Ainsi ai-je entendu : une fois, leBienheureux séjournait au bois d’Āmalaka, près de la ville deCātumā parmi les Aṅguttarāpas, dans une bourgade des Aṅguttarāpasnommée Āpana.
En ce temps-là, un jour, à peu près cinq cents bhikkhus dirigéspar l’Āyasmanta Sāriputta et l’Āyasmanta Mahā-Moggallāna parvinrentà Cātumā pour voir le Bienheureux. Lorsque ces bhikkhus arrivantéchangèrent les compliments de politesse avec les bhikkhus quiétaient sur place, lorsqu’ils préparèrent les lieux de séjour,lorsqu’ils déposèrent leurs bols à aumônes et leurs cīvaras, cela créa un grand tapage, un grandtintamarre.
Le Bienheureux alors s’adressa à l’Āyasmanta Ānanda et luidemanda : « Quel est, ô Ānanda, ce grand tapage, ce grandtintamarre tout comme le bruit des pêcheurs qui tirent un filet depoissons ? »
L’Āyasmanta Ānanda répondit : « Vénéré, c’est à peu près cinqcents bhikkhus dirigés par l’Āyasmanta Sāriputta et l’ĀyasmantaMahā-Moggallāna qui sont parvenus à Cātumā pour voir leBienheureux. Lorsque ces bhikkhus arrivant échangèrent lescompliments de politesse avec les bhikkhus qui étaient sur place,lorsqu’ils préparèrent les lieux de séjour, lorsqu’ils déposèrentleurs bols à aumônes et leurs cīvaras, cela créa un grand tapage, un grandtintamarre. »
Le Bienheureux dit : « Convoquez, ô Ānanda, ces bhikkhus en monnom en leur disant “Frères, le Maître vous appelle”. »
En répondant « entendu, Vénéré », l’Āyasmanta Ānanda s’approchade ces bhikkhus et les informa « Ô frères, le Maître vousappelle ». « Entendu, ô frère », répondirent ces bhikkhus, puis ilss’approchèrent du Bienheureux. S’étant approchés du Bienheureux,ils lui rendirent hommage, puis s’assirent à l’écart sur un côté.lorsqu’ils furent assis à l’écart sur un côté, le Bienheureux leurdemanda : « Ô bhikkhus, quel est ce grand tapage, ce grandtintamarre tout comme le bruit des pêcheurs qui tirent un filet depoissons ? »
« Nous sommes, Vénéré, à peu près cinq cents bhikkhus, dirigéspar l’Āyasmanta Sāriputta et l’Āyasmanta Mahā-Moggallāna qui sommesparvenus à Cātumā pour voir le Bienheureux. Lorsque nous échangionsles compliments de politesse avec les bhikkhus qui étaient surplace, lorsque nous préparions les lieux de séjour, lorsque nousdéposions nos bols à aumônes et nos cīvaras, cela créa un grand tapage, un grand tintamarre »,répondirent-ils.
Le Bienheureux : « Partez, ô bhikkhus. Je vous renvoie. Vous nepouvez pas vivre auprès de moi. »
« Entendu, Vénéré », répondirent ces bhikkhus. Puis, s’étantlevés de leur siège, ayant rendu hommage au Bienheureux, aprèsavoir fait la circumambulation autour de lui, ils partirent enprenant leurs bols à aumône et leurs cīvaras.
À ce moment-là, les Sākyas de Cātumā étaient réunis dans lasalle de réunion pour discuter l’une ou l’autre affaire. Ayant vude loin les bhikkhus qui partaient, ils s’approchèrent de cesbhikkhus et demandèrent : « Où allez-vous, ô honorablesamis ? »
Ils répondirent : « Ô honorables amis, le Bienheureux a renvoyéle groupe de bhikkhus. »
Les Sākyas de Cātumā dirent : « Ô honorables amis, restez assis,un instant. Peut-être nous pourrons rétablir le contentement duBienheureux à votre égard. »
« Entendu, ô honorables amis », répondirent ces bhikkhus.
