Ainsi ai-je entendu : une fois leBienheureux voyageait parmi les Kōsalas, avec un grand groupe debhikkhus.
À un moment donné, le Bienheureux en sortant de la route,[se trouvant à un certain endroit]esquissa un sourire. L’ayant vu, l’Āyasmanta Ānanda se dit : “Pourquelle cause, pour quelle raison le Bienheureux a-t-il esquissé unsourire ? Les Tathāgatas ne s’expriment pas par un sourire sansraison valable”. L’Āyasmanta Ānanda alors, ayant arrangé sonvêtement de dessus sur une seule épaule, rendit hommage auBienheureux et dit : “Vénéré, pour quelle cause, pour quelle raisonle Bienheureux s’est-il exprimé par un sourire ? Les Tathāgatas nes’expriment pas par un sourire sans raison valable.”
Le Bienheureux dit : “Il y a longtemps, ô Ānanda, dans cetendroit se trouvait une bourgade prospère nommée Vèbhaliṅga, ayantune grande population et fréquentée par beaucoup de monde. En cetemps-là, le Bienheureux Kassapa, qui était l’Arahant, Éveilléparfait, vivait auprès de cette bourgade. Ici même se trouvait leparc résidentiel du Bienheureux Kassapa et tout en vivant ici, ôĀnanda, il donnait ses conseils à la communauté de bhikkhus.”
L’Āyasmanta Ānanda alors, plia son propre sanghāti en quatre et le déploya par terre etdit : « Vénéré, que le Bienheureux s’asseye. Ainsi, cette localitésera considérée comme un lieu qui a été utilisé par deuxBienheureux qui étaient les Arahants, Éveillés parfaits. »
Le Bienheureux s’assit sur le siège préparé à son intention,puis il s’adressa à l’Āyasmanta Ānanda et dit : “Il y a longtemps,ô Ānanda, dans cet endroit se trouvait une bourgade prospère nomméeVèbhaliṅga, ayant une grande population et fréquentée par beaucoupde monde. En ce temps-là, le Bienheureux Kassapa vivait auprès decette bourgade. Ici même se trouvait le parc résidentiel duBienheureux Kassapa et tout en vivant ici, ô Ānanda, il donnait sesconseils à la communauté de bhikkhus.
À Vèbhaliṅga, le Bienheureux Kassapa avait un assistant nomméGhaṭīkāra, un jeune potier, qui était le chef parmi les fidèlessupporters du Bienheureux. Ô Ānanda, le jeune potier Ghaṭīkāraavait un très bon ami nommé Jōtipāla qui était un jeune brāhmane.Un jour, le jeune potier Ghaṭīkāra dit au jeune brāhmane Jōtipāla :“Mon cher ami Jōtipāla, allons voir le Bienheureux Kassapa qui estl’Arahant et l’Éveillé parfait. À mon avis, voir le BienheureuxKassapa est une bonne chose.” Cela étant dit, ô Ānanda, le jeunebrāhmane Jōtipāla dit au potier Ghaṭīkāra : “Assez, ô amiGhaṭīkāra. Quelle est l’utilité de voir ces samanas à tête rasée ?”Pour la deuxième fois, le potier Ghaṭīkāra dit au jeune brāhmaneJōtipāla : “Mon cher ami Jōtipāla, allons voir le BienheureuxKassapa. À mon avis, voir le Bienheureux Kassapa qui est l’Arahantet Éveillé parfait est une bonne chose.” Cela étant dit, ô Ānanda,pour la deuxième fois également le jeune brāhmane Jōtipāla dit aupotier Ghaṭīkāra. Quelle est l’utilité de voir ces samanas à têterasée ?” Pour la troisième fois, le potier Ghaṭīkāra dit au jeunebrāhmane Jōtipāla : “Mon cher ami Jōtipāla, allons voir leBienheureux Kassapa. À mon avis, voir le Bienheureux Kassapa estune bonne chose.” Cela étant dit, ô Ānanda, pour la troisième foiségalement le jeune brāhmane Jōtipāla dit au potier Ghaṭīkāra :“Assez, ô ami Ghaṭīkāra. Quelle est l’utilité de voir ces samanas àtête rasée ?”
“Alors, cher ami Jōtipāla, prenez un luffa et des pâtes à laveret allons à la rivière prendre un bain”, dit le potier Ghaṭīkāra aujeune brāhmane Jōtipāla. Ô Ānanda, le jeune brāhmane Jōtipālarépondit au potier Ghaṭīkāra par “Oui, ami”.
