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Traductions [17]

Le grand océan

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6. Compréhension

Le grand océan

« Imaginez, mendiants, que l’eau du grand océan s’épuise et soit complètement consommée, sauf deux ou trois gouttes d’eau.

Qu’en pensez-vous, mendiants,

quel est le plus grand : l’eau du grand océan qui s’est épuisée et a été complètement consommée, ou les deux ou trois gouttes d’eau qui restent ?

— Bhanté, c’est l’eau du grand océan qui s’est épuisée et a été complètement consommée qui est la plus grande, tandis que les deux ou trois gouttes d’eau qui restent sont minimes.

Comparées à l’eau du grand océan qui s’est épuisée et a été complètement consommée, les deux ou trois gouttes d’eau qui restent sont incalculable(ment plus petites), elles ne sont pas comparables, elles n’en représentent pas une fraction.

— De la même manière, mendiants, le mal-être qu’un noble disciple accompli en vue (correcte) et ayant pleinement compris a épuisé et consommé est le plus grand, tandis que ce qui reste est minime. Comparé à l’accumulation précédente de mal-être qui a été épuisée et consommée, c’est incalculable(ment plus petit), ça n’est pas comparable, ça n’en représente pas une fraction, puisque celui qui discerne, tel que c’est réellement : “Voici le mal-être”, qui discerne, tel que c’est réellement : “Voici l’origine du mal-être”, qui discerne, tel que c’est réellement : “Voici la cessation du mal-être”, qui discerne, tel que c’est réellement : “Voici la voie menant à la cessation du mal-être” n’a au maximum que sept vies (à vivre).

C’est pourquoi, mendiants, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici le mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici l’origine du mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici la cessation du mal-être”, le travail (de contemplation) est à faire : “Voici la voie menant à la cessation du mal-être”. »

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