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Traductions [41]

La vue juste

Ainsi ai-je entendu. En une occasion, le Béni séjournait près de Sāvatthī dans le Bois de Jeta, le monastère d’Anāthapiṇḍika. Là, le vénérable Sāriputta s’adressa aux moines : « Amis moines ! »

« Oui, ami, » lui répondirent les moines.

Le vénérable Sāriputta dit : «‘La Vue juste, la Vue juste’ dit-on. Dans quelle mesure un disciple des Êtres nobles est-il une personne qui a une vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Nous viendrions de loin, ami, pour apprendre la signification de ces paroles en présence du vénérable Sāriputta. Ce serait une bonne chose si le vénérable Sāriputta lui-même nous éclairait sur leur signification. L’ayant écouté, les moines la conserveront à l’esprit. »

« Alors dans ce cas, amis, écoutez et faites bien attention. Je vais parler. »

« Oui, ami, » lui répondirent les moines.

Habile et malhabile

Le vénérable Sāriputta dit : « Quand un disciple des Êtres nobles discerne ce qui est malhabile, discerne la racine de ce qui est malhabile, discerne ce qui est habile, discerne la racine de ce qui est habile, c’est dans cette mesure qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce qui est malhabile ? Ôter la vie est malhabile, prendre ce qui n’est pas donné est malhabile, l’inconduite sexuelle est malhabile, mentir est malhabile, les paroles qui divisent sont malhabiles, les paroles dures sont malhabiles, la convoitise est malhabile, la malveillance est malhabile, les vues erronées sont malhabiles. Ce sont là les choses que l’on appelle malhabiles.

« Et quelles sont les racines de ce qui est malhabile ? L’avidité est une racine de ce qui est malhabile, l’aversion est une racine de ce qui est malhabile, l’illusion est une racine de ce qui est malhabile. Ce sont là les choses que l’on appelle les racines de ce qui est malhabile.

« Et qu’est-ce qui est habile ? S’abstenir d’ôter la vie est habile, s’abstenir de prendre ce qui n’est pas donné est habile, s’abstenir de l’inconduite sexuelle est habile, s’abstenir de mentir est habile, s’abstenir des paroles qui divisent est habile, s’abstenir des paroles dures est habile, s’abstenir de la convoitise est habile, s’abstenir de la malveillance est habile, les vues justes sont habiles. Ce sont là les choses que l’on appelle habiles.

« Et quelles sont les racines de ce qui est habile ? L’absence d’avidité est une racine de ce qui est habile, l’absence d’aversion est une racine de ce qui est habile, l’absence d’illusion est une racine de ce qui est habile. Ce sont là les choses que l’on appelle les racines de ce qui est habile.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne ce qui est malhabile de cette manière, discerne la racine de ce qui est malhabile de cette manière, discerne ce qui est habile de cette manière, et discerne la racine de ce qui est habile de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Le nutriment

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne le nutriment, l’origine du nutriment, la cessation du nutriment, et la pratique qui conduit à la cessation du nutriment, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que le nutriment ? Quelle est l’origine du nutriment ? Quelle est la cessation du nutriment ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation du nutriment ? Il y a ces quatre nourritures pour maintenir en vie les êtres qui sont nés, ou pour soutenir ceux qui sont à la recherche d’un endroit où renaître. Quelles sont ces quatre nutriments ? La nourriture physique, grossière ou raffinée ; le contact est le deuxième, l’intention intellectuelle est le troisième, et la conscience est le quatrième. Avec l’apparition du désir ardent, il y a l’apparition du nutriment. Avec la cessation du désir ardent, il y a la cessation du nutriment. Et la pratique qui conduit à la cessation du nutriment n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne le nutriment, l’origine du nutriment, la cessation du nutriment, et la pratique qui conduit à la cessation du nutriment de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

La souffrance

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne la souffrance, l’origine de la souffrance, la cessation de la souffrance, et la pratique qui conduit à la cessation de la souffrance, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que la souffrance ? La naissance est souffrance, le vieillissement est souffrance, la mort est souffrance ; la peine, la lamentation, la douleur, la détresse, et le désespoir sont souffrance, ne pas obtenir ce que l’on veut est souffrance. En bref, les cinq agrégats de l’agrippement sont souffrance.

« Quelle est l’origine de la souffrance ? Le désir ardent responsable de plus de devenir – accompagné par la passion et le délice, se délectant parfois ici, et parfois là – c’est-à-dire le désir ardent pour le plaisir sensuel, le désir ardent pour le devenir, le désir ardent pour le non-devenir. C’est là ce que l’on appelle l’origine de la souffrance.