Ensuite, ô Ānanda, ayant un luffa et des pâtes à laver, le jeunepotier Ghaṭīkāra et le jeune brāhmane Jōtipāla allèrent à larivière pour prendre un bain. Là-bas, ô Ānanda, le jeune potierGhaṭīkāra dit au jeune brāhmane Jōtipāla : “Cher ami Jōtipāla, leparc où se trouve le Bienheureux Kassapa, n’est pas loin d’ici.Approchons-nous, cher Jōtipāla, du Bienheureux Kassapa. À mon avis,voir le Bienheureux Kassapa est une bonne chose.” Cela étant dit, ôĀnanda, le jeune brāhmane Jōtipāla dit au potier Ghaṭīkāra :“Assez, ô ami Ghaṭīkāra. Quelle est l’utilité de voir ces samanas àtête rasée ?” Pour la deuxième fois, le jeune potier Ghaṭīkāra ditau jeune brahmane Jōtipāla : “Mon cher ami Jōtipāla, le parc où setrouve le Bienheureux Kassapa, n’est pas loin d’ici.Approchons-nous du Bienheureux Kassapa. À mon avis, voir leBienheureux Kassapa est une bonne chose.” Cela étant dit, ô Ānanda,pour la deuxième fois également le jeune brahmane Jōtipāla dit aupotier Ghaṭīkāra : “Assez, ô ami Ghaṭīkāra. Quelle est l’utilité devoir ces samanas à tête rasée ?” Pour la troisième fois, le potierGhaṭīkāra dit au jeune brahmane Jōtipāla : “Mon cher ami Jōtipāla,le parc où se trouve le Bienheureux Kassapa, n’est pas loin d’ici.Approchons-nous du Bienheureux Kassapa. À mon avis, voir leBienheureux Kassapa est une bonne chose.” Cela étant dit, ô Ānanda,pour la troisième fois également le jeune brahmane Jōtipāla dit aujeune potier Ghaṭīkāra : “Assez, ô ami Ghaṭīkāra. Quelle estl’utilité de voir ces samanas à tête rasée ?” À ce moment-là, ôĀnanda, le jeune potier Ghaṭīkāra, ayant attrapé la ceinture dujeune brahmane Jōtipāla, dit : “Cher ami Jōtipāla, le parc où setrouve le Bienheureux Kassapa n’est pas loin d’ici.Approchons-nous, cher Jōtipāla, du Bienheureux Kassapa. À mon avis,voir le Bienheureux Kassapa est une bonne chose. Cher ami Jōtipāla,nous sommes très près du parc où se trouve le Bienheureux Kassapa.Approchons-nous, cher Jōtipāla, du Bienheureux Kassapa. À mon avis,voir le Bienheureux Kassapa est une bonne chose.” Le jeune brahmaneJōtipāla ayant dénoué sa ceinture dit : “Assez, ô ami Ghaṭīkāra.Quelle est l’utilité de voir ces samanas à tête rasée ?”
À ce moment-là, ô Ānanda, le jeune potier Ghaṭīkāra attrapa lachevelure du jeune brahmane Jōtipāla qui avait été purifiée parl’ablution rituelle, et dit : “Cher ami Jōtipāla, le parc où setrouve le Bienheureux Kassapa n’est pas loin d’ici.Approchons-nous, cher Jōtipāla, du Bienheureux Kassapa. À mon avis,voir le Bienheureux Kassapa est une bonne chose.” À ce moment, ôĀnanda, cette idée vint au jeune brahmane Jōtipāla : “C’estmerveilleux, ô honorables ! C’est sans précédent, ô honorables !Tout en étant de basse naissance, ce jeune potier Ghaṭīkāra a penséqu’il devait toucher ma chevelure qui venait d’être purifiée parl’ablution rituelle. Sûrement, son propos n’est pas un faitsimple.” Puis il demanda : “Pour cela, cher ami Ghaṭīkāra,devez-vous aller si loin ?”
“Oui, cher Jōtipāla, je devais aller si loin”, répondit le jeunepotier Ghaṭīkāra. À mon avis, voir le Bienheureux Kassapa est unebonne chose.”
“Dans ce cas-là, allons-y, cher ami Ghaṭīkāra”, répondit lejeune brāhmane Jōtipāla.
