Près de Sāvatthī… « Moines, le Tathāgata – Celui-qui-est-digne,Celui-qui-s’est-justement-éveillé-par-lui-même, qui, grâce audésenchantement vis-à-vis de la forme, grâce à la dépassion, grâceà la cessation, grâce à l’absence d’agrippement [vis-à-vis de la forme] est affranchi – on dit de luiqu’il est ‘justement éveillé par lui-même.’ Et un moine qui estaffranchi par le discernement – qui, grâce au désenchantementvis-à-vis de la forme, grâce à la dépassion, grâce à la cessationgrâce à l’absence d’agrippement [pour laforme] est affranchi – on dit de lui qu’il est ‘affranchipar le discernement.’
« Le Tathāgata – Celui-qui-est-digne,Celui-qui-s’est-justement-éveillé-par-lui-même, qui, grâce audésenchantement vis-à-vis de la sensation… de la perception... dela fabrication, grâce à la dépassion, grâce à la cessation, grâce àl’absence d’agrippement [vis-à-vis de lasensation… la perception… la fabrication] est affranchi – ondit de lui qu’il est ‘justement éveillé par lui-même.’ Et un moinequi est affranchi par le discernement – qui, grâce audésenchantement vis-à-vis de la sensation… de la perception… de lafabrication, grâce à la dépassion, grâce à la cessation, grâce àl’absence d’agrippement [pour la sensation… laperception… la fabrication] est affranchi – on dit de luiqu’il est ‘affranchi par le discernement.’
« Le Tathāgata – Celui-qui-est-digne,Celui-qui-s’est-justement-éveillé-par-lui-même, qui, grâce audésenchantement vis-à-vis de la conscience, grâce à la dépassion,grâce à la cessation, grâce à l’absence d’agrippement [vis-à-vis de la conscience] est affranchi – on dit delui qu’il est ‘justement éveillé par lui-même.’ Et un moine qui estaffranchi par le discernement – qui, grâce au désenchantementvis-à-vis de la conscience, grâce à la dépassion, grâce à lacessation, grâce à l’absence d’agrippement [vis-à-vis de la conscience] est affranchi – on dit delui qu’il est ‘affranchi par le discernement.’
« Donc, quelle différence, quelle distinction, quel facteurdistinctif y a-t-il entre celui qui est justement éveillé parlui-même et un moine qui est affranchi par le discernement ? »
« Seigneur, pour nous, les enseignements ont le Béni pourracine, guide, et arbitre. Ce serait une bonne chose si le Bénilui-même développait la signification de cette déclaration. L’ayantentendue du Béni, les moines s’en souviendront. »
« Dans ce cas, moines, écoutez et faites bien attention. Je vaisparler. »
« Oui, seigneur, » lui répondirent les moines.
Le Béni dit : « Le Tathāgata – Celui-qui-est-digne,Celui-qui-s’est-justement-éveillé-par-lui-même – est celui quirévèle la Voie [qui auparavant] était nonrévélée, qui engendre la Voie [quiauparavant] était non engendrée, qui montre la Voie[qui auparavant] était non montrée. Ilconnaît la Voie, est un expert de la Voie, est un connaisseur de laVoie, et ses disciples suivent la Voie, et plus tard ilss’approprieront la Voie après lui.
« C’est là la différence, la distinction, le facteur distinctifentre celui qui est justement éveillé par lui-même et un moine quiest affranchi par le discernement. »
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