certain individuqui se tourmente lui-même et il continue à infliger des tortures àlui-même. Il existe un autre individu qui tourmente les autres etil continue à infliger des tortures aux autres. Il existe un autreindividu qui se tourmente lui-même, continue à infliger destortures à lui-même, tourmente les autres et continue à infligerdes tortures aux autres. Il existe un autre individu qui ne setourmente pas lui-même, ne continue pas à infliger des tortures àlui-même, ne tourmente pas les autres ni ne continue à infliger destortures aux autres. Quant à celui-ci, puisqu’il ne se tourmentepas lui-même, ni ne continue à infliger des tortures à lui-même, netourmente pas les autres, ni ne continue à infliger les torturesaux autres, il demeure ici et maintenant, dépourvu de faim, étantéteint, étant tranquille [par extinction dufeu], en goûtant le bonheur et en étant lui-même quelqu’unde sublime.
« Qui est, ô chefs de famille, l’individu qui se tourmentelui-même et continue à infliger des tortures à lui-même ? Dans cecas, ô chefs de famille, ici il existe un individu qui pratique lanudité ; il abandonne des coutumes [sociales] ; il suce ses mains ; il refusel’invitation à venir ; il refuse l’invitation à s’arrêter ;[…] il ne boit pas d’eau et ainsi, ilpratique la vertu de “celui qui ne boit pas” ; il descend dansl’eau trois fois par jour et ainsi il pratique la vertu de “celuiqui descend dans l’eau pour la troisième fois et cela pendant lasoirée”. De cette façon, il demeure en infligeant à son corpsdiverses sortes de tourments. À propos de cet individu, ô chefs defamille, on peut dire qu’il se tourmente lui-même et continue àinfliger des tortures à lui-même.
Maintenant, ô chefs de famille, qui est l’individu qui tourmenteles autres et continue à infliger des tortures aux autres ? Dans cecas, ô chefs de famille, il existe un individu qui est un tueur demoutons, un tueur de cochons, un tueur de gibier, quelqu’un qui metdes pièges pour des bêtes sauvages, un chasseur, un pêcheur, unvoleur, un bourreau des voleurs, un bourreau de prisons, ou bienquelqu’un qui pratique une telle occupation sanglante. À propos decet individu, ô chefs de famille, on peut dire qu’il tourmente lesautres et continue à infliger des tortures aux autres.
Maintenant, ô chefs de famille, qui est l’individu qui setourmente lui-même, continue à infliger des tortures à lui-même,tourmente les autres et continue à infliger des tortures auxautres ? Dans ce cas, ô bhikkhus, il existe un individu comme unsouverain khattiya qui a été couronné, ou bien un brāhmane riche.Ce souverain, après avoir fait construire une nouvelle salle defête, dans le quartier est de la ville, ayant rasé ses cheveux etsa barbe, s’étant habillé d’une peau rude, ayant appliqué l’huileghee sur son corps, en griffant son dos avec une corne de daim,entre dans la salle de fête accompagné de son épouse principale etde son brāhmane-conseiller. Dans la salle où les herbes[sacrées] sont étalées partout, ils’allonge par terre. Là-bas, ce souverain est nourri avec du laitdu premier trayon d’une vache dont le veau a la même couleur,tandis que l’épouse principale du souverain est nourrie avec dulait du deuxième trayon et le brāhmane-conseiller est nourri avecdu lait du troisième trayon. Du lait du quatrième trayon estutilisé pour être versé sur le feu sacrificiel. Finalement, le veauest nourri avec le reste du lait laissé dans les trayons de lavache. Désormais le souverain donne l’ordre : “Que tel nombre detaureaux soient tués pour le sacrifice, tel nombre de veaux, telnombre de génisses, tel nombre de chèvres, tel nombre de béliers,soient tués pour le sacrifice. Que tel nombre d’arbres soientabattus pour préparer des poteaux de sacrifice. Que telle quantitédes herbes dites dabba ou des pailles soient coupées pour couvrirle toit ou pour mettre sur le sol de l’arène du sacrifice”. Lesesclaves, les messagers, les ouvriers, intimidés par la peur,menacés par les cannes, avec des larmes sur le visage, en pleurant,effectuent leurs devoirs. À propos de cet individu, ô chefs defamille, on peut dire qu’il se tourmente lui-même, continue àinfliger des tortures à lui-même, tourmente les autres et continueà infliger des tortures aux autres.