Ensuite, ô Ānanda, le jeune potier Ghaṭīkāra et le jeunebrāhmane Jōtipāla s’approchèrent de l’endroit où se trouvait leBienheureux Kassapa, l’Arahant et l’Éveillé parfait. S’étantapproché, le jeune potier Ghaṭīkāra rendit hommage au BienheureuxKassapa et s’assit à l’écart sur un côté. Le jeune brāhmaneJōtipāla échangea avec le Bienheureux Kassapa des compliments depolitesse et des paroles de courtoisie, et s’assit à l’écart sur uncôté. Étant assis, ô Ānanda, le jeune potier Ghaṭīkāra dit auBienheureux Kassapa : “Vénéré, ce jeune brāhmane Jōtipāla est unami à moi, un très cher ami. Que le Bienheureux prêche la Doctrinepour lui.”
Ensuite, ô Ānanda, le Bienheureux Kassapa en parlant de laDoctrine, les instruisit, les encouragea, leur donna l’enthousiasmeet la joie. De cette façon, ô Ānanda, le jeune potier Ghaṭīkāra etle jeune brāhmane Jōtipāla ayant été instruits, encouragés, ayantreçu l’enthousiasme et la joie, par le Bienheureux Kassapa, etétant heureux et réjouis des paroles du Bienheureux Kassapa, selevèrent de leur siège, puis lui rendirent hommage en lui faisantla circumambulation, et partirent.
Puis, ô Ānanda, le jeune brāhmane Jōtipāla demanda au jeunepotier Ghaṭīkāra : “Comment, cher ami Ghaṭīkāra, après avoir écoutéla Doctrine, restez-vous sans renoncer à la vie de foyer pourpartir à une vie sans foyer ?”
– Ne savez-vous pas, cher ami Jōtipāla, que moi, je prends encharge mes vieux parents qui sont devenus aveugles ?
– Alors moi, cher ami Ghaṭīkāra, je renonce à la vie de foyerpour partir à une vie sans foyer.
Ensuite, ô Ānanda, le jeune potier Ghaṭīkāra et le jeunebrāhmane Jōtipāla s’approchèrent de l’endroit où se trouvait leBienheureux. S’étant approchés, ils rendirent hommage auBienheureux Kassapa, puis s’assirent à l’écart sur un côté. S’étantassis à l’écart sur un côté, le jeune potier Ghaṭīkāra dit auBienheureux Kassapa : “Vénéré, ce jeune brāhmane Jōtipāla est unami à moi, un très cher ami. Que le Bienheureux lui fasse renoncerà la vie de foyer.” Le jeune brāhmane Jōtipāla obtint le départ dela vie de foyer et la position remplie auprès du BienheureuxKassapa. Un demi mois après le départ de la vie de foyer du jeunebrāhmane Jōtipāla, le Bienheureux Kassapa, à la suite de son séjourauprès de Vèbhaliṅga autant qu’il le voulait, partit pour Bārāṇasī.Après avoir voyagé étape par étape, finalement il arriva àBārāṇasī.
Alors, ô Ānanda, le Bienheureux Kassapa demeura au parc desdaims d’Isipatana situé près de Bārāṇasī. En ce temps-là, ô Ānanda,le roi Kiki des Kāsis, a entendu dire : “Le Bienheureux Kassapa,l’Arahant et l’Éveillé parfait, étant arrivé à Bārāṇasī, demeureactuellement au parc des daims à Isipatana.” Le roi Kiki des Kāsisalors ordonna de préparer plusieurs chars propices et lui-mêmemonta dans l’un d’eux, ayant toute la panoplie de la majestéroyale, et sortit de Bārāṇasī pour aller voir le BienheureuxKassapa. Étant allé en char aussi loin que possible, il arriva àpied à la place où se trouvait le Bienheureux Kassapa. S’étantapproché du Bienheureux Kassapa, il lui rendit hommage, puiss’assit à l’écart sur un côté. Lorsque le roi Kiki des Kāsis, ôĀnanda, fut assis, le Bienheureux Kassapa en parlant de laDoctrine, l’instruisit, l’encouragea, lui donna l’enthousiasme etla joie. De cette façon, ô Ānanda, le roi Kiki des Kāsis, étantinstruit, encouragé, ayant reçu l’enthousiasme et la joie, par leBienheureux Kassapa, demanda : “Vénéré, que le Bienheureux acceptepour lui et son groupe de bhikkhus le repas de demain offert parmoi.”