Les Sākyas de Cātumā s’approchèrent de l’endroit où se trouvaitle Bienheureux. S’étant approchés, ils lui rendirent hommage, puiss’assirent à l’écart sur un côté. S’étant assis à l’écart sur uncôté, les Sākyas de Cātumā dirent au Bienheureux : « Vénéré, que leBienheureux soit content du groupe de bhikkhus. Vénéré, que leBienheureux accueille le groupe de bhikkhus. Jadis, Vénéré, leBienheureux a aidé le groupe de bhikkhus, de même maintenant,Vénéré, que le Bienheureux aide le groupe de bhikkhus. Il y a icides bhikkhus nouveaux, qui viennent de quitter la vie de foyerrécemment, qui sont arrivés dans cette doctrine et dans cettediscipline depuis seulement très peu de temps. S’ils n’obtiennentpas l’opportunité de voir le Bienheureux, il y aura chez eux unecertaine mutation, une certaine détérioration. Vénéré, si lespetites plantes n’obtiennent pas d’eau, il y aura chez elles unecertaine mutation, une certaine détérioration. De même, Vénéré, ily a ici des bhikkhus nouveaux, qui viennent de quitter la vie defoyer récemment, qui sont arrivés dans cette doctrine et dans cettediscipline depuis seulement très peu de temps. S’ils n’obtiennentpas l’opportunité de voir le Bienheureux, il y aura chez eux unecertaine mutation, une certaine détérioration. Vénéré, si un veaune voit pas sa mère, arrive une certaine mutation, une certainedétérioration. De même, Vénéré, il y a ici des bhikkhus nouveaux,qui viennent de quitter la vie de foyer récemment, qui sont arrivésdans cette doctrine et dans cette discipline depuis seulement trèspeu de temps. S’ils n’obtiennent pas l’opportunité de voir leBienheureux, il y aura chez eux une certaine mutation, une certainedétérioration. Vénéré, que le Bienheureux soit content du groupe debhikkhus. Vénéré, que le Bienheureux accueille le groupe debhikkhus. Jadis, Vénéré, le Bienheureux a aidé le groupe debhikkhus, de même maintenant, Vénéré, que le Bienheureux aide legroupe de bhikkhus. »
À ce moment-là, le Brahmā Sahampati connaissant la pensée duBienheureux par sa propre pensée, tout comme un homme fort étendson bras plié ou plie son bras étendu, en disparaissant du mondedes Brahmās, se présenta devant le Bienheureux. Ensuite, ayantarrangé son vêtement de dessus sur une seule épaule, en rendanthommage au Bienheureux avec les mains jointes placées sur le front,le Brahmā Sahampati dit : « Vénéré, que le Bienheureux soit contentdu groupe de bhikkhus. Vénéré, que le Bienheureux accueille legroupe de bhikkhus. Jadis, Vénéré, le Bienheureux a aidé le groupede bhikkhus, de même maintenant, Vénéré, que le Bienheureux aide legroupe de bhikkhus. Il y a ici des bhikkhus nouveaux, qui viennentde quitter la vie de foyer récemment, qui sont arrivés dans cettedoctrine et dans cette discipline depuis seulement très peu detemps. S’ils n’obtiennent pas l’opportunité de voir le Bienheureux,il y aura chez eux une certaine mutation, une certainedétérioration. Vénéré, si les petites plantes n’obtiennent pasd’eau, il y aura chez elles une certaine mutation, une certainedétérioration. De même, Vénéré, il y a ici des bhikkhus nouveaux,[…]. Vénéré, que le Bienheureux soitcontent du groupe de bhikkhus. Vénéré, que le Bienheureux accueillele groupe de bhikkhus. Jadis, Vénéré, le Bienheureux a aidé legroupe de bhikkhus. De même maintenant, Vénéré, que le Bienheureuxaide le groupe de bhikkhus. »
De cette façon, à travers la parabole des jeunes plantes etcelle du jeune veau, les Sākyas de Cātumā et le Brahmā Sahampatiréussirent à rétablir le contentement du Bienheureux à l’égard dugroupe de bhikkhus.
Alors, l’Āyasmanta Mahā-Moggallāna s’adressa aux bhikkhus etdit : « Ô frères, mettez-vous debout. Prenez vos bols à aumône etvos cīvaras. Le contentement duBienheureux à l’égard du groupe de bhikkhus a été rétabli par lesSākyas de Cātumā et le Brahmā Sahampati à travers la parabole desjeunes plantes et celle du jeune veau. »
« Entendu, ô frère », répondirent ces bhikkhus à l’ĀyasmantaMahā-Moggallāna.
S’étant levés de leur siège, ces bhikkhus, ayant pris leur bol àaumône et leurs cīvaras,s’approchèrent de l’endroit où se trouvait le Bienheureux. S’étantapprochés, ils lui rendirent hommage, puis s’assirent à l’écart surun côté.
Le Bienheureux s’adressa à l’Āyasmanta Sāriputta qui était assisà l’écart sur un côté : « Ô Sāriputta, lorsque j’ai renvoyé legroupe de bhikkhus, quelle fut votre réflexion ?
– Vénéré, il me vint cette réflexion : “Le groupe de bhikkhus aété renvoyé par le Bienheureux. Maintenant, le Bienheureux veutdemeurer inactif, étant dans un état mental plaisant ici etmaintenant. Alors, moi aussi, je dois demeurer inactif, étant dansun état mental plaisant ici et maintenant”. »
Le Bienheureux dit : « Oh ! Sāriputta, cela suffit. Vous nedevez pas chérir une telle idée dans l’avenir.