Maintenant, ô chefs de famille, qui est l’individu qui ne setourmente pas lui-même, ni ne continue à infliger des tortures àlui-même, ne tourmente pas les autres ni ne continue à infliger destortures aux autres et qui demeure, ici et maintenant, dépourvu defaim, étant éteint, étant tranquille [parextinction du feu], demeure en goûtant le bonheur et enétant soi-même quelqu’un de sublime ? Dans ce cas, ô chefs defamille, il apparaît dans le monde un Tathāgata qui est l’Arahant,l’Éveillé parfait, parfait en Savoir et parfait en Conduite, bienarrivé à son but, connaisseur du monde, incomparable guide desêtres qui doivent être guidés, instructeur des dieux et deshumains, l’Éveillé, le Bienheureux. Ayant compris le mondeconstitué des dieux, des Māras, des Brahmās et des humains, dessamanas et des brāhmanes, par sa propre connaissance spécifique, ilcommunique cette compréhension aux autres. Il enseigne une doctrinebonne en son début, bonne en son milieu, bonne en sa fin, bonnedans sa lettre et dans son esprit, il exalte la conduite sublimeparfaitement pleine et parfaitement pure. Un chef de famille, ou unfils de chef de famille, ou quiconque ayant repris la naissancedans telle ou telle famille, entend ladite doctrine. Ayant entenducette doctrine il atteint une confiance sereine en le Tathāgata.Parce qu’il a atteint la confiance sereine et qu’il en est pourvu,il réfléchit ainsi : “Cette vie à la maison est pleine d’obstacles,elle est un chemin poussiéreux ; la vie sans maison est le pleinair. À qui demeure dans la maison, il n’est pas facile de pratiquerla conduite sublime entièrement pleine, entièrement pure, parfaitecomme une conque. Il faut donc que, m’étant rasé les cheveux et labarbe, ayant revêtu mon corps des vêtements kāsāya [d’unreligieux], je quitte ma maison pour mener une vie sansmaison !” Alors, plus tard, un jour, il abandonne l’ensemble de sesbiens, quelle qu’en soit la valeur, grande ou petite, il abandonneses parents et son entourage, quel qu’en soit le nombre, beaucoupou peu, il se rase les cheveux et la barbe, revêt les vêtementskāsāya [d’unreligieux] et quitte son foyer pour mener une vie sansfoyer. Ayant ainsi quitté le foyer, ce bhikkhu vit, s’étantmaîtrisé lui-même selon les règles du code de la discipline, enévitant de détruire les êtres vivants, il s’abstient de tuer lesêtres vivants […] il prononce des parolesen temps voulu, des paroles véridiques, des paroles sensées, desparoles conformes à la doctrine et à la discipline, des parolesformant un trésor, des paroles munies de raison, opportunes, biencirconscrites, accompagnées d’un sens.
Il s’abstient d’endommager graines et plantes de toutes sortes ;il fait un seul repas, il jeûne le soir et s’abstient de mangerhors du temps […] il s’abstient depratiquer la corruption, la ruse, la fraude ; il s’abstient defaire des blessures, des meurtres, des incarcérations, desbrigandages, des pillages, des actes violents.
Ce bhikkhu est pleinement satisfait d’un vêtement [religieux] qui lui préserve le corps et d’une boule[de riz qu’il a reçue dans son bol àaumônes] dont il sustente son ventre ; partout où il va, ilva avec son vêtement [religieux] et avecson bol à aumônes. Tout comme un oiseau emporte ses ailes partoutoù il vole, de même, le bhikkhu qui est pleinement satisfaitemporte seulement, partout où il va, le vêtement [religieux] dont il protège son corps et le bol àaumônes dont il sustente son ventre. Pourvu de ce noble corps devertus, il éprouve en lui-même une joie irréprochable.
Lorsque ce bhikkhu voit une forme matérielle au moyen de sonœil, il n’en saisit ni les apparences générales ni les détails car,en conséquence de ce que l’organe de l’œil demeure non-maîtrisé,les choses mauvaises et vicieuses, la convoitise et la frustrationpeuvent s’y introduire ; alors, il se garde contre l’organe del’œil ; il se met en état de défense contre l’organe de l’œil.Lorsqu’il entend un son au moyen de son oreille, […]. Lorsqu’il reconnaît une notion au moyen del’organe mental, il n’en saisit ni les apparences générales ni lesdétails car, en conséquence de ce que le mental demeurenon-maîtrisé, les choses mauvaises et vicieuses, la convoitise etla frustration peuvent s’y introduire ; alors, il se garde contrel’organe mental ; il se met en état de défense contre l’organemental. Pourvu de cette noble protection des organes sensoriels, iléprouve en lui-même une joie non-touchée par les souillures.