Le Bienheureux Kassapa, ô Ānanda, accepta l’invitation par sonsilence.
En sachant que le Bienheureux Kassapa avait accepté soninvitation, le roi Kiki des Kāsis, se leva de son siège, puisrendit hommage au Bienheureux Kassapa et, en lui faisantcircumambulation, il partit. Ensuite, ô Ānanda, dans sa résidence,il fit préparer le repas avec du riz rouge sans grains noirs, etavec des currys divers, avec des condiments divers, et fit ensuiteinformer le Bienheureux Kassapa : “Il est temps, Vénéré, le repasest préparé.”
Ensuite, ô Ānanda, le Bienheureux Kassapa, avant midi, s’étanthabillé, prit son cīvara et sonbol à aumône, s’approcha de la résidence du roi Kiki des Kāsis,avec le groupe de bhikkhus. S’étant approché, il s’assit sur lesiège déjà préparé à son intention. Alors, ô Ānanda, le roi Kikides Kāsis servit de ses propres mains au Bienheureux et au groupede bhikkhus les choses les meilleures à manger et à boire. Lorsquele Bienheureux Kassapa eut terminé son déjeuner et ôté sa main dubol à aumône, le roi Kiki des Kāsis s’assit à l’écart sur un côtésur un siège inférieur. S’étant assis à l’écart sur un côté, ôĀnanda, le roi Kikī des Kāsis dit au Bienheureux Kassapa : “Vénéré,que le Bienheureux accepte de ma part de passer la retraite de lasaison des pluies à Bārāṇasī. De même, on prend en charge lacommunauté des bhikkhus.” Le Bienheureux Kassapa répondit : “Assez,ô grand roi. J’ai déjà accepté une invitation pour la retraite dela saison des pluies”. Pour la deuxième fois, ô Ānanda, le roi Kikides Kāsis dit au Bienheureux Kassapa : “Vénéré, que le Bienheureuxaccepte de ma part de passer la retraite de la saison des pluies àBārāṇasī. De même, on prend en charge la communauté des bhikkhus.”Pour la deuxième fois, le Bienheureux Kassapa répondit : “Assez, ôgrand roi. J’ai déjà accepté une invitation pour la retraite de lasaison des pluies.” Pour la troisième fois, ô Ānanda, le roi Kikides Kāsis dit au Bienheureux Kassapa : “Vénéré, que le Bienheureuxaccepte de ma part de passer la retraite de la saison des pluies àBārāṇasī. De même, on prend en charge la communauté des bhikkhus.”Pour la troisième fois, le Bienheureux Kassapa répondit : “Assez, ôgrand roi. J’ai déjà accepté une invitation pour la retraite de lasaison des pluies.” Alors, ô Ānanda, le roi Kiki des Kāsis en sedisant : ‘Le Bienheureux Kassapa, l’Arahant et l’Éveillé parfaitn’accepte pas mon invitation pour passer la retraite de la saisondes pluies à Bārāṇasī’, était déçu et triste. Et puis, ô Ānanda, leroi Kiki des Kāsis dit au Bienheureux Kassapa : “Vénéré, avez-vousun fidèle supporter plus important que moi ?”
