En une occasion, le Béni séjournait près de Rājagaha, dans laForêt de bambous, là où se nourrissent les écureuils. Là,Moḷiyasivaka l’errant alla auprès du Béni et, étant arrivé,échangea des salutations courtoises avec lui. Après un échange desalutations amicales et de courtoisies, il s’assit sur un côté.Alors qu’il était assis là, il dit au Béni : « Maître Gotama, il ya des contemplatifs et des brahmanes qui entretiennent cettedoctrine, cette vue : ‘Quoi que ressente un individu – plaisir,douleur, ni plaisir ni douleur – cela est entièrement provoqué parce qui a été fait auparavant.’ Qu’est-ce que maître Gotama dit à cesujet ? »
« Il y a des cas où certaines sensations apparaissent, fondéessur la bile. Toi-même, tu devrais savoir comment certainessensations apparaissent, fondées sur la bile. Même le monde agréequant à la façon dont certaines sensations apparaissent, fondéessur la bile. Donc, tout contemplatif et brahmane qui entretient ladoctrine et vue selon laquelle tout ce qu’un individu ressent –plaisir, douleur, ni plaisir ni douleur – est entièrement provoquépar ce qui a été fait auparavant, va au-delà de ce que lui-mêmesait, va au-delà de ce sur quoi le monde agrée. En conséquence, jedis que ces contemplatifs et brahmanes se trompent.
« Il y a des cas où certaines sensations apparaissent, fondéessur les mucosités, fondées sur les vents internes, fondées sur unecombinaison d’humeurs corporelles, en raison du changement desaison, en raison de soins du corps irréguliers, en raison d’untraitement dur, en raison du résultat du kamma. Toi-même, tudevrais savoir comment certaines sensations apparaissent en raisondu résultat du kamma. Même le monde agrée quant à la façon dontcertaines sensations apparaissent en raison du résultat du kamma.Donc, tout contemplatif et brahmane qui entretient la doctrine etvue selon laquelle tout ce qu’un individu ressent – plaisir,douleur, ni plaisir ni douleur – est entièrement provoqué par cequi a été fait auparavant, va au-delà de ce que lui-même sait, vaau-delà de ce sur quoi le monde agrée. En conséquence, je dis queces contemplatifs et brahmanes se trompent. »
Lorsque le Béni eut dit ceci, Moḷiyasivaka l’errant dit auBéni : « Magnifique, seigneur ! Magnifique ! Tout comme si l’onremettait à l’endroit ce qui était retourné, que l’on révélait cequi était caché, que l’on montrait le chemin à celui qui est égaré,ou que l’on plaçait une lampe dans l’obscurité afin que ceux quiont des yeux puissent voir les formes ; de la même manière le Bénia – à travers plusieurs raisonnements – rendu le Dhamma clair. Jevais prendre refuge auprès du Béni, du Dhamma, et du Saṅgha desmoines. Puisse le Béni se souvenir de moi comme d’un disciple laïcqui est allé prendre refuge à compter de ce jour, pour lavie. »
« La bile, les mucosités, le vent,
une combinaison [des trois],
la saison, un traitement dur, irrégulier,
et à travers le résultat du kamma
comme le huitième. »
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