Près de Sāvatthī. Là, le Béni dit : « Moines, développez-voussati de l’inspiration et de l’expiration ? »
Lorsqu’il eut dit ceci, le vénérable Ariṭṭha répondit au Béni :« Je développe sati de l’inspiration et de l’expiration,seigneur. »
« Mais comment développes-tu sati de l’inspiration et del’expiration, Ariṭṭha ? »
« Seigneur, ayant abandonné le désir sensuel pour les plaisirssensuels passés, m’étant débarrassé du désir sensuel pour lesplaisirs sensuels futurs, et ayant totalement subjugué lesperceptions de résistance en ce qui concerne les événementsinternes et externes, j’inspire avec sati et j’expire avecsati. »
« Ariṭṭha, il y a ce sati de l’inspiration et de l’expiration.Je ne dis pas qu’il n’existe pas. Mais pour ce qui est de la façondont on peut amener sati de l’inspiration et de l’expiration endétail à son summum, écoute et fais bien attention. Je vaisparler. »
« Oui, seigneur, » répondit le vénérable Ariṭṭha au Béni.
Le Béni dit : « Et comment, Ariṭṭha, amène-t-on sati del’inspiration et de l’expiration en détail à son summum ?
« Il y a le cas où un moine, étant allé dans un lieu sauvage, àl’ombre d’un arbre, ou dans une construction vide, s’assied lesjambes croisées, maintenant son corps droit et mettant sati aupremier plan. Continuellement avec sati, il inspire ; avec sati, ilexpire.
« [1] Quand il inspire de façon longue,il sait : ‘J’inspire de façon longue’ ; ou quand il expire de façonlongue, il sait : ‘J’expire de façon longue.’ [2] Ou quand il inspire de façon courte, il sait :‘J’inspire de façon courte’ ; ou quand il expire de façon courte,il sait : ‘J’expire de façon courte.’ [3]Il s’entraîne : ‘J’inspirerai, sensible au corps tout entier.’ Ils’entraîne : ‘J’expirerai, sensible au corps tout entier.’[4] Il s’entraîne : ‘J’inspirerai, calmantla fabrication corporelle.’ Il s’entraîne : ‘J’expirerai, calmantla fabrication corporelle.’
« [5] Il s’entraîne : ‘J’inspirerai,sensible au ravissement’. Il s’entraîne : ‘J’expirerai, sensible auravissement.’ [6] Il s’entraîne :‘J’inspirerai, sensible au plaisir’. Il s’entraîne : ‘J’expirerai,sensible au plaisir.’ [7] Il s’entraîne :‘J’inspirerai, sensible à la fabrication mentale.’ Il s’entraîne :‘J’expirerai, sensible à la fabrication mentale.’ [8] Il s’entraîne : ‘J’inspirerai, calmant lafabrication mentale.’ Il s’entraîne : ‘J’expirerai, calmant lafabrication mentale.’
« [9] Il s’entraîne : ‘J’inspirerai,sensible à l’esprit.’ Il s’entraîne : ‘J’expirerai, sensible àl’esprit.’ [10] Il s’entraîne :‘J’inspirerai, satisfaisant l’esprit.’ Il s’entraîne :‘J’expirerai, satisfaisant l’esprit.’ [11]Il s’entraîne : ‘J’inspirerai, stabilisant l’esprit.’ Ils’entraîne : ‘J’expirerai, stabilisant l’esprit.’ [12] Il s’entraîne : ‘J’inspirerai, affranchissantl’esprit.’ Il s’entraîne : ‘J’expirerai, affranchissantl’esprit.’
« [13] Il s’entraîne : ‘J’inspirerai,me focalisant sur l’inconstance.’ Il s’entraîne : ‘J’expirerai, mefocalisant sur l’inconstance.’ [14] Ils’entraîne : ‘J’inspirerai, me focalisant sur la dépassion.’ Ils’entraîne : ‘J’expirerai, me focalisant sur la dépassion.’[15] Il s’entraîne : ‘J’inspirerai, mefocalisant sur la cessation.’ Il s’entraîne : ‘J’expirerai, mefocalisant sur la cessation.’ [16] Ils’entraîne : ‘J’inspirerai, me focalisant sur l’abandon.’ Ils’entraîne : ‘J’expirerai, me focalisant sur l’abandon.’
« Ariṭṭha, voilà la façon dont on amène sati de l’inspiration etde l’expiration en détail à son summum. »
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