Ce bhikkhu, allant ou revenant, agit avec attention etcompréhension. En regardant devant ou autour de lui, il agit avecattention et compréhension. En étendant ou repliant ses membres, ilagit avec attention et compréhension. En portant le saṅghāti, le bol à aumônes, et les cīvaras, il agit avec attention etcompréhension. En mangeant, en buvant, en mastiquant, en goûtant,il agit avec attention et compréhension. En déféquant et urinant,il agit avec attention et compréhension. En marchant, en étantdebout, en s’asseyant, en s’endormant, s’éveillant ou restant sansrien dire, il agit avec attention et compréhension.
Ainsi, pourvu de ce noble corps de vertus, pourvu de cette noblemaîtrise des facultés sensorielles, pourvu de cette noble attentionet compréhension il fréquente une résidence à l’écart, dans unbois, au pied d’un arbre, dans une montagne, une grotte, unecaverne, un cimetière, un plateau boisé, un lieu en plein air, unemeule de paille. Après avoir terminé sa tournée d’aumônes, aprèsson repas, il s’assied en repliant et croisant ses jambes, posantson corps bien droit, fixant son attention.
Ayant abandonné l’attachement avide pour ce monde, il demeureavec une pensée sans attachement avide, il purifie entièrement sapensée de l’attachement avide. Ayant abandonné la haine et lacolère, il demeure avec une pensée sans haine et sans colère etayant pitié et bienveillance à l’égard de tous les êtres vivants,il purifie sa pensée de la haine et de la colère. Ayant abandonnéla torpeur physique et mentale et la langueur, il demeure sans latorpeur physique, sans la torpeur mentale et sans la langueur,ayant la perception de la lumière, étant attentif et conscient, ilpurifie sa pensée de la torpeur physique, de la torpeur mentale etde la langueur. Ayant abandonné l’inquiétude et le remords, ildemeure intérieurement pacifié, avec une pensée sans inquiétude etsans remords, il se purifie entièrement de l’inquiétude et duremords. Ayant abandonné le doute, il demeure ayant surpassé ledoute, sans perplexité touchant les choses bonnes, il purifieentièrement sa pensée du doute.
Ainsi, s’étant séparé de ces cinq obstacles que sont lessouillures mentales sous-jacentes, qui affaiblissent la sagesse,s’étant séparé du désir, s’étant séparé des pensées inefficaces, ilentre dans le premier jhāna pourvude raisonnement et de réflexion, qui est joie et bonheur, né de laséparation [des choses mauvaises] et il ydemeure. Ensuite, ayant mis fin au raisonnement et à la réflexion,il entre et demeure dans le deuxième jhāna qui est apaisement intérieur, unification de lapensée, qui est dépourvu de raisonnement et de réflexion, né de laconcentration et qui consiste en bonheur.
Ensuite, se détournant du bonheur, il vit dans l’indifférence,conscient et vigilant, il ressent dans son corps le bonheur pur, desorte que les êtres nobles désignent cela « Celui qui, indifférentet attentif, demeure heureux » ; il entre et demeure dans letroisième jhāna. Ensuite, s’étantdébarrassé du bonheur et s’étant débarrassé de la peine, ayantsupprimé la gaieté et la tristesse antérieures, ce bhikkhu entre etdemeure dans le quatrième jhāna oùne sont ni plaisir ni douleur, mais qui est pureté parfaited’attention et d’indifférence.
En outre, lorsque sa pensée est ainsi réglée, ainsi purifiée,sans défaut, sans souillure, bien souple, maniable, stable, arrivéeà l’impassibilité, ce bhikkhu dirige sa pensée et l’oriente vers lesavoir-faire dit “la connaissance qui permet de se rappeler sesdemeures antérieures”. Ainsi, il se rappelle ses demeuresantérieures, à savoir : une naissance, deux naissances, troisnaissances, quatre naissances, cinq naissances, dix naissances,vingt naissances, trente naissances, quarante naissances, cinquantenaissances, cent naissances, mille naissances, cent millenaissances [et il se rappelle] diversespériodes d’intégration, diverses périodes de désintégration et ilpeut se rappeler ses propres demeures antérieures avec leurstraits, avec le détail de faits de la manière suivante : « En cetemps-là, j’avais tel nom, telle famille, telle caste, tel mode denourriture, j’éprouvais tel plaisir et telle souffrance,j’atteignis tel âge. Alors étant sorti de cette existence-là,j’accédai à cette autre. Là encore j’avais tel nom, telle famille,telle caste, tel mode de nourriture, j’éprouvais tel plaisir ettelle souffrance, j’atteignis tel âge. Alors étant sorti de cetteexistence-là, j’accédai à cette autre, et ainsi de suite”. De cettefaçon, il se rappelle ses diverses demeures antérieures.
