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Traductions [21]

Là où il y a la passion

Près de Sāvatthī. « Il y a ces quatre nutriments pour mainteniren vie les êtres qui sont nés, ou pour soutenir ceux qui sont à larecherche d’un endroit où naître. Quels sont ces quatrenutriments ? La nourriture physique, grossière ou raffinée ; lecontact est le deuxième, l’intention intellectuelle est letroisième ; et la conscience est le quatrième. Ce sont là lesquatre nutriments pour maintenir en vie les êtres qui sont nés, oupour soutenir ceux qui sont à la recherche d’un endroit oùnaître.

« Là où il y a la passion, le délice, et le désir ardent pour lenutriment de la nourriture physique, la conscience se pose etaugmente. Là où la conscience se pose et augmente, il y a ladescente du nom-et-forme. Là où il y a la descente du nom-et-forme,il y a la croissance des fabrications. Là où il y a la croissancedes fabrications, il y a la production d’un devenir renouvelé àvenir. Là où il y a la production d’un devenir renouvelé à venir,il y a naissance, vieillissement, et mort à venir, ainsi que, jevous le dis, la peine, l’affliction, et le désespoir.

« Là où il y a la passion, le délice, et le désir ardent pour lenutriment du contact…

« Là où il y a la passion, le délice, et le désir ardent pour lenutriment de l’intention intellectuelle…

« Là où il y a la passion, le délice, et le désir ardent pour lenutriment de la conscience, la conscience se pose et augmente. Làoù la conscience se pose et augmente, il y a la descente dunom-et-forme. Là où il y a la descente du nom-et-forme, il y a lacroissance des fabrications. Là où il y a la croissance desfabrications, il y a la production d’un devenir renouvelé à venir.Là où il y a la production d’un devenir renouvelé à venir, il y anaissance, vieillissement, et mort à venir, ainsi que, je vous ledis, la peine, l’affliction, et le désespoir.

« Tout comme – lorsqu’il y a de la teinture, du pigment delaque, du pigment jaune, indigo, ou pourpre – un teinturier ou unpeintre peindrait l’image d’une femme ou d’un homme, avec toutesses différentes parties, sur un panneau bien poli ou un mur, ou unepièce de tissu ; de la même manière, là où il y a la passion, ledélice, et le désir ardent pour le nutriment de la nourriturephysique… du contact… de l’intention intellectuelle… de laconscience, la conscience se pose et augmente. Là où la consciencese pose et augmente, il y a la descente du nom-et-forme. Là où il ya la descente du nom-et-forme, il y a la croissance desfabrications. Là où il y a la croissance des fabrications, il y ala production d’un devenir renouvelé à venir. Là où il y a laproduction d’un devenir renouvelé à venir, il y a naissance,vieillissement, et mort à venir, ainsi que, je vous le dis, lapeine, l’affliction, et le désespoir.

« Là où il n’y a pas la passion pour le nutriment de lanourriture physique, là où il n’y a pas le délice, pas le désirardent, alors la conscience ne se pose pas ou n’augmente pas. Là oùla conscience ne se pose pas ou n’augmente pas, il n’y a pas ladescente du nom-et-forme. Là où il n’y a pas la descente dunom-et-forme, il n’y a pas la croissance des fabrications. Là où iln’y a pas la croissance des fabrications, il n’y a pas laproduction d’un devenir renouvelé à venir. Là où il n’y a pas laproduction d’un devenir renouvelé à venir, il n’y a pas naissance,vieillissement, et mort à venir. Ceci, je vous le dis, est libre dela peine, de l’affliction, et du désespoir.

« Là où il n’y a pas la passion pour le nutriment ducontact…

« Là où il n’y a pas la passion pour le nutriment de l’intentionintellectuelle…

« Là où il n’y a pas la passion pour le nutriment de laconscience, là où il n’y a pas le délice, pas le désir ardent,alors la conscience ne se pose pas ou n’augmente pas. Là où laconscience ne se pose pas ou n’augmente pas, il n’y a pas ladescente du nom-et-forme. Là où il n’y a pas la descente dunom-et-forme, il n’y a pas la croissance des fabrications. Là où iln’y a pas la croissance des fabrications, il n’y a pas laproduction d’un devenir renouvelé à venir. Là où il n’y a pas laproduction d’un devenir renouvelé à venir, il n’y a pas naissance,vieillissement, et mort à venir. Ceci, je vous le dis, est libre dela peine, de l’affliction, et du désespoir.

« Tout comme s’il y avait une maison ou un hall couvert avec untoit avec des fenêtres au nord, au sud, ou à l’est. Lorsque lesoleil se lève, et qu’un rayon entre par la fenêtre, où sepose-t-il ? »

« Sur le mur ouest, seigneur. »

« Et s’il n’y a pas de mur ouest, où se pose-t-il ? »

« Sur le sol, seigneur. »

« Et s’il n’y a pas de sol, où se pose-t-il ? »

« Sur l’eau, seigneur. »

« Et s’il n’y a pas d’eau, où se pose-t-il ? »

« Il ne se pose pas, seigneur. »

« De la même manière, là où il n’y a pas la passion pour lenutriment de la nourriture physique… du contact… de l’intentionintellectuelle… de la conscience, là où il n’y a pas le délice, pasle désir ardent, alors la conscience ne se pose pas ou n’augmentepas. Là où la conscience ne se pose pas ou n’augmente pas, il n’y apas la descente du nom-et-forme. Là où il n’y a pas la descente dunom-et-forme, il n’y a pas la croissance des fabrications. Là où iln’y a pas la croissance des fabrications, il n’y a pas laproduction d’un devenir renouvelé à venir. Là où il n’y a pas laproduction d’un devenir renouvelé à venir, il n’y a pas naissance,vieillissement, et mort à venir. Ceci, je vous le dis, est libre dela peine, de l’affliction, et du désespoir. »

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