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Un Fleuve

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10. Fleurs

Un Fleuve

A Sāvatthī.

« Supposez, moines et nonnes, qu’il y ait un fleuve de montagne au courant rapide, allant loin, et emportant tout sur son passage. Si des cannes à sucre sauvages, des herbes de Kusa, des roseaux, des vétivers, ou des arbres poussaient sur les deux rives, ils surplomberaient le fleuve. Et si une personne qui était emportée par le courant s’aggripait aux cannes à sucre sauvages, aux herbes de Kusa, aux roseaux, aux vétivers, ou aux arbres, ils s’effondreraient, et seraient détruits à cause de cela.

De la même façon, une personne ordinaire non-instruite n’a pas vu les personnes nobles, et n’est ni habile ni entraîné dans l’enseignement des personnes nobles. Ils n’ont pas vu de vraies personnes, et ne sont ni habiles ni entraînés dans l’enseignement des vraies personnes.

Ils considèrent la forme comme soi, soi comme ayant une forme, la forme dans soi, ou soi dans la forme.

Mais leur forme s’effondre,

et ils sont détruits à cause de cela.

Ils considèrent les sensations…

les perceptions…

les choix…

la conscience comme soi, soi comme ayant une conscience, la conscience dans soi, ou soi dans la conscience.

Mais leur conscience s’effondre,

et ils sont détruits à cause de cela.

Que pensez-vous, moines et nonnes ?

La forme est permanente ou impermanente ? »

« Impermanente, sire. »

« Les sensations sont…

les perceptions…

les choix…

la conscience est permanente ou impermanente ? »

« Impermanente, sire. »

« Alors vous devriez vraiment voir…

Voyant ceci…

Ils comprennent : ‘… il n’y a plus rien pour cet endroit.’ »

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