Le Bienheureux Kassapa dit : “Oui, ô grand roi. Dans la bourgadede Vèbhaliṅga, se trouve un jeune potier nommé Ghaṭīkāra. Celui-làest mon fidèle supporter le plus important. Vous étiez déçu, vousétiez triste en vous disant : ‘Le Bienheureux Kassapa, l’Arahant etl’Éveillé parfait n’accepte pas mon invitation pour passer laretraite de la saison des pluies à Bārāṇasī.’ Cependant ce n’auraitpas été le cas chez le potier Ghaṭīkāra ; ce n’aurait pas été lecas chez le potier Ghaṭīkāra. Ce potier Ghaṭīkāra, ô grand roi, estquelqu’un qui a pris refuge en le Bouddha, en la Doctrine et en laCommunauté des auditeurs. Ce potier Ghaṭīkāra, ô grand roi,s’abstient de tuer des êtres vivants ; il s’abstient de prendre cequi ne lui n’a pas été donné ; il s’abstient d’avoir des relationssexuelles illicites ; il s’abstient de proférer des mensonges ; ils’abstient des boissons enivrantes qui causent l’inattention etl’égarement. Ce potier Ghaṭīkāra, ô grand roi, est pourvu decontentement inébranlable à l’égard du Bouddha, à l’égard de laDoctrine, à l’égard de la Communauté des auditeurs. Il est pourvudes préceptes agréables aux êtres nobles. Ce potier Ghaṭīkāra, ôgrand roi, est dépourvu de doute concernant dukkha, concernant l’origine de dukkha, concernant la cessation de dukkha, concernant la voie conduisant à lacessation de dukkha. Ce potierGhaṭīkāra, ô grand roi, est quelqu’un qui mange seulement une foispar jour, il est chaste, vertueux et pourvu d’un caractèreagréable. Ce potier Ghaṭīkāra, ô grand roi, est quelqu’un qui alaissé de côté l’or et les pierres précieuses, a abandonné l’argentet les pièces d’argent. Ce potier Ghaṭīkāra, ô grand roi, ne détèrepas par ses propres mains afin d’obtenir l’argile nécessaire pourfabriquer des pots. Il utilise l’argile qu’il trouve sur une digue,ou l’argile jetée par des fourmis et des rats et il l’apporte à lamaison par un caddie. Lorsqu’il prépare des pots, voilà ce qu’ildit : “Si quelqu’un veut un pot qu’il le prenne et en échange qu’illaisse une certaine quantité de riz décortiqué, ou une certainequantité d’haricots décortiqués, ou une certaine quantité delentilles décortiquées. Ce potier Ghaṭīkāra, ô grand roi, prendsoin de ses parents qui sont vieux et aveugles. Ce potier Ghaṭīkāraest quelqu’un qui a détruit les cinq liens du bas côté et parconséquent, après sa mort, il aura une naissance spontanée et ilatteindra le parinibbāna là où ilest né, car il n’est plus soumis à la nécessité de revenir en cemonde.
“Une fois, ô grand roi, je demeurais à Vèbhaliṅga. En cetemps-là, un jour, avant midi, étant habillé, j’ai pris moncīvara et mon bol à aumône etensuite je m’approchai de l’endroit où se trouvaient les parents dupotier Ghaṭīkāra. M’étant approché, j’ai dit à ses parents :“Vraiment où est allé ce jeune potier en ce moment ?” Ils m’ontrépondu : “Vénéré, votre supporter est allé quelque part. Prenez duriz de tel pot, prenez le curry de tel pot, et mangez.” Moi, ôgrand roi, j’ai pris du riz du pot de riz, et j’ai pris du curry dupot de curry, et ayant mangé, m’étant levé de mon siège, je suisparti. Ensuite, ô grand roi, le potier Ghaṭīkāra s’approcha del’endroit où se trouvaient ses parents et il leur demanda : “Quiest parti, après avoir mangé en prenant du riz du pot de riz et enprenant de la sauce du pot du curry ?” Ils lui ont répondu : “Ôenfant, le Bienheureux Kassapa qui est l’Arahant et l’Éveilléparfait, est parti après avoir mangé en prenant du riz du pot deriz et en prenant du curry du pot de curry.” Ô grand roi, le potierGhaṭīkāra se dit : “C’est un avantage pour moi, c’est un grandavantage. Le Bienheureux Kassapa qui est l’Arahant et l’Éveilléparfait est tellement intime à mon égard.” Ainsi, ô grand roi, lebonheur joyeux né de cet incident demeura chez le potier Ghaṭīkārapendant un demi mois et chez ses parents pendant une bonnesemaine.
“Une autre fois, ô grand roi, je demeurais à Vèbhaliṅga. En cetemps-là, un jour, avant midi, étant habillé, j’ai pris moncīvara et mon bol à aumône etensuite je m’approchai de l’endroit où se trouvaient les parents dupotier Ghaṭīkāra. M’étant approché, j’ai dit à ses parents :“Vraiment où est allé ce jeune potier en ce moment ?” Ils m’ontrépondu : “Vénéré, votre supporter est allé quelque part. Prenez duporridge de ce pot, prenez de la sauce de l’autre pot, et mangez.”Moi, ô grand roi, j’ai pris du porridge du pot de porridge, et j’aipris de la sauce du pot de la sauce et ayant mangé, m’étant levé demon siège, je suis parti. Ensuite, ô grand roi, le potier Ghaṭīkāras’approcha de l’endroit où se trouvaient ses parents et il leurdemanda : “Qui est parti, après avoir mangé en prenant du porridgedu pot de porridge et en prenant de la sauce du pot de sauce ?” Ilslui ont répondu : “Ô enfant, le Bienheureux Kassapa qui estl’Arahant et l’Éveillé parfait, est parti après avoir mangé enprenant du porridge du pot de porridge et en prenant de la sauce dupot de sauce.” Ô grand roi, le potier Ghaṭīkāra se dit : “C’est unavantage pour moi, c’est un grand avantage. Le Bienheureux Kassapaqui est l’Arahant et l’Éveillé parfait est tellement intime à monégard.” Ainsi, ô grand roi, le bonheur joyeux né de cet incidentdemeura chez le potier Ghaṭīkāra pendant un demi mois et chez sesparents pendant une bonne semaine.