Ensuite, le Bienheureux s’adressa à l’Āyasmanta Mahā-Moggallānaqui était assis à l’écart sur un côté « Ô Moggallāna, lorsque j’airenvoyé le groupe de bhikkhus, quelle fut votre réflexion ? »
– Vénéré, il me vint cette réflexion : “Le groupe de bhikkhus aété renvoyé par le Bienheureux. Maintenant, le Bienheureux veutdemeurer inactif, étant dans un état mental plaisant ici etmaintenant. Alors, l’Āyasmanta Sāriputta et moi-même, nous devonsdiriger le groupe de bhikkhus”. »
Le Bienheureux dit : « C’est très bien, ô Moggallāna. C’est trèsbien. Le groupe de bhikkhus doit être dirigé soit par moi, soit parSāriputta et Moggallāna ».
Ensuite, le Bienheureux s’adressa aux bhikkhus et dit : « Ôbhikkhus, celui qui descend dans l’eau [de larivière] doit s’attendre à quatre sortes de dangers. Quelssont-ils ? Le danger venant des vagues, le danger venant decrocodiles, le danger venant des tourbillons et le danger venant derequins. Telles sont les quatre sortes de dangers qui doivent êtreattendus par celui qui descend dans l’eau [de larivière]. De même, ô bhikkhus, celui qui, après avoir quittéla vie de foyer, entre dans la vie sans foyer dans cette doctrineet cette discipline, doit s’attendre à quatre sortes de dangers.Quels sont-ils ? Le danger venant des vagues, le danger venant decrocodiles, le danger venant des tourbillons et le danger venant derequins.
« Quel est, ô bhikkhus, le danger venant des vagues ? Dans cecas, ô bhikkhus, supposons qu’un fils de famille quitte la vie dufoyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiancesereine ; il pense : “Je suis assailli par la naissance, par lavieillesse, par la mort, par le chagrin, par la tristesse, par lasouffrance, par les lamentations et par le désespoir. Je verraipeut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha”. Lorsqu’il est devenu un renonçant, sesconfrères lui donnent des conseils, lui donnent des instructions :“Voici comment vous devez faire aller et retour ; voici commentvous devez regarder devant et autour de vous ; voici comment vousdevez plier et dégager vos mains ; voici comment vous devez portervotre bol à aumône et les cīvaras.Il lui vient alors cette réflexion : “Jadis, quand nous étions dansla vie de foyer, c’est nous qui avons donné des conseils, desinstructions aux autres. Mais, maintenant, les personnes de l’âgede nos fils, de l’âge de nos petits-fils, pensent qu’ils sont aptesà nous donner des conseils, des instructions !” En se disant ainsi,ce bhikkhu abandonne l’entraînement et il descend dans l’étatinférieur. Celui-ci peut être désigné, ô bhikkhus, comme quelqu’unqui est devenu victime du danger venant des vagues, car, aprèsavoir abandonné l’entraînement, il est descendu dans un étatinférieur comme s’il était devenu victime du danger venant desvagues. Dans ce cas, ô bhikkhus, « les vagues » est un autre nompour l’irritation coléreuse.
« Quel est, ô bhikkhus, le danger venant des crocodiles ? Dansce cas, ô bhikkhus, supposons qu’un fils de famille quitte la viedu foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiancesereine ; il pense : “Je suis assailli par la naissance, par lavieillesse, par la mort, par le chagrin, par la tristesse, par lasouffrance, par les lamentations et par le désespoir. Je verraipeut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha”. Lorsqu’il est devenu un renonçant, sesconfrères lui donnent des conseils, lui donnent des instructions :“Voici ce que vous pouvez avaler après avoir mastiqué ; voici ceque vous ne pouvez pas avaler après avoir mastiqué : voici ce quevous pouvez avaler sans mastiquer ; voici ce que vous ne pouvez pasavaler sans mastiquer ; voici ce que vous pouvez goûter : voici ceque vous ne pouvez pas goûter ; voici ce que vous pouvez boire ;voici ce que vous ne pouvez pas boire ; voici ce qu’il est permisd’avaler après avoir mastiqué ; voici ce qu’il n’est pas permisd’avaler après avoir mastiqué ; voici ce qu’il est permis d’avalersans mastiquer ; voici ce qu’il n’est pas permis d’avaler sansmastiquer ; voici ce qu’il est permis de goûter ; voici ce qu’iln’est pas permis de goûter ; voici ce qu’il est permis de boire ;voici ce qu’il n’est pas permis de boire ; voici ce que vous pouvezavaler après avoir mastiqué dans le temps correct ; voici ce quevous ne pouvez pas avaler après avoir mastiqué hors du tempscorrect ; voici ce que vous pouvez avaler sans mastiquer dans letemps correct ; voici ce que vous ne pouvez pas avaler sansmastiquer hors du temps correct ; voici ce que vous pouvez goûterdans le temps correct ; voici ce que vous ne pouvez pas goûter horsdu temps correct ; voici ce que vous pouvez boire dans le tempscorrect ; voici ce que vous ne pouvez pas boire hors du tempscorrect”. Il lui vient alors cette réflexion : “Jadis, quand nousétions dans la vie de foyer, nous avons mangé ce que nous voulions,nous n’avons pas mangé ce que nous ne voulions pas ; […] nous avons bu dans le temps correct et hors dutemps correct. Maintenant, alors que des gens pourvus de confiancesereine nous donnent la nourriture de diverses sortes hors du tempscorrect, il semble que les bhikkhus veulent mettre une muselièresur notre bouche”. En se disant cela, ce bhikkhu abandonnel’entraînement et descend dans l’état inférieur. Celui-ci peut êtredésigné, ô bhikkhus, comme quelqu’un qui est devenu victime dudanger venant des crocodiles, car, après avoir abandonnél’entraînement, il est descendu dans un état inférieur comme s’ilétait devenu victime du danger venant des crocodiles. Dans ce cas,ô bhikkhus, « les crocodiles » est un autre nom pour lagourmandise.