« Et qu’est-ce que la cessation de la souffrance ? La disparition et la cessation sans reste, le renoncement, l’abandon, l’affranchissement, et le lâcher-prise de ce désir ardent même. C’est là ce que l’on appelle la cessation de la souffrance.

« Et quelle est la pratique qui conduit à la cessation de la souffrance ? Rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste. C’est là ce que l’on appelle la pratique qui conduit à la cessation de la souffrance.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne la souffrance, l’origine de la souffrance, la cessation de la souffrance, et la pratique qui conduit à la cessation de la souffrance de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’un disciple des Êtres nobles est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Le vieillissement et la mort

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne le vieillissement et la mort, l’origine du vieillissement et de la mort, la cessation du vieillissement et de la mort, et la pratique qui conduit à la cessation du vieillissement et de la mort, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que le vieillissement et la mort ? Quelle est l’origine du vieillissement et de la mort ? Qu’est-ce que la cessation du vieillissement et de la mort ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation du vieillissement et de la mort ?

« Tout vieillissement, toute décrépitude, tout brisement, grisonnement, ridement, déclin de la force vitale, affaiblissement des facultés des différents êtres dans ce groupe-ci ou ce groupe-là d’êtres, c’est là ce que l’on appelle le vieillissement. Tout décès, processus de décès, toute brisure, disparition, agonie, tout processus de mort, toute mort, complétude du temps, brisure des agrégats, tout rejet du corps, toute interruption de la faculté vitale des différents êtres dans ce groupe-ci ou ce groupe-là d’êtres, c’est là ce que l’on appelle la mort. Ce vieillissement et cette mort sont ce que l’on appelle le vieillissement et la mort.

« Avec l’apparition de la naissance, il y a l’apparition du vieillissement et de la mort. Avec la cessation de la naissance, il y a la cessation du vieillissement et de la mort. Et la pratique qui conduit à la cessation du vieillissement et de la mort n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne le vieillissement et la mort, l’origine du vieillissement et de la mort, la cessation du vieillissement et de la mort, et la pratique qui conduit à la cessation du vieillissement et de la mort de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

La naissance

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne la naissance, l’origine de la naissance, la cessation de la naissance, et la pratique qui conduit à la cessation de la naissance, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que la naissance ? Quelle est l’origine de la naissance ? Qu’est-ce que la cessation de la naissance ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation de la naissance ?

« Toute naissance, prise de naissance, descente, venue-à-l’existence, émergence, apparition des agrégats, et acquisition des médias [sensoriels] des différents êtres dans ce groupe-ci ou ce groupe-là d’êtres, c’est là ce que l’on appelle naissance.

« Avec l’apparition du devenir, il y a l’apparition de la naissance. Avec la cessation du devenir, il y a la cessation de la naissance. Et la pratique qui conduit à la cessation de la naissance n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne la naissance, l’origine de la naissance, la cessation de la naissance, et la pratique qui conduit à la cessation de la naissance de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Le devenir

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne le devenir, l’origine du devenir, la cessation du devenir, et la pratique qui conduit à la cessation du devenir, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que le devenir ? Quelle est l’origine du devenir ? Qu’est-ce que la cessation du devenir ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation du devenir ?

« Il y a ces trois sortes de devenir : le devenir sensuel, le devenir avec forme, et le devenir sans forme. C’est là ce que l’on appelle le devenir.

« Avec l’apparition de l’agrippement, il y a l’apparition du devenir. Avec la cessation de l’agrippement, il y a la cessation du devenir. Et la pratique qui conduit à la cessation du devenir n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne le devenir, l’origine du devenir, la cessation du devenir, et la pratique qui conduit à la cessation du devenir de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

L’agrippement

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne l’agrippement, l’origine de l’agrippement, la cessation de l’agrippement, et la pratique qui conduit à la cessation de l’agrippement, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que l’agrippement ? Quelle est l’origine de l’agrippement ? Qu’est-ce que la cessation de l’agrippement ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation de l’agrippement ?

« Il y a ces quatre agrippements : l’agrippement à la sensualité, l’agrippement aux vues, l’agrippement aux habitudes et aux pratiques, et la doctrine de l’agrippement au soi. C’est là ce que l’on appelle l’agrippement.

« Avec l’apparition du désir ardent, il y a l’apparition de l’agrippement. Avec la cessation du désir ardent, il y a la cessation de l’agrippement. Et la pratique qui conduit à la cessation de l’agrippement n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne l’agrippement, l’origine de l’agrippement, la cessation de l’agrippement, et la pratique qui conduit à la cessation de l’agrippement de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Le désir ardent

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne le désir ardent, l’origine du désir ardent, la cessation du désir ardent, et la pratique qui conduit à la cessation du désir ardent, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que le désir ardent ? Quelle est l’origine du désir ardent ? Qu’est-ce que la cessation du désir ardent ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation du désir ardent ?