En outre, lorsque sa pensée est ainsi réglée, ainsi purifiée,sans défauts, sans souillures, bien souple, maniable, stable,arrivée à l’impassibilité, ce bhikkhu dirige sa pensée et l’orientevers le savoir-faire dit : “La connaissance qui permet de voir ladisparition et l’apparition des êtres”. Ainsi, avec son œilsurhumain purifié qui dépasse la qualité humaine, il voit les êtresqui sortent d’ici et qui renaissent ailleurs, et il reconnaîtcomment les êtres sont bas ou élevés, beaux ou laids, heureux oumalheureux, d’après les actes qu’ils ont commis : “Ces honorablesêtres vivants ayant une mauvaise conduite par le corps, ayant unemauvaise conduite par la parole, ayant une mauvaise conduite par lapensée, ont insulté les êtres nobles, ont eu des opinions fausses,ont pratiqué des actes suivant ces opinions fausses et, parconséquent, après la dislocation du corps, après la mort, ils sontnés dans la déchéance, dans les destinations mauvaises, dans lesétats ruinés, dans l’état infernal. Cependant, ces honorables êtresayant une bonne conduite par le corps, ayant une bonne conduite parla parole, ayant une bonne conduite par la pensée, n’ont pasinsulté les êtres nobles, ont eu des opinions correctes, ontpratiqué des actes suivant ces opinions correctes et, parconséquent, après la dislocation du corps, après la mort, ils sontnés dans des destinations bonnes, dans des états célestes. De cettefaçon, il reconnaît par l’œil surhumain purifié qui dépasse laqualité humaine, comment les êtres sont bas ou élevés, beaux oulaids, heureux ou malheureux, d’après les actes qu’ils ontcommis.
En outre, lorsque sa pensée est ainsi réglée, ainsi purifiée,sans défaut, sans souillure, bien souple, maniable, stable, arrivéeà l’impassibilité, ce bhikkhu dirige sa pensée et l’oriente vers lesavoir-faire dit “la connaissance qui permet d’éliminer lesécoulements mentaux toxiques. Ainsi il reconnaît selon la réalité :“Ceci est dukkha” ; il reconnaîtselon la réalité : “Ceci est l’apparition de dukkha” ; il reconnaît selon la réalité : “Ceciest la cessation de dukkha” ; ilreconnaît selon la réalité : “Ceci est la voie vers la cessation dedukkha”. Il reconnaît selon laréalité : “Ceci sont les écoulements mentaux toxiques” ; ilreconnaît selon la réalité : “Ceci est l’origine des écoulementsmentaux toxiques” ; il reconnaît selon la réalité : “Ceci est lacessation des écoulements mentaux toxiques ; il reconnaît selon laréalité : “Ceci est la voie vers la cessation des écoulementsmentaux toxiques”.
Lorsqu’il reconnaît lesdits éléments, lorsqu’il les voit, sapensée est libérée de l’écoulement mental toxique dit “désirsensuel” ; de même sa pensée est libérée de l’écoulement mentaltoxique dit “volonté de devenir” ; sa pensée est libérée del’écoulement mental toxique dit “ignorance”. Lorsque la pensée estlibérée, la connaissance se produit : “Voici la libération”. Ilreconnaît : “Toute naissance nouvelle est anéantie. La conduitesublime est vécue. Ce qui doit être achevé est achevé ; plus rienne demeure à accomplir”. À propos de cet individu, ô chefs defamille, on peut dire qu’il est celui qui ne se tourmente paslui-même, ne continue pas à infliger des tortures à lui-même, netourmente pas les autres ni ne continue à infliger des tortures auxautres et il vit ici et maintenant, dépourvu de faim, étant éteint,étant tranquille [par extinction du feu],il demeure en goûtant le bonheur et étant lui-même quelqu’un desublime. »
Cela étant dit, les brāhmanes chefs de famille du village Sālā,dirent au Bienheureux : « C’est merveilleux, honorable Gōtama,c’est merveilleux. Comme si l’on redressait ce qui a été renversé,comme si l’on montrait ce qui a été caché, comme si l’on montraitle chemin à l’égaré ou comme si l’on apportait une lampe dansl’obscurité en pensant : “Que ceux qui ont des yeux voient lesformes”, de même, l’honorable Gōtama a rendu claire la Doctrine denombreuses façons. Alors nous, nous prenons refuge en leBienheureux Gōtama, en la Doctrine et en le groupe des bhikkhus.Que le Bienheureux Gōtama nous admette comme des disciples associésà partir d’aujourd’hui jusqu’à la fin de la vie, nous qui avonspris refuge en lui. »
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