En cette occasion, Citta le maître de foyer était souffrant,dans la douleur, gravement malade. Alors un grand nombre de devatāsdes jardins, de devatā des forêts, de devatā des arbres, et dedevatā habitant les herbes médicinales, les herbes, et les géantsde la forêt se rassemblèrent [auprès delui] et lui dirent : « Faites un souhait, maître de foyer :‘Dans le futur, puissè-je devenir un roi, un monarque qui faittourner la roue !’ »
Lorsqu’ils eurent dit ceci, Citta le maître de foyer dit auxdevatās des jardins, aux devatās des forêts, aux devatās desarbres, et aux devatās habitant les herbes médicinales, les herbes,et les géants de la forêt : « Même cela est inconstant, même celaest impermanent ; on doit abandonner même cela quand on part. »
Lorsqu’il eut dit ceci, les amis et compagnons de Citta lemaître de foyer, ses proches et parents, lui dirent : « Stabilisezvotre sati, maître. Ne divaguez pas. »
« Que vous ai-je dit pour que vous me disiez : ‘Stabilisez votresati, maître. Ne divaguez pas.’ ? »
« Vous avez dit : ‘Même cela est inconstant, même cela estimpermanent ; on doit abandonner même cela quand on part.’ »
« C’était parce que des devatās des jardins, des devatās desforêts, des devatās des arbres, et des devatās habitant les herbesmédicinales, les herbes, et les géants de la forêt s’étaientrassemblés [auprès de moi] et m’ont dit :‘Faites un souhait, maître de foyer : « Dans le futur, puissè-jedevenir un roi, un monarque qui fait tourner la roue !’ » Et jeleur ai dit : ‘Même cela est inconstant, même cela estimpermanent ; on doit abandonner même cela quand on part.’ »
« Mais quelle raison ces devatās des jardins, ces devatās desforêts, ces devatās des arbres, et ces devatā habitant les herbesmédicinales, les herbes, et les géants de la forêt voient-ils pourqu’ils vous disent : ‘Faites un souhait, maître de foyer : « Dansle futur, puissè-je devenir un roi, un monarque qui fait tourner laroue »’ ! »
« La pensée suivante leur est venue à l’esprit : ‘Ce Citta lemaître de foyer est vertueux, d’un caractère admirable. S’ilsouhaitait : « Dans le futur, puissè-je devenir un roi, un monarquequi fait tourner la roue ! » – alors, étant donné qu’il estvertueux, son souhait serait exaucé grâce à la pureté de sa vertu.En tant que personne juste, il exercerait un pouvoir juste.’ Voyantcette raison, ils se sont rassemblés et ont dit : ‘Faites unsouhait, maître de foyer : « Dans le futur, puissè-je devenir unroi, un monarque qui fait tourner la roue ! »’ Et je leur ai dit :‘Même cela est inconstant, même cela est impermanent ; on doitabandonner même cela quand on part.’ »
« Dans ce cas, maître, instruisez-nous aussi. »
« Vous devriez vous entraîner [ainsi] :‘Nous posséderons une confiance qui a été vérifiée dans leBouddha : « En vérité, le Béni est digne et justement éveillé parlui-même, consommé en connaissance et en conduite, bien-allé, unexpert en ce qui concerne le monde, insurpassé en tantqu’entraîneur de ceux qui peuvent être domptés, le maître des devaset des êtres humains, éveillé, béni. »
« ‘Nous posséderons une confiance qui a été vérifiée dans leDhamma : « Le Dhamma est bien exposé par le Béni, à voirici-et-maintenant, intemporel, invitant à la vérification,pertinent, à réaliser par les sages par eux-mêmes. »
« ‘Nous posséderons une confiance qui a été vérifiée dans leSaṅgha : « Le Saṅgha des disciples du Béni qui ont bien pratiqué,qui ont pratiqué avec rectitude, qui ont pratiqué méthodiquement,qui ont pratiqué magistralement – en d’autres termes, les quatretypes de Nobles disciples quand ils sont pris par paires, les huitquand ils sont pris par types individuels – ils sont le Saṅgha desdisciples du Béni : dignes de dons, dignes d’hospitalité, dignesd’offrandes, dignes de respect, le champ de mérite incomparablepour le monde. »
« ‘Quoi qu’il y ait dans notre famille que l’on puisse donner,cela sera partagé entièrement et sans réserve avec les personnesvertueuses qui sont d’un caractère admirable.’ C’est ainsi que vousdevriez vous entraîner. »
Puis, ayant enjoint ses amis et compagnons, ses proches etparents, à placer leur confiance dans le Bouddha, le Dhamma, et leSaṅgha ; les ayant exhortés à pratiquer la générosité, Citta lemaître de foyer mourut.
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