« Il y a ces six désirs ardents : le désir ardent pour les formes, le désir ardent pour les sons, le désir ardent pour les odeurs, le désir ardent pour les goûts, le désir ardent pour les sensations tactiles, le désir ardent pour les idées. C’est là ce que l’on appelle le désir ardent.

« Avec l’apparition de la sensation, il y a l’apparition du désir ardent. Avec la cessation de la sensation, il y a la cessation du désir ardent. Et la pratique qui conduit à la cessation du désir ardent n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne le désir ardent, l’origine du désir ardent, la cessation du désir ardent, et la pratique qui conduit à la cessation du désir ardent de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

La sensation

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne la sensation, l’origine de la sensation, la cessation de la sensation, et la pratique qui conduit à la cessation de la sensation, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que la sensation ? Quelle est l’origine de la sensation ? Qu’est-ce que la cessation de la sensation ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation de la sensation ?

« Il y a ces six sensations : la sensation née du contact visuel, la sensation née du contact auditif, la sensation née du contact olfactif, la sensation née du contact gustatif, la sensation née du contact corporel, la sensation née du contact intellectuel. C’est là ce que l’on appelle la sensation.

« Avec l’apparition du contact, il y a l’apparition de la sensation. Avec la cessation du contact, il y a la cessation de la sensation. Et la pratique qui conduit à la cessation de la sensation n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne la sensation, l’origine de la sensation, la cessation de la sensation, et la pratique qui conduit à la cessation de la sensation de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Le contact

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne le contact, l’origine du contact, la cessation du contact, et la pratique qui conduit à la cessation du contact, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que le contact ? Quelle est l’origine du contact ? Qu’est-ce que la cessation du contact ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation du contact ?

« Il y a ces six sortes de contacts : le contact visuel, le contact auditif, le contact olfactif, le contact gustatif, le contact corporel, le contact intellectuel. C’est là ce que l’on appelle le contact.

« Avec l’apparition des six médias sensoriels, il y a l’apparition du contact. Avec la cessation des six médias sensoriels, il y a la cessation du contact. Et la pratique qui conduit à la cessation du contact n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne le contact, l’origine du contact, la cessation du contact, et la pratique qui conduit à la cessation du contact de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Les six médias sensoriels

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne les six médias sensoriels, l’origine des six médias sensoriels, la cessation des six médias sensoriels, et la pratique qui conduit à la cessation des six médias sensoriels, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que les six médias sensoriels ? Quelle est l’origine des six médias sensoriels ? Qu’est-ce que la cessation des six médias sensoriels ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation des six médias sensoriels ?

« Il y a ces six médias sensoriels : le média sensoriel visuel, le média sensoriel auditif, le média sensoriel olfactif, le média sensoriel gustatif, le média sensoriel corporel, le média sensoriel intellectuel. C’est là ce que l’on appelle les six médias sensoriels.

« Avec l’apparition du nom-et-forme, il y a l’apparition des six médias sensoriels. Avec la cessation du nom-et-forme, il y a la cessation des six médias sensoriels. Et la pratique qui conduit à la cessation des six médias sensoriels n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne les six médias sensoriels, l’origine des six médias sensoriels, la cessation des six médias sensoriels, et la pratique qui conduit à la cessation des six médias sensoriels de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Le nom-et-forme

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne le nom-et-forme, l’origine du nom-et-forme, la cessation du nom-et-forme, et la pratique qui conduit à la cessation du nom-et-forme, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que le nom-et-forme ? Quelle est l’origine du nom-et-forme ? Qu’est-ce que la cessation du nom-et-forme ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation du nom-et-forme ?

« La sensation, la perception, l’intention, le contact, et l’attention : c’est là ce que l’on appelle le nom. Les quatre grands éléments, et la forme qui dépend des quatre grands éléments : c’est là ce que l’on appelle la forme. Ce nom et cette forme sont ce que l’on appelle le nom-et-forme.

« Avec l’apparition de la conscience, il y a l’apparition du nom-et-forme. Avec la cessation de la conscience, il y a la cessation du nom-et-forme. Et la pratique qui conduit à la cessation du nom-et-forme n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne le nom-et-forme, l’origine du nom-et-forme, la cessation du nom-et-forme, et la pratique qui conduit à la cessation du nom-et-forme de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

La conscience

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne la conscience, l’origine de la conscience, la cessation de la conscience, et la pratique qui conduit à la cessation de la conscience, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que la conscience ? Quelle est l’origine de la conscience ? Qu’est-ce que la cessation de la conscience ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation de la conscience ?