« Quel est, ô bhikkhus, le danger venant des tourbillons ? Dansce cas, ô bhikkhus, supposons qu’un fils de famille quitte la viedu foyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiancesereine ; il pense : “Je suis assailli par la naissance, par lavieillesse, par la mort, par le chagrin, par la tristesse, par lasouffrance, par les lamentations et par le désespoir. Je verraipeut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha”. Lorsqu’il est devenu un renonçant, dansla matinée, étant habillé, ayant pris son bol à aumône et sescīvaras, il entre dans le village,dans la ville, pour recevoir la nourriture, mais sans maîtriser soncorps, sans maîtriser sa parole, sans maîtriser son mental, sanscontrôler ses organes sensoriels. Là bas, il voit un chef defamille ou un fils du chef de famille pourvu des cinq plaisirssensuels, étant dans le bonheur de la vie de foyer. Il lui vientalors cette réflexion : “Jadis, quand nous étions dans la vie defoyer, nous étions pourvus des cinq plaisirs sensuels et nousavions les plaisirs dans ces cinq plaisirs sensuels. Ma famille estpourvue de la richesse. Je peux à la fois goûter le bonheur desplaisirs sensuels et accumuler des mérites”. En se disant ainsi,après avoir abandonné l’entraînement, il descend dans un étatinférieur. Celui-ci peut être désigné, ô bhikkhus, comme quelqu’unqui est devenu victime du danger venant des tourbillons, car, aprèsavoir abandonné l’entraînement, il est descendu dans un étatinférieur comme s’il était devenu victime du danger venant destourbillons. Dans ce cas, ô bhikkhus, « les tourbillons » est unautre nom pour les cinq brins de plaisirs sensuels.
« Quel est, ô bhikkhus, le danger venant des requins ? Dans cecas, ô bhikkhus, supposons qu’un fils de famille quitte la vie dufoyer pour entrer dans la vie sans foyer à cause de la confiancesereine ; il pense : “Je suis assailli par la naissance, par lavieillesse, par la mort, par le chagrin, par la tristesse, par lasouffrance, par les lamentations et par le désespoir. Je verraipeut-être la cessation de tout ce monceau de dukkha”. Lorsqu’il est devenu un renonçant, dansla matinée, étant habillé, ayant pris son bol à aumône et sescīvaras, il entre dans le village,dans la ville, pour recevoir la nourriture, mais sans maîtriser soncorps, sans maîtriser sa parole, sans maîtriser son mental, sanscontrôler ses organes sensoriels. Là bas, il voit une femme peuvêtue, peu habillée. Lorsqu’il voit une telle femme, son mental estassailli par le désir. Puisque son mental est assailli par ledésir, il abandonne les pratiques et il descend dans l’étatinférieur. Celui-ci peut être désigné, ô bhikkhus, comme quelqu’unqui est devenu victime du danger venant des requins, car, aprèsavoir abandonné l’apprentissage, il est descendu dans un étatinférieur comme s’il était devenu victime du danger venant desrequins. Dans ce cas, ô bhikkhus, « les requins » est un autre nompour les femmes.
Telles sont, ô bhikkhus, les quatre sortes de dangers quidoivent être attendus par celui qui, après avoir quitté la vie defoyer, entre dans la vie sans foyer, dans cette doctrine et cettediscipline. »
Ainsi parla le Bienheureux. Les bhikkhus, heureux, se réjouirentdes paroles du Bienheureux.
Commentaires [4]
English
Việt Ngữ