“Une autre fois, ô grand roi, je demeurais à Vèbhaliṅga. En cetemps-là, un jour, la cellule était mouillée à cause de la pluie.Moi, ô grand roi, je m’adressai aux bhikkhus et dit : “Allez, ôbhikkhus. De la maison du potier Ghaṭīkāra, amenez des pailles.”Cela étant dit, ô grand roi, les bhikkhus m’ont dit : “Il n’y apas, Vénéré, de paille à la maison du potier Ghaṭīkāra. Il y aseulement la paille qui couvre son toit.” “Allez, ô bhikkhus,apportez des pailles du toit du potier Ghaṭīkāra.” Ensuite, ô grandroi, les bhikkhus ont commencé à ôter de la paille du toit dupotier Ghaṭīkāra. À ce moment, les parents du potier Ghaṭīkārademandèrent aux bhikkhus : “Qui ôte de la paille du toit ? Lesbhikkhus répondirent : “Ô sœur, la cellule du Bienheureux Kassapaest mouillée par la pluie.”
Les parents du potier Ghaṭīkāra dirent : “Emportez, ô Révérends,emportez, ô hommes pourvus de visages heureux.” Ensuite, ô grandroi, le potier Ghaṭīkāra s’approcha de l’endroit où se trouvaientses parents et il leur demanda : “Qui a ôté de la paille du toit ?”Ils répondirent : “Ô enfant, c’était des bhikkhus. Car la celluledu Bienheureux Kassapa était mouillée par la pluie.” Ô grand roi,le potier Ghaṭīkāra se dit : “C’est un avantage pour moi, c’est ungrand avantage. Le Bienheureux Kassapa qui est l’Arahant etl’Éveillé parfait est tellement intime à mon égard.” Ainsi, ô grandroi, le bonheur joyeux né de cet incident demeura chez le potierGhaṭīkāra pendant un demi mois et chez ses parents pendant unebonne semaine. Ensuite, ô grand roi, sa maison eut pour toitseulement le ciel, pendant les trois mois dans lesquels il n’yavait plus de pluies. Tel est cet homme, ô grand roi, ce potierGhaṭīkāra.”
Le roi Kiki des Kāsis dit : “C’est un avantage, Vénéré, c’est ungrand avantage pour le potier Ghaṭīkāra le fait que le BienheureuxKassapa qui est l’Arahant et l’Éveillé parfait compte sur lui decette façon.”
Ensuite, ô Ānanda, le roi Kiki des Kāsis a envoyé au potierGhaṭīkāra à peu près cinq cents chars pleins de riz rougedécortiqué, et également des produits nécessaires pour préparer dessauces. Ainsi, ô Ānanda, les hommes du roi s’approchèrent du potierGhaṭīkāra et lui dirent : “Honorable, voici à peu près cinq centschars pleins de riz rouge décortiqué et également des produits pourpréparer des sauces envoyés par le roi Kiki des Kāsis. Honorable,acceptez-les.” Le jeune potier Ghaṭīkāra dit : “Sûrement, le roiest très occupé et a beaucoup à faire. Que tous ces produitsalimentaires soient pour le roi.”
Ô Ānanda, il est possible que cette idée vous vienne : “Ce jeunebrāhmane Jōtipāla doit être quelqu’un d’autre.” Cela ne doit pasêtre vu ainsi. À cette époque-là, c’est moi-même qui étais le jeunebrāhmane Jōtipāla.”
Ainsi parla le Bienheureux. L’Āyasmanta Ānanda, heureux, seréjouit des paroles du Bienheureux.
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