« Il y a ces six sortes de conscience : la conscience visuelle, la conscience auditive, la conscience olfactive, la conscience gustative, la conscience corporelle, la conscience intellectuelle. C’est là ce que l’on appelle la conscience.

« Avec l’apparition de la fabrication, il y a l’apparition de la conscience. Avec la cessation de la fabrication, il y a la cessation de la conscience. Et la pratique qui conduit à la cessation de la conscience n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne la conscience, l’origine de la conscience, la cessation de la conscience, et la pratique qui conduit à la cessation de la conscience de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

La fabrication

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne la fabrication, l’origine de la fabrication, la cessation de la fabrication, et la pratique qui conduit à la cessation de la fabrication, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que la fabrication ? Quelle est l’origine de la fabrication ? Qu’est-ce que la cessation de la fabrication ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation de la fabrication ?

« Il y a ces trois fabrications : la fabrication corporelle, la fabrication verbale, la fabrication mentale. C’est là ce que l’on appelle la fabrication.

« Avec l’apparition de l’ignorance, il y a l’apparition de la fabrication. Avec la cessation de l’ignorance, il y a la cessation de la fabrication. Et la pratique qui conduit à la cessation de la fabrication n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne la fabrication, l’origine de la fabrication, la cessation de la fabrication, et la pratique qui conduit à la cessation de la fabrication de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

L’ignorance

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne l’ignorance, l’origine de l’ignorance, la cessation de l’ignorance, et la pratique qui conduit à la cessation de l’ignorance, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que l’ignorance ? Quelle est l’origine de l’ignorance ? Qu’est-ce que la cessation de l’ignorance ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation de l’ignorance ?

« Tout défaut de connaissance en ce qui concerne la souffrance, tout défaut de connaissance en ce qui concerne l’origine de la souffrance, tout défaut de connaissance en ce qui concerne la cessation de la souffrance, tout défaut de connaissance en ce qui concerne la pratique qui conduit à la cessation de la souffrance. C’est là ce que l’on appelle l’ignorance.

« Avec l’apparition des effluents, il y a l’apparition de l’ignorance. Avec la cessation des effluents, il y a la cessation de l’ignorance. Et la pratique qui conduit à la cessation de l’ignorance n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne l’ignorance, l’origine de l’ignorance, la cessation de l’ignorance, et la pratique qui conduit à la cessation de l’ignorance de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Les effluents

Disant « Bien, ami, » s’étant délectés des paroles du vénérable Sāriputta, et les ayant approuvées, les moines lui posèrent une autre question : « Y aurait-il une autre manière de décrire un disciple des Êtres nobles qui est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable ? »

« Cela est possible. Quand un disciple des Êtres nobles discerne les effluents, l’origine des effluents, la cessation des effluents, et la pratique qui conduit à la cessation des effluents, alors il est une personne qui possède la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable.

« Et qu’est-ce que les effluents ? Quelle est l’origine des effluents ? Qu’est-ce que la cessation des effluents ? Quelle est la pratique qui conduit à la cessation des effluents ?

« Il y a ces trois effluents : l’effluent de la sensualité, l’effluent du devenir, l’effluent de l’ignorance. C’est là ce que l’on appelle les effluents.

« Avec l’apparition de l’ignorance, il y a l’apparition des effluents. Avec la cessation de l’ignorance, il y a la cessation des effluents. Et la pratique qui conduit à la cessation des effluents n’est rien d’autre que cette Noble octuple voie : la Vue juste, la Résolution juste, la Parole juste, l’Action juste, les Moyens d’existence justes, l’Effort juste, Sati juste, la Concentration juste.

« Quand un disciple des Êtres nobles discerne les effluents, l’origine des effluents, la cessation des effluents, et la pratique qui conduit à la cessation des effluents de cette manière, quand – ayant entièrement abandonné l’obsession pour la passion, ayant aboli l’obsession pour l’aversion, ayant déraciné l’obsession pour la vue et l’orgueil ‘Je suis’ ; ayant abandonné l’ignorance et engendré la connaissance claire – il a mis un terme à la souffrance dans l’ici-et-maintenant, c’est dans cette mesure, aussi, qu’il est une personne qui a la Vue juste, une personne dont la vue est correcte, qui possède une confiance dans le Dhamma qui a été vérifiée, et qui est parvenue à ce Dhamma véritable. »

Voilà ce que dit le vénérable Sāriputta. Satisfaits, les moines se délectèrent des paroles du vénérable Sāriputta.

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